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POURQUOI METTRE L’ORGE AU MENU ?

Posted by santeplus on août 21, 2009 in CONNAITRE NOS ALIMENTS


POURQUOI
METTRE L’ORGE AU MENU ?

PARCE
QUE :

  • Avec divers légumes, des fines herbes
    et même quelques morceaux de fruits, on en fait une grande variété de
    salades, idéales pour les repas à apporter en randonnée ou au travail.
  • Un ragoût d’orge et de légumineuses
    constitue un excellent plat végétarien.

ET
SURTOUT :

  • L’orge est riche en bêta-glucanes, des
    fibres aux propriétés santé.
  • Cette céréale contient des
    tocotriénols, une forme de vitamine E particulièrement bénéfique.

L’orge fait
partie de l’alimentation humaine depuis plusieurs milliers d’années, bien
qu’elle soit relativement peu consommée dans notre quotidien. Céréale aux
multiples usages, elle entre dans la fabrication du malt, qui compose la bière
et le whisky. Dans les pays asiatiques, comme le Japon et la Corée, on consomme aussi une
boisson faite à base de feuilles de thé et de grains d’orge. Sous forme de
grains, on retrouve notamment l’orge mondé, dont la première enveloppe
extérieure a été retirée, mais qui conserve le son et le germe. On retrouve
aussi l’orge perlé, dont les grains ont subi de multiples abrasions et perdu le
germe ainsi qu’une plus grande couche extérieure, et avec lequel on peut faire
des farines. L’orge mondé est plus nutritif, car il a conservé la plus grande
partie de ses nutriments.

On connaît
également la confiserie nommée « sucre d’orge » : sa fabrication
traditionnelle se faisait en mélangeant du sucre avec de la tisane d’orge.
Aujourd’hui, même si le nom est demeuré, l’orge n’entre pas nécessairement de
manière courante dans sa fabrication.

Principes actifs
et propriétés

Les produits
céréaliers sont d’une grande importance dans notre alimentation. L’une des Recommandations
alimentaires pour la santé des Canadiens
de Santé Canada est de donner
« la plus grande part aux céréales, pains et autres produits céréaliers
ainsi qu’aux légumes et aux fruits »2. Le Guide alimentaire
canadien pour manger sainement
tient compte de cette recommandation et
insiste sur le choix de produits céréaliers à grains entiers ou enrichis3.
Les autorités américaines, de leur côté, recommandent qu’au moins la moitié des
produits céréaliers consommés soient à grains entiers4.

Ces
recommandations sont basées sur les résultats de certaines
études
épidémiologiques

qui démontrent que la consommation de grains entiers serait reliée à un risque
moindre de
maladies cardiovasculaires et de diabète5, de certains cancers6,7 et d’obésité8,9. Ces effets bénéfiques
seraient reliés à la synergie entre les nombreux composés contenus dans les
produits céréaliers à grains entiers, tels les fibres, les antioxydants, les
vitamines et les minéraux. Comme la majorité de ces composés sont contenus dans
le son et le germe10, les céréales ont avantage à être consommées le
moins raffinées possible.

Composition. Un grain d’orge entier
est constitué de 78 % à 83 % de glucides, dont 60 % à 64 %
d’amidon et un peu de sucres simples comme le glucose ou le fructose
(0,4 % à 2,9 %). Il contient de 8 % à 15 % de protéines,
avec un contenu toutefois limité en
lysine (un acide aminé essentiel), ce qui en fait
une protéine incomplète. L’orge renferme de 2 % à 3 % de lipides,
dont le tiers environ est situé dans le germe.

Antioxydants. Les antioxydants sont
des composés qui réduisent les dommages causés par les radicaux libres dans le
corps. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées
dans l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et
d’autres maladies liées au
vieillissement. On retrouve les
antioxydants suivants dans l’orge :

