Hépatite C : efficacité similaire entre les deux traitements
Une étude clinique américaine a conclu à une
similitude dans l'efficacité médicamenteuse des deux traitements utilisés
contre l'hépatite C chronique
.
Selon cette étude, l'essai clinique mené avec 3.070 Américains adultes,
dans la quarantaine pour la plupart, montre que les deux thérapies
antivirales sont sans risque et offrent la meilleure approche pour
éviter une défaillance du foie, voire le décès du
malade.
« Les médecins et les malades disposent désormais de faits solides
pour comparer l'efficacité, la sûreté et les effets secondaires de ces
deux thérapies », explique le Dr Mark Sulkowski, directeur du centre
sur l'hépatite virale à la faculté de médecine Johns Hopkins à Baltimore
et l'un des principaux coauteurs de
l'étude. Les auteurs se
disent surpris de ne trouver « aucune différence majeure » entre
ces deux traitements dans leur capacité à supprimer la charge virale à un
niveau indétectable dans le
sang.
L'hépatite C est transmise par contact avec le sang ou d'autres fluides
du corps d'une personne infectée, lors de rapports sexuels, de partages
de seringue chez les toxicomanes ou d'utilisations partagées par exemple
d'une brosse à
dent.
Cette infection tue plus de 10.000 Américains chaque année. On estime que
quelque 180 millions de personnes sont infectées dans le monde dont
quatre millions aux Etats-Unis. L'hépatite C est la principale cause de défaillance
hépatique et de transplantation du
foie.
Ces deux traitements standard de 48 semaines — peg-interféron alfa-2b
(une protéine produite par le système immunitaire) combiné à la ribavirine
(un antiviral) ou peg-interféron alfa-2a avec de la ribavirine — ont
permis une guérison totale dans 39,8% et 40,9% des cas respectivement,
une différence statistique jugée insignifiante, précisent les
auteurs.
Les effets secondaires comme l'anémie, la fatigue, des maux de tête et la
dépression ont été communément observés chez les participants à cette
étude.
De 10 à 13% de ces patients ont cessé le traitement dans les deux cas en
raison des effets secondaires, des proportions « attendues avec ce type
de thérapies », relève le Dr
Sulkowski.
Les auteurs de cette recherche soulignent que les personnes commençant
l'un ou l'autre des traitements tôt ont des niveaux de guérison plus élevés.
La maladie peut
entraîner le cancer -L’hépatite virale C, l’ennemi juré du foie
Faute de vaccin
contre l’hépatite C, la prévention demeure le seul moyen de minimiser
cette infection. Il faut réapprendre à mieux «stériliser» ses espaces de soins
là ou le sang se trouve en contact avec les outils de travail. Ces
dernières années on a récensé dans 6 wilayas de l’Est près de 350 000
personnes contaminées par ce type de virus. A Constantine, des statistiques
avancent une moyenne de 10 nouveaux cas par mois à ajouter aux sujets qui sont
sous traitement. Contrairement aux autres types de l’hépatite qui ont leur
vaccin à l’image du «B», le virus «C» reste en quête d’une prévention et d’une
sensibilisation accrue afin de ne pas sévir…
L’hépatite
virale. C’est la
plus répandue en milieu hospitalier. En Algérie, elle constitue la première
cause de la cirrhose et du cancer du foie», nous a confié le professeur en
maladies infectieuses au niveau du CHU Benbadis M. Dalichaouche. «Cette infection
prend notamment origine en milieu de soins et aussi dans des cabinets de
chirurgie dentaire en raison de la présence du sang avec lequel elle est
liée.»
Autrement dit, expliquera le spécialiste, «elle est considérée comme une
infection nosocomiale». Par ailleurs, d’autres sources de contamination
par ce virus «se trouvent dans les centres de la dialyse. Le pourcentage des
personnes qui y sont atteintes avoisine les 40 à 60%». Alors qu’en Europe la prévalence
du C est élevée dans le milieu des toxicomanes. «L’infection passe souvent
inaperçue dans 80% des cas. C’est en présence d’un ictère que le médecin pousse
les bilans assez loin pour confirmer la présence du virus, notamment en se
référant aux taux élevés des transaminases. Le dépistage en sera
systématiquement demandé», explique le professeur. Tatouage et autres piercings
sont également des foyers de transmission. «La prévention reste le
seul moyen dès lors qu’il n’existe pas de vaccin, donc il faut apprendre
à réduire le risque», alerte Dalichaouche.
En matière de médication, notre interlocuteur nous fera part d’un «traitement
prodigué comme celui administré en Europe. A cet effet, la prise en charge du
sujet atteint est garantie depuis la confirmation de la maladie et son
admission au CHU. C’est une bithérapie que l’on dispense au malade,
PEG-Interférent. Il faut savoir que les médicaments reviennent trop chers. 144
millions de centimes sont déboursés pour une prescription annuelle par malade.
