Une étude révèle l'efficacité d'une bonne hygiène contre les virus respiratoires
Une étude publiée en ligne mercredi par le British Medical Journal a fait ressortir l'efficacité d'une bonne hygiène pour limiter la propagation des virus respiratoires, ont rapporté mardi des agences de presse. Des chercheurs, dirigés par Tom Jefferson, membre de la « collaboration Cochrane » (un centre d'informations indépendant sur la santé) pour les infections respiratoires aiguës à Rome, ont passé au crible une soixantaine d'études scientifiques s'intéressant aux « mesures physiques » prises pour interrompre ou réduire la propagation des virus respiratoires. La grande majorité de ces études montrent l'efficacité de ces mesures, que ce soit à l'hôpital ou à la maison, telles que lavage de mains soutenu (plus de 10 fois par jour), lavage de mains avec une solution hydroalcoolique, utilisation de serviettes en papiers imprégnées, isolement du malade, utilisation combinée ou non de gants, de masques ou de blouses (pour les travailleurs de la santé). Une réduction de 43% de l'absentéisme à l'école a été obtenu grâce à l'utilisation d'un gel hydroalcoolique pour le lavage des mains, selon une étude qui révèle que des mouchoirs en papier traités avec une solution ont permis à des étudiants qui jouaient aux cartes de ne pas attraper de rhume, à l'inverse de ceux qui n'en utilisaient pas. Une autre étude menée à Hong Kong fait ressortir que l'utilisation de masques par l'entourage d'un malade et un lavage soutenu des mains, dans les 36 heures après l'irruption de la maladie, faisaient décroître la transmission de façon « significative ». Un document récent de l'Organisation mondiale de la santé, passé au crible de cette étude, a fait le constat avec regret que le lavage des mains et les masques y sont mentionnés seulement deux fois et l'utilisation de gants et de blouses une fois, « alors que les vaccins et les antiviraux sont cités respectivement 24 et 18 fois ».
Tout a peut-être commencé quand Donald Rumsfeld est arrivé à la Maison-Blanche. Auparavant, il était le président d’un laboratoire pharmaceutique californien, Gilead Sciences. Dans un reportage publié au plus fort de la crise de la grippe aviaire en 2005, Fortune Magazine a décrit Gilead«comme l’une des entreprises les plus politiquement connectées dans le secteur de l’industrie biotechnologique».
Ce laboratoire détenait les droits de brevet mondial du Tamiflu qu’il avait élaboré. Les droits de commercialisation ont été cédés aux laboratoires«Roche», avec une contrepartie de 10% sur la vente de chaque boîte. Très tôt,le secrétaire à la Défense a fait budgéter plus de un milliard de dollars pour stocker le Tamiflu en prévision d’une épidémie du virus H5N1. Il est suivi parle président Bush qui demande au Congrès l’acquisition de stocks pour 2milliards de dollars de plus. Le secret de Rumsfeld ayant été éventé, un communiqué du Pentagone informe que son secrétaire Rumsfeld avait décidé de ne pas vendre ses actions de Gilead. Le geste aurait, selon le communiqué, entaché la transparence des choses. Le résultat est que le prix des actions de Gilead agrimpé de 700 % en quelques semaines.
La presse de l’époque s’est enflammée, mais l’affaire est tombée dans l’oubli. Mais cela repart avec le virus H1N1, et plus fort. Cette fois-ci,c’est l’ensemble de la planète, terrorisée par une campagne de très grande envergure, qui s’arrache le fameux antiviral. Du moins ceux qui en ont les moyens à 12 euros la dose d’antiviral. Signalons que plus de 90% de la capacité mondiale de production se situe actuellement en Europe et en Amérique du Nord.
Parti du Mexique, le virus est suivi à la trace et au cas par cas. Il gagne un grand nombre de pays et des statistiques quotidiennes sont livrées par l’Organisation Mondiale de la Santé, relayée par la grande presse. La même organisation y va de ses niveaux d’alerte :1,2,3,4,5…On attend l’hécatombe.Le pèlerinage à La Mecque plonge dans la controverse. La terreur s’installe. Un éternuement et c’est la course aux urgences . On dit que les hôpitaux risquent d’être submergés et de ne plus pouvoir, dans ce cas, traiter les autres malades.
Mais que dit la médecine à propos des cas traités? On apprend que la majorité des personnes qui contractent le virus sont atteintes de la forme bénigne de la maladie et guérissent sans traitement antiviral ni soins médicaux. Quand le cas est plus grave, il est provoqué par le fait que, dans plus de 50% des hospitalisations, le malade présentait d’autres maladies ou un système immunitaire affaibli. En résumé, la plupart des gens guérissent chez eux. C’est l’OMS qui nous le dit. Elle ajoute que : « Il faut consulter un médecin en cas de difficultés respiratoires ou si la fièvre persiste plus de trois jours. Les parents doivent consulter un médecin si leur enfant respire rapidement ou difficilement, s’il a de fièvre de façon constante ou s’il a des convulsions. « Elle insiste : «Dans la plupart des cas, il suffit que le malade reste chez lui, se repose, boive beaucoup de liquide et prenne un antalgique. Jusqu’à présent, la plupart des personnes qui avaient contracté le nouveau virus A(H1N1) ont présenté des symptômes de type grippal et se sont rétablies sans traitement antiviral.» Cette grippe serait alors similaire à une grippe classique et les données de l’OMS affichent un taux de mortalité de l’ordre de 0,6% dans le monde et 0,2% en Europe. Ce qui équivaut au fait que pour 199 personnes sur 200 la grippe H1N1 reste une grippe ordinaire.
L’on apprend encore que la grippe saisonnière provoque 3 à 5 millions de cas de formes graves et tue entre 250 000 et 500 000 personnes chaque année et que le paludisme touche encore 40% de la population mondiale. Il infecte plus de 500 millions de personnes par an et en tue plus de un million. Ce dernier est en expansion depuis des années mais n’occupe pratiquement aucune ligne de la presse écrite et aucune minute des émissions télévisées.