  • Tocotriénols (vitamine E). L’orge contient
    toutes les variantes différentes de la
    vitamine E, pour un total
    d’environ 75 mg/kg. Parmi ces divers composés, la plus grande
    proportion (environ 80 %) est constituée de tocotriénols11,
    des antioxydants qui pourraient être plus puissants que les tocophérols
    (une autre forme de vitamine E). Une vaste revue de littérature
    scientifique sur les effets des tocotriénols12 indique que
    plusieurs études chez l’humain lui ont attribué une capacité d’inhiber la
    prolifération de cellules cancéreuses, principalement celles du sein. Des
    études chez l’animal ont observé un effet neuroprotecteur même en très
    petite quantité, et cette molécule est vue comme prometteuse pour la protection
    des cellules cérébrales humaines. Enfin, des études chez l’humain et
    l’animal ont démontré un effet
    hypocholestérolémiant.
  • Composés phénoliques (flavanols). L’orge contient
    plusieurs composés phénoliques13-15, un autre type
    d’antioxydants. On en retrouve également dans le malt provenant de l’orge,
    ainsi que dans le thé fait à partir de grains d’orge. Parmi ces divers
    composés, les flavanols (appartenant à la famille des flavonoïdes)
    seraient ceux qui se trouvent en plus grande proportion dans les grains
    d’orge, pouvant atteindre une quantité totale d’environ 255 µg/g
    selon la variété du grain15. Une étude in vitro a observé
    des effets bénéfiques en exposant des cellules cancéreuses à un type de
    flavanol extrait du son d’orge, et les auteurs de l’étude voient en cette
    céréale un intérêt potentiel pour contribuer à la prévention du cancer16.

Fibres
alimentaires solubles

L’orge est riche
en fibres solubles, dont la consommation peut contribuer à une normalisation
des concentrations sanguines de cholestérol, de glucose et d’insuline. Ces
fibres sont donc des composés intéressants dans le traitement nutritionnel des maladies
cardiovasculaires
et du
diabète de type 217.

Bêta-glucanes. Il existe plusieurs
variétés de fibres solubles : celles que l’on retrouve principalement dans
l’orge sont les bêta-glucanes. Une étude sur plusieurs variétés d’orge, dont la
première coque extérieure avait été retirée, a rapporté une teneur en
bêta-glucanes allant de 3,37 g à 6,23 g par 100 g de matière
sèche18. Une étude conduite chez l’animal a attribué à ce composé
des propriétés hypocholestérolémiantes : la consommation de
bêta-glucanes d’orge a entraîné une diminution des concentrations sanguines de
cholestérol total et de cholestérol LDL (le « mauvais »
cholestérol) en comparaison avec un groupe témoin19. D’autres études
chez des personnes hypercholestérolémiques ayant consommé une diète enrichie
d’un concentré de bêta-glucanes d’orge n’ont cependant pas démontré d’effet
éloquent20,21. Par contre, d’autres études chez des personnes en
santé et des personnes souffrant d’hypercholestérolémie ont utilisé non pas des
concentrés de bêta-glucanes, mais de l’orge comme tel (son d’orge, flocons
d’orge, orge perlé)22-25. Ces études ont toutes rapporté une
diminution des concentrations sanguines de cholestérol total et LDL.

  • Plusieurs recherches ont aussi
    attribué aux fibres de l’orge un effet bénéfique sur la tolérance au
    glucose
    chez des personnes en santé, des personnes avec un surplus de
    poids, ainsi que chez des diabétiques de type 226-29. Ces
    études ont en effet démontré que la consommation de différents produits à
    base d’orge (grains, farine, flocons) atténuait l’augmentation des
    concentrations sanguines de glucose et d’insuline après un repas. Étant
    donné que l’intolérance au glucose chez un individu peut ensuite évoluer
    vers le diabète de type 2, la consommation d’aliments qui favorisent
    une bonne tolérance au glucose peut donc être un atout précieux. Trois de
    ces études ont utilisé une variété d’orge particulièrement riche en fibres
    solubles, appelée Prowashonupana26,28,29. Cette variété
    contient une plus grande proportion de fibres, ce qui en ferait un aliment
    aux propriétés plus prononcées que l’orge commune26,28,30. Les
    grains d’orge Prowashonupana contiendraient de 15 g à
    17,7 g de bêta-glucanes par 100 g26,30.

