Aujourd´hui, la naturopathie est en vogue… Mais
qu´est-ce que la naturopathie exactement ?
La naturopathie
fait partie de ce que l´on appelle les médecines douces. Ce n´est pas à
proprement parler une technique simple sur laquelle on pourrait se reposer pour
établir une méthodologie. En fait, c´est un ensemble de connaissances qui,
rassemblées, permettent à l´organisme de se régénérer grâce à des méthodes
naturelles et spirituelles.
Les fondements de
la naturopathie sont extrêmement simples. Il s'agit avant tout d´utiliser les
ressources de la nature et celles que chaque être humain possède pour se
soigner et prévenir les maladies.
Contrairement à
la médecine allopathique (la médecine « normale » telle
qu´elle est pratiquée dans les pays occidentaux) qui traite uniquement les
symptômes, la naturopathie vise à trouver et traiter la cause de la maladie.
L'objectif
principal est d´être en bonne santé physique, spirituelle et psychique. Et pour
y parvenir, il faut utiliser des moyens naturels, comme une alimentation
équilibrée et une bonne hygiène de vie.
Pour cela, la naturopathie s´appuie sur des techniques tant anciennes que
récentes comme la diététique, l´aromathérapie, la phytothérapie, la
sophrologie, le yoga, la relaxation, l´hypnose, les massages, le shiatsu… En
effet, un traitement à base d´infusions, d´exercices physiques, d´autohypnose ou
bien un simple jeûne, peut vous permettre de retrouver un renouveau de santé.
En résumé, la
naturopathie s´intéresse avant tout à la santé des patients et non pas à
ses maladies. Son but premier est de rééquilibrer le fonctionnement de
l´organisme par des moyens naturels. C´est en fait une médecine qui préfère
prévenir que guérir.
Le rôle du naturopathe Le naturopathe a un rôle avant tout « accompagnateur ».
Son rôle est de faire prendre conscience à son patient qu´il doit agir lui-même
et non juste avaler quelques comprimés pour régler tous ses problèmes.
Beaucoup de gens passent leur vie à prendre des médicaments, à en changer quand
ils n´ont plus l´effet désiré. Ils vont voir leur médecin, expliquent leurs
symptômes. Celui-ci leur donne des comprimés. Mais lequel des deux essaie
vraiment de comprendre d´où vient le mal ? Aucun. Pour cela il est très
important que le patient et le naturopathe travaillent de concert. Ainsi, ils
pourront découvrir la cause du mal.
Le patient doit
se prendre en main. Il doit faire l´effort de modifier sa façon de voir la
maladie et la vie en général. Le patient doit participer à sa guérison.
Le naturopathe
est là pour guider son patient. Il agit plus comme un éducateur. Il apprend à
son patient tout ce qu´il faut savoir pour comprendre son corps et son
fonctionnement. Comment le garder en bonne santé. Comment le préserver. En
l´aidant à avoir une hygiène de vie meilleure.
Mais le
naturopathe peut aussi accompagner les personnes le souhaitant dans leur
développement personnel. En effet, selon le potentiel de chaque individu, il pourra
l´aiguiller sur des remèdes plutôt physiques comme la phytothérapie,
l'aromathérapie, les techniques respiratoires ou des solutions plus
spirituelles comme l´hypnose ou le yoga. Le naturopathe vit bien entendu selon
les enseignements qu´il prodigue…
Attention, le
naturopathe ne prétend pas remplacer votre médecin. Il ne délivre aucune
ordonnance.
D´ailleurs, le naturopathe ne vous fera jamais de diagnostic. Il vous fera un
bilan de vitalité et de terrain avant de vous aiguiller vers une solution en vous
proposant un programme personnel de santé (encore appelé programme d´hygiène
vitale individualisé).
En conclusion, le
rôle du naturopathe est d'aider les personnes qui viennent le voir à devenir
plus autonomes, à se prendre en main ; à devenir plus responsables et donc plus
libres de choisir ce qui est mieux pour elles. Pour en apprendre plus sur la
naturopathie, lisez cet ouvrage fortement recommandé: Naturopathie et
santé naturelle, Les Vérités Interdites
Là où se trouve la maladie se trouve le remède par Michel Mabit (France), VNU Spécialiste en Communication 07 mars 1998
BONN: «Là où se trouve la maladie se trouve le remède»: de ce constat est né en 1992, à Tarapoto en Haute-Amazonie péruvienne, le centre pilote TAKIWASI ( »la maison qui chante ») qui a pour but de rechercher une véritable alternative thérapeutique au grave problème de la toxicomanie en s’appuyant sur les connaissances ancestrales de la médecine traditionnelle amazonienne. Le département de San Martin où est installé le centre a pendant plus d’une quinzaine d’années produit d’énormes quantités de feuilles de coca destinées au trafic mondial de cocaïne. Une quantité substantielle de pâte base (étape intermédiaire entre la feuille de coca et la poudre de cocaïne) a alimenté le marché local et national, provoquant souvent dépendance et aussi nécessité de commercialiser la drogue chez des jeunes travaillant dans les champs de coca ou à la préparation et au transport de la drogue et régulièrement payés en «nature». Devenue un véritable fléau de santé publique au Pérou, facile à trouver et bon marché, cette drogue encore imbibée des produits chimiques servant à sa fabrication provoque une dépendance très rapide aux conséquences destructrices tant aux niveaux physique que psychologique.