Ignorées par le vacarme médiatique, des voix tentent tant bien que mal de rétablir un peu de raison. Grâce à elles, on découvre que les essais cliniques n’ont pas montré une efficacité extraordinaire du produit, quand cette efficacité sur la grippe a été considérée par la commission de la transparence en France comme apportant un service qui est trop insuffisant pour proposer son remboursement à 70% par l’assurance maladie, en cas de grippe saisonnière. Il y a aussi cet événement qui s’est produit en France, en avril 2009, un enfant de retour de Cancun au Mexique avait le virus H1N1. Son école a été fermée et les266 enfants ont reçu l’antiviral pendant 10 jours. La moitié des enfants ont eu des effets secondaires: 31% se sont sentis malades, 24% ont eu des maux de tête et 21% des maux d’estomac. On rapporte de plus, que 17% se sont sentis fatigués, 11% ont vomi, 8% ont eu des difficultés à se concentrer et 7% ont eu des diarrhées. Il existe aussi une une étude menée par le centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) qui révèle que le Tamiflu distribué à titre préventif à des enfants non malades présents dans une école anglaise a eu de nombreux effets secondaires non négligeables. Ces informations ont fait long feu.
L’argument des alarmistes est que les grippes saisonnières causent chaque année entre 250 000 et 500 000 décès. Mais, l’OMS prévoit que deux à trois fois plus de personnes pourraient être touchées que pour une grippe saisonnière habituelle. Le taux de mortalité étant le même que la grippe saisonnière, cela se traduirait par deux à trois fois plus de morts : entre 750 000 et 1 500000 morts. Le Tamiflu écourterait la période de contagion de un jour, ce qui ralentirait la progression de la grippe d’autant.
Cette semaine, Sanofi PASTEUR, la filiale vaccins de Sanofi-Aventis, a annoncé avoir débuté, aux Etats-Unis et en Europe, des essais cliniques pourtester sur environ 2.000 personnes son vaccin en développement contre la grippe A/(H1N1).
Ce vaccin, aussi, semble poser des problèmes parce qu’il serait un produit combiné pour le H5N1 et le H1N1, que l’adjuvant est du MF59 destructeur pour l’immunité et qu’il favorise les commutations, c’est à dire la transmission du patrimoine génétique d’un virus mort ou atténué à des cellules saines qui en retour ouvre la voie à une mutation génétique de virus in vivo. Le danger serait que la combinaison du H1N1 très contagieux (non mortel) au H5N1 non contagieux mais mortel on obtient un HxNx très contagieux et mortel. L’OMS en dit que : «La fabrication de certains vaccins contre les pandémies nécessitent de recourir aux nouvelles technologies ; car leur impact sur la sécurité de certains groupes de population n’a pas encore été suffisamment évalué…» Le pire est que la vaccination, qui s’imposerait à tous, en cas de pandémie déclarée par l’OMS, se ferait avec des souches vaccinales non expérimentées.
La théorie du complot fait son chemin, appuyée par l’image morale peu reluisante des protagonistes et les mensonges érigés en vérité par les tenants du monde. Concluons avec deux avis de poids, celui du professeur Michel Kazatchkine, directeur du Fonds mondial contre le sida, qui déplore que«lorsque les pays développés le veulent, ils peuvent dégager aussitôt des milliards d’euros et de dollars», alors que, dans le même temps, ces mêmes pays ont remis en cause leur engagement financier dans la lutte contre le sida lors du dernier G8 et celui de Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales et ancien président de la Croix-Rouge française, qui trouve que ce «feuilleton de l’été 2009» est «indécent» devant des drames sanitaires dans d’autres régions du monde.
La grippe porcine révèle les inégalités devant la
maladie
Va-t-on laisser le H1N1 tuer les pauvres ?
Un coup de gueule tout empreint de langage diplomatique mais tout à fait
audible. Celui de la directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Margaret Chan ce 14 juillet devant les participants à une conférence de
l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI): «En matière de
santé, les politiques publiques resteront imparfaites tant que l’accès aux
actions qui sauvent des vies sera biaisé en faveur des plus aisés».
En fait, Mme Chan déplorait une immense injustice devant la maladie.
L’accès au vaccin contre la grippe A (grippe porcine) qui ne sera
disponible qu’à la fin de l’année sera d’abord réservé aux pays les plus riches
au détriment des habitants des pays les plus pauvres.
Elle avait précisé préalablement que «les capacités de production de vaccin
contre la grippe ne sont pas infinies, et malheureusement insuffisantes pour un
monde de 6,8 milliards de personnes, dont près de la totalité sont susceptibles
d’être contaminées par ce virus entièrement nouveau et hautement contagieux».
Cette situation fait même craindre une baisse de production de vaccins
anti-grippaux traditionnels, situation contre laquelle l’OMS a mis en garde les
Etats.
Chan a tenu ces propos à Cancun, ville d’un pays qui a été le plus
sévèrement touché par cette nouvelle grippe – le Mexique – et qui a vu se tenir
en ses murs un âpre débat sur l’accès équitable aux progrès de la médecine dans
le cadre d’un conférence de l’OMC en 2003 (lire encadré).
Au moment même où la directrice de l’OMS tenait son discours, le monde
comptabilisait plus de 90 000 malades et près de 400 décès. Des chiffres
que les experts estiment être en deçà de la réalité, car beaucoup de cas bénins
ne sont pas enregistrés. Ces mêmes experts ont indiqué que les pays de
l’hémisphère Sud sont actuellement les plus touchés, tout en considérant la
possibilité d’un rebond de la pandémie dans les pays du Nord lors de l’hiver
boréal, comme cela se passe pour toutes les grippes.
Pour l’OMS, le virus «se répand au niveau international à une
vitesse sans précédent», et au bout de six semaines de la mise en place du
niveau d’alerte 6, «le virus A/H1N1 ne peut plus être arrêté», a indiqué
Gregory Hartl, porte-parole de l’OMS, si bien que l’on a déjà
arrêté de faire les comptes. Depuis le 6 juillet en fait, il n’y a plus de
statistiques mises à jour.
«Tous les pays vont avoir besoin de vaccins» a ajouté Hartl, et donc
l’urgence est à la mobilisation sur les contaminations graves et à la
vaccination dès que possible pour espérer réduire le risque d’infection. C’est
à ce moment-là donc que la directrice de l’OMS constate que l’avantage va à la
richesse et que «l’accès (aux médicaments) est refusé en raison de
l’impossibilité de les payer».
Comment remédier ?
Quels palliatifs devant un tel désastre ? Mme Chan et le secrétaire
général des Nations unies, Ban Ki-Moon, vont prendre leurs écuelles et demander
l’aumône. Ils vont rencontrer les riches de la terre – le président de la
Banque mondiale et d’autres bailleurs de fonds – pour plaider la cause des pauvres
et trouver des financements pour l’achat de vaccins destinés aux pays les plus
démunis. Et déjà Margaret Chan avait exhorté les pays riches à ne pas accaparer
les vaccins lors d’une réunion à huis clos avec les ministres de la santé de
pays comme les Etats-Unis ou le Canada.