Amidon
résistant

Les produits
céréaliers contiennent tous de l’amidon, un glucide complexe. Une fraction de
cet amidon, pouvant se retrouver naturellement dans l’aliment ou encore
résulter d’une exposition à la chaleur, peut résister à la digestion par les
enzymes intestinaux humains et ne pas être absorbée par le petit intestin27,
de la même façon que les
fibres alimentaires. Cette fraction porte le
nom d’amidon résistant. Une étude a démontré que des grains d’orge entiers
cuits contiennent environ 1 % d’amidon résistant naturellement
présent, ainsi qu’environ 0,7 % d’amidon résistant formé à la suite d’une
exposition à la chaleur. Certaines variétés d’orge, plus riches en amylose (un
type d’amidon), pourraient en contenir deux fois plus27. Des effets
bénéfiques de l’amidon résistant ont été rapportés, tels qu’une fermentation
par la flore intestinale amenant une diminution du taux d’ammoniaque dans les
selles. Certains chercheurs adhèrent à l’idée que l’amidon résistant pourrait
jouer un rôle dans la diminution du risque de
cancer du côlon, mais d’autres soutiennent
qu’étant donné les résultats contradictoires de différentes études, on n’en
sait pas encore assez sur l’amidon résistant pour lui attribuer cette propriété
particulière31.

Satiété

La consommation
d’orge, que ce soit sous sa forme entière ou de farine, a été associée à un
sentiment de satiété plus élevé une heure et demie après le repas, en
comparaison avec une quantité équivalente de pain blanc à base de blé27.
Cette propriété peut rendre l’orge intéressante pour les personnes qui
recherchent des repas soutenants.

Fonction
intestinale

Chez des
personnes en santé, des chercheurs ont observé que la consommation d’une diète
contenant de l’orge augmentait le volume des selles; ils rappellent également
qu’il y aurait une relation entre un volume de selles plus élevé et une
diminution du risque de cancer du côlon24. Cette propriété est l’une
des caractéristiques notables des aliments riches en fibres alimentaires.

Autres
propriétés

Nutriments les
plus importants

Voir la signification des symboles de
classification des sources des nutriments

Source Phosphore.
L’orge est une source de phosphore (voir notre fiche
Palmarès des nutriments Phosphore). Le phosphore constitue
le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue
un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des
dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la
régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le
pH du sang. Finalement, le
phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.

Source Magnésium.
L’orge contient suffisamment de
magnésium pour en être une source pour la femme,
mais pas suffisamment pour être considérée comme une source pour l’homme, dont
les besoins sont plus élevés. Le magnésium participe au développement osseux, à
la construction des protéines, aux réactions enzymatiques, à la contraction
musculaire, à la santé dentaire et au bon fonctionnement du
système immunitaire. Il joue aussi un rôle
dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.

Source Fer. L’orge
est une source de
fer. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce
minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules
rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles
cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx
nerveux).

Source Zinc. L’orge
est une source de
zinc. Le zinc participe notamment aux réactions
immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût,
à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus. Il interagit
également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il
participe à la synthèse (fabrication), à la mise en réserve et à la libération
de l’insuline.

Source Manganèse.
L’orge est une source de manganèse. Le manganèse agit comme
cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une
douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la
prévention des dommages causés par les
radicaux libres.

Source Cuivre. L’orge
est une source de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le
cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine
servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme.
Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du
corps contre les radicaux libres.

Source Sélénium.
L’orge est une source de
sélénium. Dans l’organisme, ce minéral est associé
à l’un des principaux enzymes antioxydants, prévenant ainsi la formation de
radicaux libres. Le sélénium contribue aussi à convertir les hormones
thyroïdiennes en leur forme active.

Source Vitamine B1.
L’orge est une source de vitamine B1. Appelée aussi thiamine, cette
vitamine fait partie d'un
coenzyme nécessaire à la production d'énergie principalement à partir
des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de
l'influx nerveux et favorise une digestion et une croissance normales.

Source Vitamine B3.
L’orge est une source de
vitamine B3. Appelée aussi niacine,
cette vitamine participe à de nombreuses réactions métaboliques et contribue
particulièrement à la production d'énergie à partir des glucides, des lipides,
des protéines et de l'alcool que nous ingérons. Elle collabore aussi au
processus de formation de l’
ADN, permettant une croissance et un développement
normaux.

Source Vitamine B6.
L’orge est une source de
vitamine B6. Cette vitamine, aussi
appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui collaborent au métabolisme des
protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse (fabrication) des
neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également
à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage
d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène
en glucose et elle participe au bon fonctionnement du système immunitaire.
Cette vitamine joue enfin un rôle dans la formation de certaines composantes
des cellules nerveuses et dans la modulation de récepteurs hormonaux.

Que vaut une
« portion » d’orge?