La prise en charge nécessite une année entrecoupée mensuellement par une
stricte surveillance médicale rapprochée à cause des effets secondaires du
traitement.» En dépit de la disponibilité des médicaments, très chers,
malheureusement, seuls 50% des infectés en sont guéris. Aujourd’hui, dira le
médecin, «à cause de cette non-efficacité, des recherches actuelles
portent sur de nouvelles molécules.» Toujours sur le plan le la prise en
charge, un autre problème et non des moindres oblige les sujets à rejoindre Batna
pour effectuer l’examen “PCR”, un dispositif qui fait défaut à Constantine et
dans plusieurs CHU du pays. «L’absence de ce moyen constitue un grand
obstacle pour le malade et pour les médecins. Ce test nous permet de confirmer
la présence ou non du virus après le traitement. La “PCR” qui donne “la
charge virale” est un examen onéreux. Il revient à 12 000 DA», dira
Dalichaouche et de préciser : «Ce test devrait être fait
obligatoirement trois fois durant les phases de soins et le 6ème mois après
l’achèvement du traitement. Ce qui explique la problématique financière à
laquelle sont confrontés les malades dont le budget est faible. Il n’empêche
que comparativement au traitement de 144 millions, le coût de ce test reste
acceptable pour les malades qui se débrouillent chacun à leur manière. Soit par
le biais du Croissant-Rouge algérien, soit par l’implication d’autres
bienfaisances.» La direction de l’hôpital a été saisie à maintes reprises sur
ce déficit. Mais force est de constater que sur le terrain peu de
choses se concrétisent, précise le professeur tout en saluant la «disponibilité
du traitement et des analyses». En matière de prévention sur la propagation de
l’hépatite virale C, «il faut surtout se mettre à l’esprit qu’elle est
liée au sang. Ainsi, l’évaluation des actions préventives s’imposent à plus
d’un titre une fois les services hospitaliers sont tous dotés en kits
à usage unique. Evidemment, cela demande beaucoup de moyens». Par
ailleurs, notre interlocuteur déplore l’attitude de certains médecins, dentistes
et autres chirurgiens qui «s’abstiennent» de prendre en charge un malade
atteint de l’hépatite C. Une attitude qui ne fait qu’aggraver la propagation de
cette infection, car le patient, dira Dalichaouche, finira par «cacher» sa maladie
à lacorporation médicale chez qui il
reçoit d’autres soins.
L’absence de
consultation périodique favorise l’apparition des hépatites -Une grande partie
de la population ignore cette maladie
Madani
Azzeddine
L’hépatite est une maladie qui touche le foie. Elle provoque son inflammation
et entraîne une destruction plus ou moins importante des hépatocytes, qui sont
ses principales cellules.
Selon les différentes définitions, le foie, qui est la cible de cette maladie,
est un organe vital situé dans la partie haute et à droite de l’abdomen, sous
les côtes.C’est, là, que se déroulent plus de 4 000 réactions chimiques
aboutissant à la synthèse des protéines et des molécules essentielles,
l’équilibre glucidique via la synthèse du glycogène, et la synthèse de la bile
qui est nécessaire pour une bonne absorption de la graisse. En plus d’autres
tâches, le foie assure la filtration et la transformation de nombreuses
substances avant leur passage dans la circulation générale. Il récupère les
nutriments absorbés par les intestins et les transforme en énergie utilisable
par les cellules de l’organisme.Le foie, rappelons-le, pèse entre 1 400 et 1 600 grammes et, à
tout moment, contient environ 10% du sang de l’organisme. Il pompe environ 2 016 litres par jour,
soit 1,4 litre
à la minute. Il représente, selon les scientifiques, un centre de
transformation, une station d’épuration, une usine de fabrication et un centre
de régulation. Il existe des hépatites dites virales et d’autres non virales
qui touchent le foie. La transmission de ces types de maladie est variée ; elle
peut se faire sous plusieurs formes, soit dans la vie quotidienne en absence
d’hygiène ou dans le milieu hospitalier, lors d’un rapport sexuel, ou lors de
la prise de drogue ainsi que dans d’autres cas encore. Le seul moyen de faire
face à cette maladie silencieuse est de faire le test de dépistage qui se fait
sur une simple prise de sang. Pour soigner cette maladie, des traitements
antiviraux et autres sont prescrits par le médecin traitant selon la nature de
l’hépatite. Au niveau de la wilaya de Aïn Defla, peu de citoyens ont des
informations sur cette maladie dangereuse et sur ses modes de contamination.