Un premier accord avait été trouvé avec deux groupes pharmaceutiques pour
un don de 150 millions de doses aux pays en voie de développement, un nombre «à
l’évidence insuffisant, a-t-on indiqué à l’OMS.
Le directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Keiji Fukuda a indiqué pour sa part que la fourniture de vaccins aux pays
pauvres est «un problème critique qui nécessite une volonté politique».
Pour le docteur Walter Orenstein, de la Fondation Bill Gates «on estime que
96% des décès dus à une pandémie de grippe sévère se produiront dans les pays
en voie de développement. Actuellement, 90% des vaccins dont la production est
prévue ont été achetés par anticipation par les pays riches».
Cette situation rappelle à s’y méprendre celle qui a prévalu lorsqu’on a
découvert il y a 15 ans la trithérapie. Les africains subsahariens, les
populations les plus touchées par l’épidémie de sida, ont été les derniers à
profiter de ces évolutions scientifiques. Le sida, lui, ne cesse de croître en
Afrique. Ses répercussions sur les économies de certains pays africains
sont désastreuses. L’impact sur l’agriculture est effarant. Les jeunes adultes
touchés par cette maladie abandonnent le travail, puis meurent, abandonnant leurs
enfants sans que personne ne puisse cultiver les terres. La maladie engendre
carrément misère et famine. En fait, c’est près de 80% des 4 millions de
personnes sous traitement dans le monde qui vivent en Afrique et 80% des
médicaments distribués sur le continent sont importés.
Les traitements du sida, devenu une maladie chronique en Europe, demeurent
inaccessibles pour une frange importante des séropositifs africains à cause de
leur prix. L’absence de contrôle laisse aussi passer des contrefaçons de
qualité moindre, et pire, lorsque les traitements sont disponibles, il s’agit
souvent de médicaments délaissés par les patients du Nord à cause d’effets
indésirables lourds, alors que dans le même temps, la palette de médicaments
disponibles reste limitée.
Aujourd’hui, l’ONUSIDA, le programme commun des Nations unies sur le
VIH/Sida, rêve alors d’une agence pharmaceutique africaine unique, mise
aux normes, qui puisse fournir des traitements de deuxième intention contre le
sida dont manque cruellement la population. Alors qu’on en est aux
balbutiements de la trithérapie en Afrique, moins de 4% des patients
bénéficient d’un traitement de deuxième intention sur ce continent, alors que
beaucoup de patients en ont besoin pour que le traitement soit efficace.
Sursauts de consciences ?
En 2001, à la Conférence ministérielle de l’OMC de Doha, la déclaration sur
l’Accord ADPIC (Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au
Commerce) avait été adoptée. Elle demandait de trouver une solution pour
autoriser les pays sans industrie pharmaceutique à importer des génériques sous
licence obligatoire depuis des pays tiers. Un compromis qui a perpétué
l’inégalité entre les pays de l’OMC. Les pays en développement étant les moins
pourvus en industrie pharmaceutique ne pourront donc utiliser les licences
obligatoires pour importer des génériques que sous certaines conditions. On
avait vu ainsi le Brésil menacer les laboratoires d’accorder des licences
obligatoires s’ils ne réduisaient pas les prix de leurs médicaments anti-sida.
Des pays plus faibles comme le Guatemala, le Kenya ou les Philippines ne
pouvaient le faire qu’avec l’aval de l’OMC parce sans capacités de production
suffisantes. L’inégalité était entérinée dans les textes. En 2003, on
s’interrogeait à Berne. Qui étaient les véritables bénéficiaires du compromis à
l’OMC en matière d’accès aux médicaments ? On excluait les pays du Sud puisque
dépourvus pour la plupart d’industrie pharmaceutique. Pour nombre
d’observateurs, les négociateurs des pays industrialisés (dont la Suisse)
ont œuvré avec succès pour un compromis temporaire, compliqué et entouré de
conditions lourdes tendant à une solution quasiment impraticable et d’aucune
utilité pour les populations du Sud qui en auraient besoin. La réunion de
Cancun en 2003 avait confirmé l’accord de Berne. Selon la doctrine du texte,
les pays pauvres peuvent importer des médicaments génériques en cas d’urgence
sanitaire. L’accord est inscrit définitivement dans l’Accord général sur la
propriété intellectuelle adopté par l’OMC. Pour les ONG, il s’agit de faire
durer le provisoire.
Les Etats africains ont déposé, en avril 2005, une demande de
simplification de la procédure prévue dans ce texte destiné à permettre
notamment aux pays dépourvus d’industrie pharmaceutique d’importer, grâce à des
«licences obligatoires», des médicaments génériques d’Inde ou du Brésil pour
faire face à une urgence sanitaire. Sur ce point, les urgences ne
manquant pas (sida, paludisme, etc.). L’UE a refusé la modification du
système.
Le système consiste pour les pays demandeurs à changer les emballages des
médicaments à chaque nouvelle commande. Ce qui nécessite une organisation et
des moyens dont les pays concernés ne disposent pas. Preuve de l’inefficacité
dudit système malgré la progression de l’épidémie de sida et le nombre
croissant de malades, depuis 2003, aucun Etat n’a utilisé cette procédure pour
s’approvisionner en médicaments. De toute évidence les conditions à remplir
pour obtenir le droit d’importer des traitements à bas prix ont été définies en
protégeant les intérêts des laboratoires. Ceux-ci font prévaloir le risque de
voir les médicaments génériques envoyés dans les pays d’Afrique réexportés vers
les marchés des pays industrialisés, là où les molécules sous brevet sont
vendues au prix fort. Les firmes pharmaceutiques indiquent que ce sont les
revenus des brevets qui leur permettent de dégager les bénéfices nécessaires
pour financer les efforts de recherche et la mise au point de nouvelles
molécules contre le sida ou d’autres maladies.
Qu’en sera-t-il lorsque l’épidémie de grippe A exterminera des populations
entières en Afrique ?
Faudra-t-il en plus envoyer la troupe – certes vaccinée – contre ces
gens contaminés qui sont incapables de se soigner si jamais ils décidaient de
voyager en masse vers l’Europe, comme ils le font aujourd’hui, fuyant les
misères et les dictatures que l’on sait si bien soutenir en occident ?