Poids/volume

Orge perlé,
cuit, 125 ml / 83 g

Calories

102

Protéines

1,9 g

Glucides

23,4 g

Lipides

0,4 g

Fibres
alimentaires

2,0 g

Des composés à
la fois nuisibles et bénéfiques

Les grains
céréaliers contiennent des composés phytochimiques. L’acide phytique, un
des plus abondants micro constituants du grain, en est un bon exemple. Ce
composé, que l’on retrouve en plus grande quantité dans l’enveloppe externe du
grain (son) et dans le germe, a la capacité de se lier à certains minéraux
(calcium, magnésium, fer, zinc) et ainsi, de réduire leur absorption dans
l’intestin.

Toutefois, les
chercheurs s’entendent pour dire que, dans un contexte nord-américain où il y
abondance et diversité alimentaire et où la déficience nutritionnelle est
plutôt marginale, cet effet a peu d’impact sur la santé. La consommation
d’acide phytique (ou phytate) serait même bénéfique puisqu’il agit comme antioxydant
dans l’organisme.

En effet, l’acide
phytique et plus précisément ses dérivés, pourraient contribuer à protéger
contre le cancer du côlon et même contre les maladies
cardiovasculaires
. Ces effets, observés in vitro et chez l’animal,
n’ont toutefois pas encore été validés chez l’humain.

Précautions

Entéropathie
au gluten (
maladie coeliaque)
La maladie coeliaque, également connue sous le nom d’intolérance, d’entéropathie
ou d’hypersensibilité au gluten, touche environ 4 personnes
sur 1 000 en Amérique du Nord. Les gens atteints présentent une
intolérance permanente au gluten, une protéine qui se retrouve dans le grain de
plusieurs céréales. Cette protéine est toxique pour les gens coeliaques et sa
consommation peut entraîner des symptômes intestinaux tels qu’une malabsorption
de plusieurs nutriments. Le traitement de la maladie coeliaque consiste à
exclure totalement le gluten de l’alimentation.

L’orge contient
des protéines formant le gluten; les personnes atteintes doivent donc éviter
l'orge et ses produits dérivés (malt, bière, etc.).

L’orge
et les allégations de santé américaines

Aux États-Unis, en 1997, la
FDA
(Food and Drug Administration) a permis d’afficher sur
les étiquettes des produits alimentaires une allégation à l’effet que, en
raison du contenu des fibres solubles d’
avoine ou de psyllium en bêta-glucanes, leur consommation, dans
le cadre d’une alimentation faible en gras saturés et en cholestérol, peut
aider à diminuer le risque de maladie cardiovasculaire. En 2005, la FDA a ajouté l’orge à sa liste
de sources éligibles de fibres solubles de type bêta-glucane1.

L’orge au fil du temps

Le
terme « orge » est apparu dans la langue française écrite au
XIIe siècle. C'est une adaptation ancienne du nom latin de la
plante, hordeum. L'orge dite d'automne porte le nom d'escourgeon, qui
vient du latin corrigia et signifie « courroie », par allusion
à la forme de l'épi. L'orge commune, ancêtre de toutes les variétés modernes,
porte le nom de paumelle, du latin palmutia, « petite palme ».
Selon les usages, l'orge est féminine… ou bien masculin. Nature, elle est
féminine : de l’orge hâtive; décortiqué, il est masculin : de l’orge
mondé ou perlé.

L'orge, qui est
une céréale de la même famille que le blé et l’avoine, a probablement été cultivée
pour la première fois à l'époque préhistorique sur les hauts plateaux de
l'Éthiopie et dans le sud-est de l'Asie. On pense que ce fut la première
céréale à être domestiquée. Sa culture se serait ensuite étendue à l'Égypte, à la Mésopotamie et au nord
de l'Europe, quelques milliers d’années avant notre ère. Chez les Hébreux, les
Grecs et les Romains, c'était la principale céréale dont on se servait pour
faire du pain. On la consommait aussi en bouillie, notamment en Grèce.

La nourriture
des athlètes

Réputée pour être
un aliment de force, on la donnait aux champions des antiques jeux d’Éleusis,
en Grèce. Quant aux gladiateurs, ils portaient le nom de hordearii, ou
« hommes-orge », du fait que c'était le principal aliment qu'ils
consommaient durant leur entraînement. Sa pauvreté relative en gluten la
rendant difficilement panifiable, l’orge a été remplacée par le blé lorsque les
humains ont découvert les joies du pain levé, plus léger que les traditionnels
pains plats qui, dans toutes les cultures, constituaient jusqu'alors la base de
l'alimentation.