Certains qu’on avait interrogés reconnaissent directement leur ignorance totale
des types d’hépatite et de leurs conséquences sur le corps humain. L’absence de
sensibilisation et d’association spécialisée dans ce type de maladie demeure à
l’origine de sa propagation rapide parmi la société d’autant que de nombreuses
personnes ne la découvrent que tardivement. En plus, l’absence d’une culture de
consultation périodique chez la plupart des personnes favorise également son
apparition et sa propagation par contamination. Selon certains médecins de
cette wilaya, il y a peu de citoyens qui se sont habitués à effectuer périodiquement
un bilan général pour contrecarrer l’apparition de ce genre de maladie, parfois
difficile à soigner. Notons que le rôle des associations spécialisées a été
dans plusieurs endroits du monde primordial pour la lutte contre ce genre de
maladie qui se développe dans certains cas sans manifestations apparentes et
cause des dégâts importants au bout de quelques années.
Hépatites C : 3%
de la population mondiale serait infectée
18-11-2008
Pathologie
sexuellement transmissible la plus répandue et la plus meurtrière sur la
planète, l’hépatite B sévit 2 milliards d’individus dans le monde.
Actuellement, on estime qu’environ 350 millions de personnes atteintes
d’hépatite B chronique. Cette maladie qui est à l’origine de 2 millions de
décès par ans, représente la deuxième cause de cancer après le tabac. Ces
chiffres effrayants peuvent être évités par la vaccination systématique
des nouveau-nés. Pour tenter de luter contre ce mal qui ronge une grande partie
de la population mondiale, environ 116 pays à travers le monde dont l’Algérie, la Tunisie, le Maroc et la France ont intégré sur la
liste des vaccinations le vaccin contre l’hépatite B, ce dernier qui reste
malheureusement hors de portée des pays pauvres où le virus est le plus
présent. Un autre virus inquiète encore plus les autorités de santé c’est
l’hépatite C, une maladie qui évolue de façon silencieuse pendant des années
avant de s’exprimer sous forme de cirrhose ou de cancer du foie. Selon les
estimations de l’OMS, 3% de la population mondiale serait infectée par ce
virus. 70% des personnes contaminées développeront une hépatite chronique
et seront susceptible d’infecter leurs proches. Le virus de l’hépatite C se
transmet principalement par voie sanguine. Jusqu’aux années 90, il s’est
propagé par les dons de sang, mais ce problème semble aujourd’hui réglé. En
revanche il faut être extrêmement vigilant sur certaines pratiques à haut
risque tels que l’utilisation des seringues à usage multiple, mauvaise
stérilisation de matériel d’endoscopie ou de chirurgie (soins dentaires,
circoncision…), pratique de tatouage ou du piercing avec du matériel non
jetable. En Algérie, selon des sources hospitalières pas moins de
2.15 % d’algériens contractent l’hépatite B et 2.5 % l’hépatite C.
1,5 MILLION D'ALGERIENS PORTEURS DU VIRUS : ALERTE à
L'HEPATITE
par B MOKHTARIA
Propagation inquiétante de
l’hépatite C dans toutes les régions du pays. Cette maladie virale qui
commence, selon les spécialistes, à devenir endémique à l’est du pays, représente
50% des hospitalisations dans les services de gastro-entérologie. Les porteurs
du virus de l’hépatite en Algérie sont estimés à 1,5 million et la
contamination est à l’origine de 70 à 90% des cas.
Face à cette situation, dénonce l’association algérienne d’aide aux porteurs
de l’hépatite virale « SOS hépatites », les moyens de lutte et de prévention
sont inexistants et le comité national de lutte contre les hépatites qui a été
installé depuis deux ans n’est toujours pas opérationnel. Ce qui risque d’avoir
des conséquences graves sur la santé publique. Selon la secrétaire générale de
cette association, citée par l’APS, 2,5% de la population en Algérie sont
porteurs du virus B et 2,7% de l’hépatite, infection qui représente 30% des
activités de consultations médicales.
L’évolution de cette pathologie risque d’être plus dramatique si la prise en
charge des malades n’est pas appropriée. La secrétaire générale de
l’association révèle que malgré les efforts déployés dans ce domaine, la
majorité des médecins ignorent la conduite à tenir devant un malade atteint de
l’hépatite B. Une situation qui incombe, explique la même responsable, au
manque de formation et de stages de perfectionnement. L’absence de suivi ou
d’éducation thérapeutique qui peut réduire les risques d’infections et de
complications, de prise en charge psychologique, malgré son importance dans le
sens où elle aide à juguler les effets secondaires du traitement et le manque
de moyens notamment la stérilisation en milieu hospitalier et chez les chirurgiens-dentistes
constituent aussi un problème qui contrarie la réussite du traitement. Certains
malades fragilisés arrivent même au stade de la dépression, a souligné la
représentante de l’association.