GRIPPE PORCINE : L’addition pourrait se payer cash
01 Août 2009
Les déclarations des pouvoirs publics se veulent
rassurantes alors que certains pays à l’instar de la France envisagent de
déclencher le niveau d’alerte maximum.
Rendez-vous cet automne. Le ciel peut nous tomber sur
la tête, pas faute d’avoir pris les mesures nécessaires pour tenter de contrer
le virus de la grippe A de type H1N1, mais faute de l’avoir essentiellement
attendu à nos frontières. C’est en particulier au niveau des aéroports que tous
les efforts ont été concentrés. Or le seizième cas détecté à Constantine qui
est dû au contact d’un bébé de 17 mois dont il est un proche parent laisse
penser que des foyers autonomes peuvent se déclarer sans aucune raison apparente.
Sans faire de digression aucune, les vingt-sept cas de grippe porcine de type
H1N1qui avaient été diagnostiqués dans une colonie de vacances de Megève
(Haute-Savoie) en France donnent à réfléchir.
24 enfants et 3 animateurs dans cette région pourtant réputée comme étant l’une
des moins atteintes de l’Hexagone ont contracté la maladie.
Jusqu’au 10 juillet seulement, une dizaine de cas se sont manifestés sur plus
de mille que vient d’enregistrer l’ensemble du territoire français dont un
premier cas mortel à Brest qui a été rendu public le 30 juillet en fin
d’après-midi. Les deux derniers ont été détectés au niveau de l’hôpital Foch à
Suresnes dans les Hauts de Seine dont une kinésithérapeute qui était intervenue
auprès de malades du service de pneumologie. «Le virus est inévitable, il
est entouré de beaucoup d’incertitudes et de mystère» avait déclaré le
secrétaire général du ministère de la Santé lors de l’apparition du dernier cas
en Algérie. Il ne pensait pas si bien dire. Les récents développements de la
grippe porcine en France lui ont donné amplement raison. La circulation des
personnes entre l’Hexagone et l’Algérie qui atteint son pic le plus haut durant
la période estivale, avec notamment le retour de nos ressortissants qui
viennent passer leurs vacances au sein de leurs familles, est aussi un facteur
de propagation dont le risque n’est pas à prendre à la légère. La France qui
vient de dépasser le cap des 1000 cas de personnes atteintes du virus de la
grippe A envisage très sérieusement de déclencher le niveau d’alerte maximum en
cas d’aggravation de la situation. D’un autre côté, il est important de
signaler et de rappeler que la communauté algérienne établie à l’étranger est
surtout concentrée en majorité dans les pays les plus affectés par le virus de
la grippe porcine. Les Etats-Unis d’Amérique arrivent en tête avec 263
personnes décédées et 40.617 contaminées. Le Canada qui compte quelque 50.000
ressortissants d’origine algérienne totalise 45 décès tandis que le nombre
d’individus affectés s’élève à plus de 10.000. En Grande- Bretagne on dénombre
29 décès pour 10.649 malades suivie par l’Espagne qui a franchi la barre des
1000 cas de contamination tout en enregistrant quatre cas mortels. Ces chiffres
qui demeurent provisoires ont été livrés par les services de l’Organisation
mondiale de la santé, l’OMS, à la date du 21 juillet. Le dernier bilan fait
état de 816 décès et de 134.503 cas de personnes infectées. En l’espace d’une
semaine, le virus de la grippe A a fait près de 400 nouvelles victimes. La
maladie s’est répandue «à une vitesse sans précédent» d’après le constat
de l’OMS. L’Organisation mondiale de la santé a, par ailleurs, fait remarquer
qu’«au cours des pandémies par le passé, il a fallu plus de six mois aux
virus grippaux pour se propager aussi largement que le virus H1N1 en moins de
six semaines.» Et ce qui inquiète la communauté scientifique internationale
c’est surtout l’éventualité d’une mutation du virus H1N1. «Nous ne savons
pas comment le virus changera dans le futur», a confié dans une déclaration
à la presse, le porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé. «Si
vous considérez que la propagation de ce virus a atteint 160 des 193 états
membres de l’OMS, nous approchons des 10%» avait ajouté Gregory Hartel le
24 juillet dernier. Depuis, le virus de la grippe A aura eu le temps de faire
le tour de la planète. L’Algérie qui a enregistré son premier cas le 20 juin en
compte désormais 16, sans compter ceux qui sont probablement passés en travers
des mailles du filet. Elle dispose certes des moyens adéquats pour détecter la
maladie. La pandémie qui disposera pleinement de sa force de frappe cet automne
s’annonce extrêmement redoutable et les dégâts pourraient s’avérer très lourds
pour… l’ensemble de l’humanité.
Cet article documente un évènement actuel (dernière modification de cette page 22 juin 2009 – ces informations peuvent manquer de recul et changer à mesure que L'évènement passe)
La grippe A(H1N1) ou grippe A (H1N1)[1] (initialement appelée grippe porcine par l’Organisation mondiale de la santé[2
est une maladie respiratoireaigüecontagieuse provoquée par l’un des quelques virus de la grippe A, l’Influenzavirus A sous-type H1N1, réapparue en 2009 sous une forme
génétique nouvelle transmissible d’homme à homme. Cette grippe a également été
nommée, par différentes institutions internationales, grippe nord-américaine[3], grippe mexicaine[4] ou grippe nouvelle[5] avant que l’OMS ne recommande
le nom de grippe A(H1N1) le 30avril2009[6],[7].
Ce nouveau virus grippal, contenant des
gènes de plusieurs virus connus d’origine porcine, aviaire et humaine[8], est un virus réassorti[9]. Aucun vaccin n’existe
contre cette souche[10] et les scientifiques de l’OMS ignorent si les vaccins existants contre la grippe saisonnière peuvent
conférer une protection. Les personnes présentant les symptômes de la grippe
A(H1N1) sont traités actuellement avec des inhibiteurs de la neuraminidase des virus grippaux tels l’oseltamivir ou le zanamivir[11].
Dans certains pays, dont la liste est tenue par l’OMS,
la propagation de la grippe A(H1N1) est de nature épidémique[12]. Dans le reste du monde, le nombre de personnes atteintes est trop faible
pour que ce terme soit adapté[13].