Sélection et
utilisation

Toutefois, bien
avant d'être cultivée, l'orge était récoltée à l'état sauvage. L'espèce la plus
ancienne, l'ancêtre de notre paumelle actuelle, était difficile à récolter du
fait que son rachis (ou axe central de l'épi) était faible et que les grains
tombaient hâtivement. Elle fut finalement remplacée par des espèces à quatre et
six rangs au rachis beaucoup plus fort. Les chercheurs croient qu'il s'agit de
la première forme de sélection à avoir été effectuée par les humains, il y a
environ 10 000 ans. Pendant plusieurs millénaires, ce sera de loin la
céréale la plus employée, jusqu'à ce que le blé la détrône.

Aujourd’hui, elle
a conservé certains de ces usages alimentaires, notamment en Afrique du Nord et
dans certaines parties de l'Asie où l'on s'en sert pour faire un pain plat et
une bouillie. Mais désormais, on la cultive surtout pour l'industrie de la
malterie (le malt provient de l’orge germé et séché, et est l’ingrédient de
base de la bière), et comme moulée ou fourrage pour les porcs, les boeufs à
viande et la volaille. Toutefois, l'intérêt tout récent que l'on porte aux
fibres alimentaires et aux glucides complexes, dont elle est riche, devrait
changer ce profil.

Écologie et environnement

Engrais
vert

En plus de servir de nourriture aux humains et aux animaux, l'orge peut servir
d'engrais vert. À ce titre, elle prévient l'érosion du sol, nourrit tout ce
qu'il y a de vivant et d'utile dans le sol, depuis les bactéries jusqu'aux lombrics,
et protège ces organismes relativement fragiles contre les rayons ultraviolets
et les températures extrêmes. Enfin, les engrais verts opposent une solide
concurrence aux mauvaises herbes, diminuant ainsi le recours à des herbicides
chimiques.

Références

Note : les
liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon
continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors
utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

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Notes

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Source :
http://www.passeportsante.net

 
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Une consommation modérée du soja ne peut être que bénéfique