TAKIWASI cherche donc une réponse à ce difficile problème dans les connaissances des guérisseurs d’Amazonie. La nature ici est généreuse et a mis à disposition des hommes des dizaines de milliers de plantes, beaucoup avec des vertus thérapeutiques. Depuis des millénaires, les guérisseurs des peuples amazoniens ont appris à utiliser les merveilleuses ressources de cet univers végétal. S’appuyant sur ce savoir ancestral, un protocole thérapeutique original combinant l’utilisation de la médecine amazonienne avec les apports des techniques modernes de psycho-thérapie a peu à peu été mis au point. Après une désintoxication de son corps à l’aide de plantes aux puissants effets purgatifs, le patient sera amené durant les neuf mois du traitement à explorer son univers intérieur et comprendre les causes de sa dépendance grâce à l’usage contrôlé par les guérisseurs de plantes psychoactives, à des isolements dans la forêt et à des diètes. Enfin, un accompagnement psychologique et des techniques modernes de traitement (ergothérapie, musicothérapie, relaxation, etc.) ainsi qu’une vie communautaire complètent le traitement. Les résultats semblent plutôt positifs et encourageants après cinq ans d’existence et quelque 240 patients traités.
Le mariage d’une médecine millénaire et des connaissances actuelles pour lutter contre un fléau moderne a rapidement séduit et intéressé nombre de spécialistes de plusieurs domaines (toxicomanie, psycho- et phytothérapie, botanique, anthropologie). Très vite, le centre a été submergé de demandes d’informations ou visites en provenance du monde entier. C’est dans ce contexte que je suis arrivé à TAKIWASI en juin 1994, ma connaissance du projet et du Pérou, alliée à 12 ans d’expérience de journaliste et communicateur et ma pratique de plusieurs langues me permettant de pourvoir le poste nouvellement créé de « responsable de la communication », répondant aux objectifs de TAKIWASI conçu comme un centre pilote destiné à inspirer la réalisation en d’autres pays d’un travail similaire. La revue semestrielle « Takiwasi » et la création d’un réseau latino-américain visaient à appuyer cette idée. Mon rôle consistait donc à prendre en charge ces domaines ainsi que la documentation.
Les démarches entreprises auprès du programme des VNU aboutirent en décembre 1995, le gouvernement français ayant accepté de financer mon poste. Ce soutien officiel de la part des Nations Unies signifiait une reconnaissance internationale de l’intérêt du travail entrepris, une aide morale importante tant à mon niveau que pour toute l’équipe, cependant qu’au niveau des autorités locales et nationales, la présence d’un VNU apportait un crédit de confiance non négligeable dans la validité du projet.
L’expérience fut enrichissante. La découverte du monde des guérisseurs et de leur incroyable savoir-faire, l’expérimentation en chair propre des effets curatifs puissants des plantes, le travail en équipe, le contact avec la nature compensaient les inévitables difficultés d’adaptation à tant de nouveautés : climat, alimentation, mode de vie, langue, relations, etc… Travailler en Amazonie n’est pas toujours de tout repos. La chaleur impose un rythme de vie plus lent et dans la mentalité amazonienne rendez-vous et horaires sont rarement respectés. Les rues en terre battue transformées en boue par les pluies tropicales rendent difficiles les déplacements. Les différences de fonctionnement entre français et péruviens obligent à de constantes remises en question. La petite taille de l’équipe oblige à des horaires de présence extensibles à l’infini. Enfin, il faut surmonter les multiples problèmes matériels: le courant très instable, aux coupures imprévisibles; l’humidité omniprésente qui abîme tout; les insectes qui dévorent le papier ou nichent dans les ordinateurs; les fournitures de bureau de piètre qualité et la difficulté constante de trouver des techniciens compétents. Le tout requiert une souplesse et une grande faculté d’adaptation à l’imprévisible qui s’acquièrent au fil du temps…
Malgré tout, le travail de responsable de la communication a bien avancé. La documentation (livres,vidéos, cassettes) fut classée et organisée; le volume de courrier et contacts notablement augmenté, des livres, revues, dépliants et une affiche publiés ; les bureaux organisés et équipés en matériel informatique, des séminaires organisés pour les visiteurs du monde entier, de nombreuses équipes de télé et journalistes reçues. Et malgré tous les problèmes techniques, le courrier électronique fut même installé en 1997, le premier dans la ville ! Deux reconnaissances notables ont couronné ces efforts. En 1996, TAKIWASI obtint plusieurs prix pour sa communication au concours international de la célèbre Fondation Nationale pour la Communication sur l’Alcoolisme et la Dépendance « Markie Awards » des Etats-Unis et a aussi été accepté comme exposant officiel de l’Exposition Universelle Hanovre 2000.