Un facteur important pour mesurer la dangerosité d’une
maladie est sa létalité, c’est-à-dire la proportion de morts parmi les
personnes touchées (taux de mortalité).
La nature de la grippe n’est pas l’unique facteur de
létalité. Le degré d’avancement en termes de sécurité sanitaire du pays est un
facteur déterminant. Margaret Chan, directrice générale de l’OMS,
précise : « L’expérience passée nous montre que la grippe peut
provoquer une affection bénigne dans les pays riches mais une maladie plus
sévère avec un taux de létalité plus élevé dans les pays en développement[14]. » Cette règle semble s’appliquer à la grippe A(H1N1).
Un journaliste du Nouvel Observateur, M. de
Pracontal, note que : « les patients nord-américains ou européens ont
souffert de troubles modérés, ne mettant pas leur vie en péril. Et ils ont
récupéré sans problème[15] », contrairement au Mexique. La menace que représente la maladie,
particulièrement pour les pays moins riches, justifie du passage à la phase 5
du niveau d’alerte de risque de pandémie grippale.
Cet état d’alerte est décrété lorsque l’existence
d’une contamination entre deux humains dans au moins deux pays de l’OMS est
avérée et qu’il existe une menace de pandémie imminente. Elle indique les
mesures à prendre par les pays[16].
Le 11 juin 2009, l’OMS décida le passage à la phase
6 ; la grippe A (H1N1) est donc considérée comme une pandémie[17].
Épidémiologie
Morbidité
La morbidité est la conséquence de la contagion. Plus une maladie est contagieuse, plus
sa morbidité est forte. Bien d’autres facteurs entrent en compte, comme les
conditions d’hygiène dans lesquelles vit une population, son état de santé ou
encore les précautions prises pour éviter la propagation de la maladie.
La grippe A(H1N1) est encore très récente, sa
morbidité est plus source d’interrogations que de réponses précises. Cependant,
la connaissance générale des grippes permet d’apporter quelques éléments de
réponse, encore imprécis et sujets à interrogation. La morbidité est très
différente, selon les grippes.
La grippe commune ou parfois appelée saisonnière,
possède une morbidité forte, elle touche entre 5 % et 15 % de la
population. À l’opposé, la grippe aviaire est peu contagieuse et se propage mal chez les humains. Sur la planète
entière, le nombre de personnes touchées s’est chiffré uniquement en centaines
sur les quatre dernières années[18]. Plusieurs indices laissent penser que la morbidité de la grippe A(H1N1)
est plus proche de la grippe saisonnière que de la grippe aviaire. Le premier
d’entre eux provient de l’analyse virologique, elle montre l’existence d’éléments provenant de la grippe porcine[19]. L’histoire nous apprend que les grippes ayant des origines porcines
peuvent être contagieuses[20] comme le fut la grippe de Hong-Kong de 1968[21].
Un facteur important dans la dangerosité de ce virus
est sa capacité à se déployer sur une partie plus ou moins vaste du monde.
Certaines épidémies de grippe sont restées locales,
comme celle de Madagascar de juillet et août2002 par un virus
de type A(H3N2). Si elle fut particulièrement contagieuse, puisque dans
certaines régions, elle toucha jusqu’à 85 % de la population, cette
épidémie est restée limitée à un espace géographique de quatre des six
provinces et n’a pas quitté l’île[22]. Ce caractère local de la grippe n’est pas une généralité, certaines
d’entre elles se répandant sur une vaste partie de la planète, dont la grippe
A(H1N1).
Deux faits sont connus avec certitude : la
maladie se transmet d’humain à humain sans nécessairement passer par les
animaux[23], et la maladie s’est diffusée dans plusieurs pays différents.
Sa morbidité reste mal connue, les données
statistiques étant encore trop faibles pour tirer des conclusions précises[24].
Létalité
La létalité des différentes grippes est aussi très
largement variable. Elle est notamment fonction des conditions de vie des
populations, des types de populations, et des moyens sanitaires des pays dans
lesquels ils vivent.
Dans le monde, la grippe saisonnière tue chaque année
entre 250 000 et 500 000 personnes[21]. En France, la grippe est responsable d'une centaine de mort par an [25] et elle en tue chaque année de l’ordre de 36 000 aux États-Unis[26]. Elle ne tue cependant que la fraction de la population la plus
fragile : les personnes âgées, celles atteintes d’affections de longue
durée ou les plus jeunes enfants[21]. Ce profil de létalité semble se dessiner pour la grippe A(H1N1) et pour
les pays riches. Richard Besser, directeur des Centres fédéraux de contrôle et
de prévention des maladies (CDC) indique qu’il
est : « encourageant de constater que ce virus n’avait pas l’air
jusqu’à présent plus sévère qu’une souche de grippe saisonnière[27] ».
Ces signes rassurants ne s’appliquent pas au Mexique.
Si les proportions sont de natures différentes de celles des pays riches :
42 morts sur 1 112 cas confirmés au 8mai2009, ce n’est pas
l’élément le plus inquiétant[21]. Les chiffres sont encore peu fiables, l’OMS indique que la récente
croissance est essentiellement due à des biais statistiques et non une réelle
évolution de la maladie[21]. Le docteur Richard J. Webby précise : « puisque les symptômes de
la grippe A sont les mêmes que ceux d’une grippe saisonnière, cette létalité
pourrait simplement refléter des centaines de milliers de personnes infectées
qui auraient échappées aux officiels de la santé mexicaine »[28]. Le nombre réel de morts est probablement plus grand et 101 autres
décès sont considérés comme suspects[29]. Au Mexique, les personnes gravement touchées ne font pas nécessairement
partie de la population la plus fragile[30], cet élément qualitatif laisse penser à un profil de létalité différent de
celui des pays riches.
Si, depuis 40 ans, aucun pays riche n’a connu
d’épidémie de grippe beaucoup plus létale que celle saisonnière, cet état de
fait est différent pour les pays moins médicalisés. L’épidémie de Madagascar de 2002 avait fait 754 morts sur 30 304 cas notifiés[22]. Certaines régions du monde n’ont aucun moyen d’éviter une épidémie si
elle se présente, et de soigner efficacement sa population. C’est le cas de la
Somalie, ses centres médicaux sont détruits par la guerre civile. Le conseiller du ministre de la santé déclare que « Nous ne sommes
pas préparés à gérer la grippe porcine… Que Dieu nous aide si la grippe arrive
jusqu’ici[31] ».