Posted by santeplus on août 20, 2009 in CONNAITRE NOS ALIMENTS


Une consommation modérée du soja ne peut être que bénéfique

Une consommation modérée des produits à
base  de soja ne peut être que bénéfique pour la santé, a estimé un
médecin nutritionniste de l'Institut national de la santé publique, le Dr. Hadj
Lakhel Belkacem. Riches en protéines et en bonnes graisses, les graines
oléagineuses  de soja ne sont pas les seules à contenir les oméga 3 et 6
comme on tendrait  à le croire, selon le nutritionniste qui estime
cependant que le soja est « intéressant »  car il contient
également des
fibres.          
  »L'intérêt du soja est qu'il apporte des protéines et est source
d'énergie,  comme les pois chiches, les haricots et les lentilles, mais en
plus il apporte  de la matière grasse alors que les autres légumineuses en
contiennent très peu »,  a-t-il expliqué à l'APS. Pour ce qui est de
l'effet du soja sur plusieurs maladies telles que  le mauvais cholestérol,
l'hypertension, le diabète, comme cela a été « prouvé »  par des
recherches japonaises et américaines, « le principe est simple :
toute  matière grasse végétale a un effet positif sur le taux de
cholestérol et autres,  ce n'est pas spécifique au soja », a indiqué
le Dr Hadj Lakhel.        
 Il a souligné que l'huile de soja, à l'instar de toutes les huiles
végétales  est bonne pour la santé car elle est poly-insaturée, relevant
qu'il faut avoir  dans l'apport en matières grasses entre 3 et 7% au moins
de poly insaturés,  le reste mono insaturées. Le médecin conseille, à
ce propos, de diversifier les huiles : olive,  colza, tournesol et
soja.         
Après avoir rappelé que le premier pays producteur de soja dans le  monde
c'est les Etats-Unis qui l'exportent et l'utilisent pour l'alimentation 
du bétail, il a relevé que, contrairement aux civilisations asiatiques qui
l'utilisent  pour l'alimentation humaine depuis 5.000 ans, les Algériens
« ignorent » cet 
aliment.         
Le nutritionniste a indiqué à cet égard que notre pays a planté depuis 
quelque temps déjà cette graine à titre expérimental, notamment pour
l'alimentation  du bétail, mais « sans grand succès », a-t-il
estimé.
En effet, la culture du soja nécessite « beaucoup d'eau » et
« entre  en compétition avec d'autres produits », de même qu'elle
« demande une forte main  d'œuvre comme les autres légumineuses, le
machinisme n'étant pas développé  chez nous », a précisé le Dr Hadj
Lakhel.         
La farine de soja peut être raffinée, re-texturée en viande ou lait  pour
les bébés qui ne tolèrent pas les protéines du lait de vache, a-t-il
ajouté.        
 L'huile de soja est, comme l'huile d'olive, déconseillée pour les
fritures. Pour frire, il est conseillé d'utiliser l'huile d'arachide, de colza,
selon  le
nutritionniste.         
En réponse à la question de savoir si le lait de soja pourrait remplacer  le
lait de vache, le médecin a été formel répondant par la négative. Il
expliqué  que le seul lait bon pour le bébé est le lait maternel d'abord,
puis celui de  la vache, le lait de soja n'étant donné au nourrisson que
dans le cas d'intolérance  aux protéines
animales.         
De même pour l'adulte, le nutritionniste a estimé que les protéines  de
soja peuvent pallier la viande mais ne la remplacent pas. « Le mieux pour
la santé est de varier la qualité de la nourriture en  fonction de nos
besoins et ne pas focaliser sur un seul produit », a expliqué  le
médecin, notant que toutes les graisses animales « sont néfastes » pour
la  santé à l'exception de celles des
poissons.         
Quant aux isoflavones contenues dans le soja, selon le nutritionniste 
elles n'existent pas uniquement dans le soja, même s'il reconnaît que
leurs  taux est « peut être plus
important ».         
Interrogé sur le régime végétarien, il a estimé qu'on peut très bien 
équilibrer son alimentation avec les protéines des légumineuses, fruits,
légumes, produits laitiers et oeufs si on ne consomme pas du tout de la
viande.         
Pour conclure, le médecin a recommandé de prendre les produits à base  de
soja, tout en gardant un équilibre alimentaire en respectant les
recommandations  de l'INSP. L'INSP recommande en effet de consommer des
produits animaux, (poissons,  volailles, etc.), des légumineuses et fruits
à coq, des céréales, de la matière  grasse, animale et végétale, et des
fruits et légumes.

Source : http://www.elmoudjahid.com

 

 
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La betterave rouge, ce n’est pas que le sucre !

Posted by santeplus on juin 4, 2009 in CONNAITRE NOS ALIMENTS

betterave rouge

D’apparence banale et surtout d’usage courant, la racine de la betterave n’en est pas moins pleine de vertus.

D’apparence banale et surtout d’usage courant, la racine de la betterave n’en est pas moins pleine de vertus.
Et cela en dépit du nom peu valorisant – Beta vulgaris rapa… – que les botanistes lui donnent. Si depuis les blocus imposés par les britanniques à la France au XIXème siècle, la betterave a fait la fortune de ceux qui la cultivent, c’est évidemment parce que ses racines sont riches en sucre. Mais ce n’est pas tout.
Dans la betterave dont vous faites vos salades, vous trouverez une quantité importante de vitamines et de minéraux. Côté vitamines, elle vous apportera de la vitamine A – pour les yeux et en particulier la vision de nuit ou en éclairage réduit – des vitamines du groupe B – B1 pour le système nerveux, B2, B3 et B5 pour la peau et les muqueuses – de la vitamine PP pour la peau, le système nerveux et la digestion, de la vitamine C dont on n’a plus besoin d’expliquer les bienfaits, et enfin de la vitamine E pour la spermatogenèse et la fonction reproductive en général.
Vous bénéficierez également de sa richesse en minéraux : magnésium, phosphore, manganèse, cuivre, fer, zinc, calcium, potassium, brome, chlore, lithium, sodium, soufre… Autant dire que vous disposez là d’un produit quasiment «bon pour tout», recommandable dans les syndromes de déminéralisation ou de fatigue, contre les troubles de la digestion et les affections hépatiques ou hépato-biliaires…
La racine de betterave est également un reminéralisant puissant, aux vertus tonifiantes et énergétiques. Vous pouvez en absorber à peu près autant que vous pouvez, sans autre effet secondaire qu’une… coloration rouge des urines. Ne vous laissez pas impressionner par la chose. Cette coloration cessera dès que vous ne consommerez plus de betterave…