Une enveloppe de 3,5 milliards de dinars a été consacrée en 2008 à la lutte
contre l’hépatite, contre 3 milliards en 2007. Parmi les mesures prises par les
autorités compétentes, l’on cite la création, en 2005, de la commission
nationale de lutte contre l’hépatite B et C. Cette commission a été chargée de
la mise en place d’un plan national (2005-2009) dont l’objectif premier serait
la résorption du taux de prévalence de cette maladie, ainsi que la prise en
charge qualitative des personnes atteintes, notamment par le contrôle
épidémiologique et le classement de l’hépatite B et C parmi les maladies devant
être obligatoirement déclarées au réseau intranet du ministère de la Santé, en sus de la
création, dans les laboratoires de dépistage, de fichiers relatifs à l’hépatite
B et C. La vaccination contre l’hépatite a aussi été intégrée depuis 2003 dans
le livret médical de l’enfant. Une démarche qui a été élargie aux catégories
sujettes à cette maladie, tels les détenus. 19 annexes de l’Institut Pasteur
ont été créées à Alger pour le dépistage de cette pathologie.
San Francisco : 59ème Forum américain d’hépatologie Les nouveautés thérapeutiques pour l’hépatite en débat
De notre envoyée spéciale à San Francisco Amel Bouakba
L’Association américaine pour l’étude du foie, la AASLD (American Association for the Study of Liver Diseases) organise son 59ème Forum annuel, à San Francisco, avec la participation d’un nombre important d’experts dans le domaine de l’hépatologie venus des quatre coins de la planète. Une délégation d’une douzaine de médecins algériens, des spécialistes en hépatologie représentant les différentes régions du pays ont pris part à cette manifestation scientifique d’envergure. Différentes journées de formation et des symposiums sont ainsi organisés au cours de ce forum, à l’image de celui initié par les laboratoires Roche qui a regroupé des sommités dans l’hépatologie venus dévoiler leurs études et recherches dans le domaine. Il s’agit notamment des professeurs Robert Perillo de Baylor University Medical Center à Dallas, de Mickael Manns du Medical School of Hannover, en Allemagne, de Joseph Sung du Chinese University of Hong Kong, de Patrick Marcellin, University of Paris Hôpital Beaujon, Clichy, en France et de Norah Terrault de Universiy of California de San Francisco. Selon le professeur Patrick Marcellin, ce congrès américain est un rendez-vous incontournable. Selon lui, «il y a eu, d’une part, beaucoup de travaux sur les nouveaux médicaments qui sont les médicaments de demain avec les triples thérapies pour le traitement de l’hépatite C et, d’autre part, de nouveaux médicaments pour l’hépatite B avec des taux de succès proches de 100%, de quoi donner de bonnes nouvelles aux malades». Ce professeur insiste longuement sur les actions de prévention pour lutter contre les hépatites : «Il faut continuer la prévention, notamment par le vaccin pour l’hépatite B qui est très efficace. Il y a déjà beaucoup de progrès dans ce domaine», dit-il, tout en évoquant l’intérêt d’élargir le dépistage car il permet d’identifier les malades à un stade précoce pour les traiter avec de meilleurs taux de guérison. Selon lui, «il y a plusieurs actions de prévention qui doivent être menées en parallèle, ce sont des mesures complémentaires qui permettent de faire face à ces pathologies graves. Ainsi, il est primordial, en plus du dépistage, de développer la prévention avec le vaccin pour l’hépatite B, mais aussi la prévention des infections nosocomiales et de tous les risques de transmission. En même temps, il faut assurer une meilleure prise en charge des personnes déjà atteintes. Toutes ces actions sont complémentaires», précise encore le professeur Patrick Marcellin.
Il faut savoir qu’une hépatite B ou C passe inaperçue pour la grande majorité des cas, sinon elle se manifeste par une fatigue, la jaunisse, la perte d’appétit, des douleurs articulaires C’est pourquoi il est important d’identifier les personnes porteuses chroniques du virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C. La plupart d’entre elles ne présentent aucun symptôme pendant des années, alors que le virus continue à se multiplier et à induire des lésions dans le foie jusqu’à un stade de complications parfois graves qui se manifesteront tardivement. Par un dépistage, on peut détecter très tôt la maladie pour la traiter à un stade précoce, augmentant ainsi les chances de guérison ou de sa stabilisation. Le dépistage permet de guérir plus de malades mais aussi d’éviter d’autres contaminations. Le dépistage s’effectue par une prise de sang, avec recherche de l’antigène HBs pour l’hépatite B et d’anticorps anti-VHC pour l’hépatite C.