Pour ce qui est de l’évaluation totale des cas, Anne
Schuchat du CDC évalue le 22 mai à 1 sur 20 le nombre de cas confirmé aux
États-Unis. C’est-à-dire 20 malades pour chaque cas confirmé[32]. « En fait, une minorité de cas sont comptés individuellement ».
Ce rapport n’est valable que pour les États-Unis et peut varier grandement d’un
pays à l’autre (selon la façon dont sont conduits les tests[33]). C’est ainsi que le professeur John Oxford du Royaume-Uni estime pour sa
part à 1 sur 300 les cas confirmés là-bas[34].
Hypothèse
concernant l'origine de la maladie
Mexicains catholiques équipés de masques chirurgicaux à la cathédrale
métropolitaine de Mexico
L’un des plus grands élevages industriels de porcs,
situé à La Gloria dans la région de Perote dans l’État de Veracruz, au Mexique, est suspecté, par la population locale fortement touchée et les autorités
environnantes, d’être à l’origine de la pandémie[35].
Dans un premier temps, les autorités mexicaines
pensent y avoir trouvé le patient zéro : Edgar Hernandez, malade fin mars
d’un cas avéré de H1N1[36]. Toutefois, le 30 avril, le centre de contrôle d’Atlanta publie un rapport sur un autre cas au Mexique ayant développé le virus
mi-mars, soit 15 jours avant Hernandez[37].
Évolution de la maladie
En mars et avril2009, plus de
2 200 cas de grippe sur des personnes ont été répertoriés au Mexique
et dans le Sud-Ouest des États-Unis, provoquant plus de 19 morts
confirmés, à Mexico pour la plupart, et dans le centre du Mexique. Certains cas
au Mexique et aux États-Unis ont été confirmés par l’OMS comme étant une
nouvelle souche de H1N1[38],[39].
Le 24avril2009, les écoles
(de niveau pré-scolaire à universitaire) ont été fermées temporairement par le
gouvernement de la ville de Mexico et l’État de Mexico avec l’appui de la Secretaría de
Educación Pública (SEP) pour éviter
que la maladie ne s’étende à d’autres régions.
Certains experts comme le microbiologiste en chef du
département de microbiologie de l’hôpital Mount Sinai de Toronto, le docteur Donald Low, confirment[citation nécessaire] la relation entre le virus de la grippe A(H1N1) et les cas confirmés au Mexique.
Il est recommandé à la population de renforcer les
précautions d’hygiène[40]. (voir paragraphe concerné)
Le ministère de la santé a lancé une alerte, et a
décrété la suspension des activités des écoles aussi bien publiques que privées[citation nécessaire].
Le virus causant la grippe A ne se transmet pas en
consommant de la viande de porc infectée,
puisque le virus ne résiste pas aux hautes températures utilisées pour cuire
les aliments[41].
Les autorités mexicaines ont fermé les établissements
scolaires, les musées et les théâtres[42] ; les rencontres de football ne reçoivent plus le public et on
distribue des masques. Les radios diffusent des messages de prévention.
Le ministère français de la Santé a mis en place une cellule de crise pour conseiller les Français résidant
au Mexique et les voyageurs ; une cellule de crise médico-psychologique
adressée aux voyageurs provenant de l’Outre-Atlantique a notamment été mise en
place à l’aéroport d’Orly. Des informations sont également disponibles sur les
sites Internet du ministère de la Santé et des Sports[43], de l’Organisation mondiale de la santé[44] et de l’ambassade de France à Mexico[45].
Le 6mai2009, le CDC annonce la
fabrication et la distribution d’un nouveau test plus rapide qui explique à lui
seul l’explosion des cas confirmés, principalement aux États-Unis, quelques
jours plus tard [46].
une grippe humaine du type A du sous-type H1N1, et
un virus de grippe porcine typiquement trouvé en Europe et Asie ;
soit « un mélange exceptionnel et jamais
rencontré ni aux États-Unis, ni ailleurs, de séquences génétiques »[19]. Cette nouvelle souche pourrait peut-être résulter d’une surinfection chez une personne malade.
Pour deux isolats, des séquences génomiques complètes ont
été obtenues[réf. nécessaire]. Celles-ci sont utilisées par les chercheurs américains pour développer un
vaccin. Le Dr A. Schuchat a déclaré[47] que le virus est résistant à l’amantadine et la rimantadine, mais est sensible à l’oseltamivir (Tamiflu) et au zanamivir (Relenza).
Sur la base des données disponibles au 1ermai2009, A. Schuchat
estimait que dans un foyer chaque personne malade contaminait en moyenne un
quart environ des autres membres de la famille, comme dans le cas d’une grippe
saisonnière ; et dans le même temps, le Dr Nancy Cox (chef du
département grippe des CDC américains) ne
constatait pas chez ce virus « les marqueurs de virulence qui ont été
observés dans le virus de 1918 », tout en restant prudente en raison du
fait que la dangerosité des virus grippaux reste mal comprise[48].
La caractérisation génétique préliminaire a montré que
le gène de l’hémagglutinine (HA) est similaire à celui des virus de la grippe porcine présents aux
États-Unis depuis 1999, mais les
gènes de la neuraminidase (NA) et celui de la matrice protéique (M) ressemblent aux variants que l’on trouve dans les isolats de grippe
porcine européenne.
Symptômes
Les patients souffrant de la grippe A (H1N1) ont
exactement les mêmes symptômes que la grippe habituelle (saisonnière)[49] :
La période d’incubation : (la période entre le contact avec le
Virus et l’apparition des premiers symptômes) est de 24 à 48 heures,
La température du patient s’élève, pouvant atteindre jusqu’à 41 °C,
Le patient ressent des douleurs musculaires (courbatures), principalement
dans le dos,
Le patient est extrêmement affaibli,
Le patient ressent des douleurs à la gorge et éventuellement des maux de tête,
Le patient a des quintes de toux profondes et plutôt sèches,
Le patient a des difficultés respiratoires parfois importantes et un
fort écoulement nasal,
L’évolution de la grippe A H1N1 dépend des individus
concernés. Il n'est pas possible de prévoir l’évolution de ce virus avec
certitude. Habituellement, la grippe A H1N1 évolue favorablement vers la
guérison en une semaine (parfois plus) [réf. souhaitée].