 Source : http://www.elmoudjahid.com

 

 
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L’ail, Allium sativum (L.), Thoum

Posted by santeplus on nov 6, 2008 in CONNAITRE NOS ALIMENTS


L’ail, Allium sativum (L.), Thoum

Plante herbacée, bulbeuse, vivace originaire d’Asie ; elle est très cultivée dans les pays du pourtour méditerranéen, en particulier en Algérie. Les bulbes, à l’odeur et au goût forts, sont souvent employés comme condiments en cuisine ; ils sont appréciés dans de nombreuses recettes.

En Algérie, d’autres espèces spontanées et voisines sont représentées telles que l’ail rose, Allium roseum (L.) ; l’ail à tête ronde ou Allium sphaerocephalum (L.) et l’ail triquètre ou Allium triquetrum (L.). La partie utilisée est le bulbe qui est considéré parmi les remèdes les plus anciens ; il serait indispensable car il possède des vertus incroyables en phytothérapie. En effet, l’ail contient des composés soufrés qui correspondent à une essence volatile renfermant l’allicine. Cette substance possède des effets bactéricides et serait l’un des meilleurs antibiotiques naturels. On retrouve dans celle-ci de la silice, du soufre et de l’iode qui sont d’excellents désinfectants surtout au niveau pulmonaire. L’ail est un anti-inflammatoire qui détruit les microbes et les parasites empêchant leur prolifération. Il chasse les oxyures et les ascarides de l’appareil digestif. Par ses propriétés curatives, l’ail dissout les cristaux d’acide urique dont la concentration élevée dans le sang entraîne la goutte, maladie caractérisée par de forts rhumatismes au niveau des articulations. Il stimule le coeur, facilite la circulation et équilibre la pression artérielle, car il renferme des agents anticoagulants et anticholestérol. Enfin, l’ail est hypoglycémiant, légèrement diurétique et détruit les cors. En usage externe, il efface les verrues et donne de bons résultats pour soigner la teigne. Les principaux constituants sont le principe actif, l’allicine ou antibiotique naturel, la silice, le soufre, l’iode, les vitamines A, B, C, et E.

Par Youcef Temani

 
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Récolte des Champignons – Difficile distinction entre le comestible et le vénéneux

Posted by santeplus on nov 5, 2008 in CONNAITRE NOS ALIMENTS


Récolte des Champignons – Difficile distinction entre le comestible et le vénéneux

La plupart sont comestibles mais peuvent être vénéneux après quelques jours de conservation et puis d’autres, toxiques, perdent de leur dangerosité après un certain temps de cuisson.

D’autres encore sont carrément mortels et leur simple rencontre devrait inciter le randonneur à poursuivre sa route, sans un regard en arrière. Les champignons, qu’ils soient rouges à petits pois blancs, charnu ou ombrellé dans le noir sont un spectacle pour les yeux et un bonheur pour les papilles quand ceux-là le permettent. D’aspect inoffensif, les champignons ont pourtant démontré qu’ils étaient aussi dangereux qu’un serpent venimeux et qu’ils méritent toute l’attention nécessaire pour pouvoir s’en approcher.

Afin d’éviter que d’autres victimes subissent le sort malheureux des deux enfants et de la jeune femme habitant la wilaya de Bord Bou Arréridj, morts après avoir consommé des champignons sauvages. Un zoom sur les champignons comestibles et les interdits avec quelques règles de base
- 1- La règle est simple : il convient d’en identifier quatre ou cinq espèces comestibles qui sont les plus usuelles et qui ne peuvent être confondues avec les espèces vénéneuses et rejeter ainsi toues les autres espèces non identifiées.
- 2- Les espèces comestibles sont principalement les cèpes, les bolets et les girolles qui poussent en grande quantité.
- 3- En cas de doute, il faut bien cuire les champignons, car certaines espèces, comme l’amanite phalloïde ou les morilles, contiennent des substances dangereuses, mais qui disparaissent après la cuisson.
- 4- En cas de gastro-entérite violente, de vomissements et de douleurs musculaires, l’hospitalisation est nécessaire.D’autant que le délai entre les symptômes et l’ingurgitation des champignons varie selon les espèces.