Au delà du travail proprement dit, l’autre enrichissement a été celui de la découverte du monde de la toxicomanie: les contacts quotidiens avec ces hommes aspirés pendant des années dans la spirale infernale de la drogue et ayant tout perdu pour assouvir leur dépen-dance. Comment oublier les promesses réitérées de ne plus jamais y toucher et les rechutes surprises après plusieurs mois d’efforts constants ? Comment oublier aussi les remerciements de ceux qui s’en sortent. Cette connaissance personnelle de la toxicomanie et du désespoir profond qu’elle incarne donne plus de force quand il s’agit d’apporter aux scolaires des informations sur les drogues. Un travail très important de prévention, demandant à être plus largement développé, était réalisé à Takiwasi auprès des écoles le requérant. Il serait trop long de relater ici les mille et une formes qu’a pu prendre au cours du temps ce travail. Dans une petite équipe, on est amené à aller au delà de son rôle officiel. Ainsi, ma pratique des massages a parfois permis de soulager les douleurs du corps et du coeur des patients !
En décembre 1997, mon contrat a pris fin. La satisfaction du devoir accompli, l’envie aussi d’apporter ma pierre ailleurs dans le monde m’ont incité à accepter la proposition du programme VNU de participer à un nouveau projet de prévention des drogues dans les Caraïbes. Nul doute que l’expérience acquise durant ces années au Pérou me sera utile en République Dominicaine.
Cinq ans après leur participation au programme “naturel” du docteur Dean Ornish, les malades cardiaques voient leurs vaisseaux en partie nettoyés, leur myocarde mieux oxygéné, leur capacité d’exercice augmentée, et leur tendance dépressive ou colérique fortement atténuée
La maladie coronarienne est la première cause de mortalité en France comme dans tous les pays développés, où l’on constate un fort encrassement des artères du cœur – souvent plus de 70 % – à partir de la cinquantaine. Le coût des maladies cardiaques est considérable pour la Sécurité sociale, qui doit faire face à la multiplication des pontages, angioplasties, médicaments et journées de réanimation. Surtout, ces traitements traditionnels ne sont efficaces qu’à court terme, car ils ne s’adressent pas à la cause principale de la maladie : l’oblitération progressive des artères coronaires et le manque d’oxygène du muscle cardiaque (le myocarde).
Aux Etats-Unis, depuis une vingtaine d’années, le docteur Dean Ornish, cardiologue et professeur à l’université de San Francisco, tente de faire reculer la maladie coronarienne grâce à un programme « naturel », qui relève du principe fondamental de la médecine complémentaire : « Apportez au corps ce dont il a besoin et cessez de l’empoisonner et il guérira souvent tout seul. » Pendant douze semaines, il demande à ses patients de s’identifier à une plante fragile qu’il faut réanimer et soigner. Les consignes :
- Arrêter de fumer. Complètement. - Manger des produits sains et réduire les graisses inutiles. - Faire de l’exercice physique (une heure trois fois par semaine). - Améliorer ses relations aux autres, notamment en participant à des groupes de parole. - Faire du yoga ou de la méditation pour retrouver le calme et la paix intérieure.
Quelques « évidences » qui, appliquées au quotidien, apportent des résultats plus probants que la plus sophistiquée des chirurgies ou des drogues. D’ailleurs, la méthode Ornish a été reconnue officiellement (1). Une étude a montré que sur plus de quatre cents patients « à haut risque », aucun n’a eu d’infarctus, et un seul a dû subir un pontage dans les trois ans qui ont suivi le programme (2). S’il existait un médicament capable de tenir une telle promesse, il n’aurait pas de prix ! Aux Etats-Unis, la Sécurité sociale et une grande mutuelle privée l’ont bien compris : elles mettent en place ce programme et le remboursent intégralement. Mais les médecins et l’industrie chirurgico-pharmaceutique américaine résistent toujours. On le comprend : en 1995, le commerce du pontage cardiaque représentait déjà plus de 22 milliards de dollars…
1- Gould, K.L. et al. (1995) in “Jama”, vol. 274. 2- Silberman, A. (2000) in “Front Health Serv Man”, vol 17.
Professeur de psychiatrie, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis.
David Servan-Schreiber Professeur de psychiatrie clinique, David Servan-Schreiber a fondé et dirigé un centre de médecine complémentaire à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Il est l’auteur de Guérir (Pocket 2005) et Anticancer (Robert Laffont (2007)