Moyens
d'éradication et de contenance du virus
Le virus H1N1 est, actuellement, possiblement éradiqué
par les inhibiteurs de la neuraminidase qui permettent dans la plupart des cas
une éradication complète du virus de l’organisme infecté. Outre l’hygiène élémentaire, les masques chirurgicaux distribués par l’armée et les hôpitaux
représentent le moyen le plus efficace de contenir la pandémie.
Les antiviraux
La neuraminidase est la protéine virale qui permet aux particules virales de pouvoir
diffuser dans le circuit sanguin et ainsi, d’aller infecter les cellules saines
adjacentes. Les inhibiteurs de la neuraminidase empêchent le virus de pouvoir
traverser la membrane plasmique de la cellule
hôte infectée. La cellule ainsi surchargée par les virions est détruite
avec le virus.
En cas de pandémie, ces inhibiteurs sont l’oseltamivir (Tamiflu) et le zanamivir (Relenza) qui possèdent une très grande
efficacité dans la lutte contre les souches virales de type Influenza et
pourraient notamment se révéler aussi efficaces contre la souche A. Ces
antiviraux sont produits en très grande quantité dans les pays industrialisés
possédant un plan d’endiguement des pandémies. Ainsi au 30avril2009, le monde
dispose de 122 millions de doses de Tamiflu avec plus de 30 millions
de doses pour la France et 55 millions de doses pour les États-Unis.
Actuellement, les laboratoires Roche et GlaxoSmithKline, fabriquant du Tamiflu
et du Relenza, augmentent leur production d’antiviraux et affirment pouvoir
atteindre 400 millions de doses par an [réf. souhaitée].
Les stocks d’antiviraux sont gérés, en France, par la Pharmacie des Armées et le ministère de la Santé. Ils sont
distribués en quasi totalité dans les grands centres de soins (CHU, CH, CHR) et
sont soumis à prescription afin de limiter toute tentation de commerce illégal
et de rentabilisation.
Les masques
chirurgicaux et d'hygiène
Les masques imperméables restent le principal moyen de
contenance et de limitation d’expansion d’une pandémie. Ils évitent ainsi la contamination par les voies aériennes et la contamination de contact rapproché. En cas
de déclenchement du plan d’urgence, ils sont distribués par l’armée et sont disponibles en très grand nombre dans les hôpitaux et centres de
soins.
Les masques chirurgicaux doivent être portés par la
personne contaminée pour protéger son entourage. Les masques de protection FFP permettent de
protéger la personne qui le porte.
Il est à noter que les masques peuvent devenir un
vecteur de contamination dans le cas d’une utilisation continue où ceux-ci, une
fois en contact avec le virus de la grippe A (H1N1), sont en contact avec
l’utilisateur. Il faut donc changer de masques si possible à chaque exposition
potentielle au virus.
Le vaccin
Bien que des vaccins efficaces contre la souche
influenza soient acheminés en grande quantité au Mexique, il n’est actuellement
aucunement prouvé que ces vaccins aient une quelconque efficacité sur le virus
H1N1.
Les premiers vaccins efficaces pourraient être lancés
dès juillet 2009 par la société Novartis. [50]
Cas et réactions par pays
La nouvelle grippe s’est répandue
à travers le Mexique, avec des cas confirmés dans au moins 90 pays. Les pays dont l’Australie, la Chine, l’Islande, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande surveillent les voyageurs en provenance des zones affectées pour
identifier les personnes présentant des symptômes respiratoires et des fièvres.
De nombreux pays ont aussi averti les voyageurs des
zones affectées par la grippe de contacter un médecin immédiatement s’ils
avaient les symptômes grippaux. Plusieurs
pays ont également interdit l’importation et la vente de viande de porc[51],[52].
Malgré l’absence de preuve de la présence du virus chez le porc, le parlement égyptien a demandé que les 250 000 porcs du pays soient tués
immédiatement[53].
En France, et de manière systématique, les personnes,
ayant eu des contacts (moins de 1 m) avec le malade durant les 24 h
avant la déclaration des symptômes, sont mises en quarantaine pendant une durée de 24 h et se voient prescrire du Tamiflu ainsi que
le port d’un masque.
Le 12juin2009, le Maroc déclare officiellement « le premier cas » sur son territoire,
devenant le second pays d'Afrique à contracter le virus après l'Égypte.
→La France compte désormais 162 cas avérés de grippe porcine A(H1N1),
dont celui d'une fillette parisienne de retour d'un voyage scolaire en
Grande-Bretagne, a indiqué, samedi dernier, l'Institut français de veille
sanitaire (INVS).
Le dernier bilan de l'INVS, jeudi soir, faisait état de 150 cas de grippe
porcine dans l'Hexagone.
Une fillette de 10 ans, élève d'une école de l'ouest de Paris, est
rentrée le 12 juin d'un voyage scolaire en Grande-Bretagne et a présenté
quelques jours plus tard les symptômes de la grippe A(H1N1).
Ce nouveau bilan ne modifie « pas la situation épidémiologique du
virus A(H1N1) en France, où la très grande majorité des cas confirmés est
liée à un voyage » et pas à une contamination sur le territoire
français, précise l'INVS dans un communiqué.
→Le
nombre de personnes contaminées par la grippe porcine A(H1N1) au
Royaume-Uni a dépassé la barre des 2.000, a annoncé samedi l'Agence
de protection sanitaire (HPA).Des analyses ont confirmé la contamination de 247
personnes supplémentaires, ce qui porte le nombre total de cas
avérés à 2.244, a précisé la HPA dans un communiqué. Un seul
Britannique est pour l'instant décédé de la grippe porcine.
→ Il y a désormais près de
40 000 cas répertoriés dans le monde ayant provoqué 180 décès. Les Etats-Unis
sont toujours les plus frappés avec 17 855 cas. Le virus se diffuse également
de manière importante au Chili avec 2 335 cas.