Il existe environ 100 000 espèces de champignons dont des vénéneux. Quelque 170 espèces toxiques ont été répertoriées. Il faut également savoir que certaines espèces comestibles sont toxiques lorsqu’elles sont mangées crues. La précaution la plus sûre consiste à ne pas cueillir et ne pas consommer en cas de doute. Les champignons aiment l’humidité et la température. La pluie des ces dernières semaines, suivies d’éclaircies, a favorisé la pousse des champignons sauvages. Suite à l’hospitalisation de 13 personnes et de la mort de 3 autres dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avertit : « Il est recommandé de s’en tenir à des pratiques de sécurité lors des activités de cueillettes de champignons sauvages ». D’autant que les espèces vénéneuses peuvent apparaître près des habitations ou dans les coins d’une cour, il est impératif d’instruire les enfants mais également les adultes afin de les identifier.

Avertissement

Les reproductions ci-contre ne peuvent servir de support pour une cueillette sans danger de champignons. Il faut savoir qu’entre la reproduction dessinée ou photographiée d’un champignon et l’espèce vue dans son environnement, il existe de grandes différences. Les reproductions ne doivent servir que comme support de connaissance. Il faut noter que certains vénéneux et comestibles peuvent être confondus même sur une reproduction détaillée. En effet, qu’est-ce qui distingue le cèpe qui est comestible du bolet satan qui lui est vénéneux. De même la girolle peut être confondue avec le lactaire à toison qui est mortel. Sauf à bien les connaître, mieux vaut s’abstenir de les cueillir.

Par Zineb A. Maiche

source: http://www.elwatan.com

 
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La datte : une bonne recharge énergétique

Posted by santeplus on nov 3, 2008 in CONNAITRE NOS ALIMENTS


La datte : une bonne recharge énergétique

Fruit exceptionnellement riche, la datte constituaient un aliment fondamental pour les musulmans. Les dattes sont particulièrement prisées durant le mois de Ramadhan.
Le Prophète Mohamed (bénédiction et paix sur lui) avait même recommandé aux musulmans de rompre le jeûne avec des dattes pour ses innombrables caractéristiques et bienfaits. La datte est véritablement un aliment «plaisir», mais aussi un aliment de santé. Traditionnellement, les dattes sont consommées en cas d’asthénie, d’anémie, de déminéralisation, de grossesse, de convalescence ou de croissance.
C’est l’un des fruits les mieux pourvus en fibres et en sucres, qui fournit un complément utile en minéraux et oligo-éléments. Les dattes sont particulièrement recommandées pour les sportifs et les adolescents ainsi que pour tous ceux qui ont besoin d’un complément énergétique de qualité car ce fruit est une véritable source de glucides (sucres); en magnésium et en potassium, dont les besoins augmentent avec l’effort musculaire. Cette richesse en glucides fait que les dattes sont un aliment de choix pour le travail musculaire, puisque lesglucides sont un bon carburant pour les muscles.
Les dattes constituent une source de fibres alimentaires et sont, grâce à leur contenu élevé en glucides, des fruits à haute teneur énergétique, faciles à consommer et pratiques à garder sous la main. Ce fruit renferme une forte concentration d’antioxydants capables de neutraliser les radicaux libres néfastes pour nos cellules. Ainsi, un apport substantiel d’antioxydants fourni par les fruits et les légumes peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires et de certains types de cancers.

Un complément minéral de choix
C’est aussi grâce à leur apport élevé en minéraux que les dattes participent au bon équilibre alimentaire. Elles sont particulièrement riches en potassium. Leur teneur en magnésium et en fer est appréciable. Les dattes contribuent aussi à la couverture des besoins en calcium, en zinc, en cuivre et en manganèse. Elles permettent de renforcer très efficacement l’apport en fibres, souvent déficitaires aujourd’hui dans les repas. Les fibres des dattes, essentiellement insolubles, sont très efficaces pour lutter contre la tendance à la paresse intestinale.
En retenant l’eau dans le côlon, elles font augmenter le volume et le poids des selles, ce qui réduit le temps de transit et facilite l’évacuation.
Par ailleurs, des études ont démontré que les fibres solubles jouent un rôle dans la réduction du taux de cholestérol et, par conséquent, elles peuvent contribuer à diminuer le risque de maladies cardiovasculaires.

source: http://www.latribune-online.com

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