Alors que la
grippe porcine continue de secouer l’Amérique , L’Algérie prend des mesures de
protection
29-04-2009Par Fella Bouredji
Alors que la grippe porcine continue de semer la panique dans certains pays
d’Europe et d’Amérique, plus particulièrement au Mexique où elle a provoqué,
depuis samedi dernier, 152 morts, l’Algérie fait une halte à son tour sur la
question. Le ministère de la
Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière a fait savoir, dans un
communiqué parvenu hier à notre rédaction, qu’un comité ad hoc chargé de suivre
l’évolution internationale de cette épidémie d’origine infectieuse a été
installé. Soucieux de rassurer la population algérienne, le département de la Santé précise que «des
mesures à prendre au niveau national, en termes de surveillance, de prévention,
et de dispositif de lutte» sont à l’ordre du jour et que l’Algérie dispose «de
moyens nécessaires à la lutte contre cette pandémie mondiale très contagieuse
qui affecte les porcs de tout âge». L’Organisation mondiale de la santé (OMS),
dont la mission la plus importante est de coordonner les situations d’urgence
sanitaire entre ses 193 membres, a relevé lundi dernier son niveau d’alerte à 4
sur une échelle de 6 en raison de l’ampleur que prend la grippe porcine dans le
monde. «Aucune région du monde n’est à l’abri du virus», a d’ailleurs confié à
la presse internationale le numéro deux de l’OMS, Keiji Fukuda, lors d’une
conférence téléphonique depuis le siège de l’organisation à Genève. Selon lui,
l’OMS dispose de stocks pouvant traiter rapidement jusqu’à 1 million de cas.
Mais si la situation empire, l’OMS aura besoin de traitements supplémentaires.
La situation est donc loin d’être rassurante même si l’institution sanitaire
précise qu’une pandémie n’est pas inévitable. L’organisation avait placé en fin
de semaine l’alerte au niveau 3, illustrant le «potentiel pandémique» de la
maladie, la pandémie elle-même n’étant réellement déclarée qu’au sixième et
dernier niveau. Le Mexique a décidé, lundi dernier, de fermer ses
établissements scolaires et universitaires dans l’ensemble du pays pour tenter
de stopper la contagion. Aux Etats-Unis, de «nouvelles mises en garde» ont été
lancées aux voyageurs se rendant au Mexique, et la distribution de 11 millions
de traitements antiviraux à destination des Etats américains touchés par le
virus a été organisée. Les autorités américaines se préparent à une pandémie de
grippe porcine et même à des décès, selon les responsables sanitaires
américains, qui ont dénombré 44 cas, sans apparente propagation de l’épidémie
dans le pays.S’agissant de l’Algérie, le ministère de la santé a fait savoir
que, sur la base du principe de précaution, un certain nombre de mesures
urgentes relatives à la surveillance épidémiologique et de préparation à la
mobilisation si nécessaire ont été prises.
Chaque hiver, la grippe frappe brutalement et s’efface aussi vite. Pour quelle raison ? Pourquoi dans une même famille, certains succombent et d'autres pas ? Cinq chercheurs américains apportent une explication, et elle passe par l’ensoleillement et le statut en vitamine D. Cinq chercheurs américains, épidémiologistes et spécialistes de lavitamine D, ont peut-être percé les secrets de la grippe. Selon le modèle qu’ils proposent dans Virology Journal (1), le caractère saisonnier de cette maladie s’expliquerait par les variations de la vitamine D, une vitamine véritablement anti-grippe. Nous en avons moins en hiver, donc notre immunité est affaiblie et ainsi s’expliqueraient les 5 grands mystères de la grippe.
1. Pourquoi la grippe est-elle saisonnière et où est le virus entre les épidémies ? Selon le modèle en vigueur aujourd’hui, la grippe ne fait son apparition qu’à la saison froide, et le virus est peu présent en été. Selon le modèle alternatif présenté par ces chercheurs, le virus est présent à tout moment et avec la même fréquence, quelle que soit la période de l’année et il se transmet en permanence, notamment par l’intermédiaire de porteurs asymptomatiques.Pourquoi alors compte-t-on plus de malades en hiver qu’en été ? Simplement parce que la fraction de la population qui manque de vitamine D est plus importante en hiver, et cela affaiblit les défenses contre le virus.
2. Pourquoi les épidémies de grippe sont-elles si explosives ? La diminution de l’immunité innée en automne et en hiver – due à la chute des réserves de vitamine D – expose au même moment un pourcentage important de la population aux effets du virus.
3. Pourquoi les épidémies de grippe apparaissent-elles au mêmemoment dans les pays qui se situent à la même latitude ? Dans les pays de même latitude, l’immunité innée diminue dans une grande fraction de la population simultanément, en fonction de la durée qui s’est écoulée depuis la période maximale d’exposition au soleil.
4. Pourquoi certaines personnes succombent à la grippe et d’autrespas, y compris dans le même entourage ? Si la grippe était si virulente et si infectieuse, tout individu exposé, ou presque, tomberait malade. Ce n’est pas ce qui se passe, y compris dans les expérimentations chez l’homme. La différence individuelle de réaction à la grippe s’expliquerait par des variations de l’immunité innée, probablement liée à des taux différents de vitamine D.
5. Au cours des 20 dernières années, pourquoi la mortalité de grippechez les personnes âgées n’a pas diminué en dépit des vaccinations massives ? Les vaccins anti-grippe améliorent l'immunité adaptative. Si la mortalité n’a pas diminué malgré ces campagnes de vaccination, c’est que l’immunité innée des personnes âgées a diminué au cours des vingt dernières années, et que cette diminution n’est pas compensée par l’amélioration de l’immunité adaptive procurée par les vaccinations. La raison probable de la baisse de l’immunité innée des personnes âgées est que leur taux de vitamine D a diminué en raison des campagnes alarmistes sur les dangers de l’exposition au soleil. Tandis que les jeunes ignorent habituellement un tel conseil, les personnes âgées le suivent souvent. Un facteur aggravant est le niveau des apports conseillés en vitamine D (400 à 600 UI/jour pour les personnes âgées, soit 3 à 5 fois moins que la dose nécessaire).
Immunité innée et immunité adaptive
L’immunité innée est la première barrière de défense contre les agents pathogènes ; elle assure aussi une surveillance vis-à-vis de l’apparition de tumeurs. C’est une réponse immunitaire immédiate qui se déclenche en l’absence d’immunisation préalable. Elle est en grande partie assurée par les anticorps naturels, par des cellules phagocytaires et des lymphocytes NK (natural killer) qui ne possèdent pas de récepteurs spécifiques de l’antigène (agresseur). Contrairement à l’immunité innée, l’immunité adaptative provient de la reconnaissance d’un antigène par des lymphocytes B ouT dotés de récepteurs spécialisés, ce qui entraîne leur prolifération et leur différenciation. Mais cette distinction entre immunité innée et immunité adaptative est un peu caricaturale et il existe en réalité des voies de passage entre ces deux réponses immunes. (1) Cannell JJ et al. Onthe epidemiology of influenza. Virology Journal 2008, 5:29.