Voici un article de Patricia THOMAS à propos des dangers liés à l'utilisation des poêles et autres ustensiles revêtus de Téflon.
« DuPont de Nemours savait. Depuis 1981. Et n'a rien dit. A la suite d'une action en justice, il s'est avéré que la célèbre multinationale avait caché des études montrant le danger de l'un de ses produits phares, le téflon. On le croyait inerte et innofensif. En réalité, des études récentes montrent qu'il dégagerait des polluants parmi les plus dangereux.
Découvert à la fin des années 1930 par un scientifique de la firme DuPont de Nemours, Roy J.PLunkett (1910-1994), le téflon est le nom commercial du ploytetrafluroéthylène (PTFE), commercialisé dès 1946.
Le téflon a facilité la vie quotidienne. Imperméable à l'eau, à la poussière et à la graisse, cette matière étonnante s'est retrouvée partout : dans le revêtement des poêles, des ustensiles de cuisine, dans des vêtements et tapis anti-taches, dans l'emballage alimentaire, les lunettes, les verres de contact, l'imperméabilisant Gore-Tex, l'isolation des fils électriques…
Très pratique, le revêtement en téflon empêche la nourriture d'attacher au fond des casseroles, facilite le lavage et permet d'utiliser moins de matières grasses. Il est si pratique que personne, pas même la multinationale DuPont de Nemours, son fabricant, ne s'est soucié de s'assurer qu'il était sans danger.
Les dangers du téflon : Car le téflon est composé de plusieurs produits toxiques qui peuvent être relachés dans l'air et dans la nourriture. Plus la température de cuisson est élevée, plus le revêtement se décompose rapidement, en émettant de fines particules et des gaz. Ces émissions s'observent généralement après deux années d'utilisation, et le phénomène peut s'accélérer si vous nettoyez les casseroles avec du detergent abrasif. Les produits chimiques émanant du téflon sont nocifs pour les humains et mortels, même à doses infimes… pour les oiseaux de compagnie.
Le téflon est un composé complexe d'hydrocarbures perfluorés (PFC). Aujourd'hui, les PFC sont considérés comme dangereux car ile remplissent tous les critères d'un polluant bio-accumulatif : il n'est pas biodégradable, il s'accumule dans le corps humain, chez les animaux , et les tests en laboratoire ont prouvé qu'il était toxique pour les mammifères.[...]
La dégradation du téflon dans la casserole : Le moyen le plus rapide de dégrader le téflon, c'est de le chauffer. DuPont assure que ses produits sont stables jusqu'à 315°C, ce qui serait selon DuPont une température non atteinte lors de la cuisson ordinaire. Or des études indépendantes infirment ce propos. Des produits toxiques ont été émis par le téflon dès 230°C. Lors des tests effectués par l'association indépendante Environmental Working Group, une poêle avec du téflon dépassait cette température après 2 à 5 minutes d'utilisation normale, atteignant jusqu'à 391°C en 3 minutes et 20 secondes. Des dégagements de neurotoxines sont également observés.
Utilisée normalement, une poêle en téflon dégage des particules qui se logent profondément dans les poumons. Mortelles pour les oiseaux, ces particules peuvent provoquer la « fièvre des polymères » selon l'expression consacrée. Il s'agit d'une atteinte de type pseudo-grippal (malaise, fièvre, douleurs thoraciques, dyspnée, toux).[...]
Toxicité chez l'animal… et chez l'homme : Chez les primates, l'exposition à un dérivé du téflon, l'acide perfluoro-octanoïque (PFOA), a mené à de « l'hypothyroïdisme » c'est à dire à un sous développement de la glande thyroïde. Cet effet a aussi été mentionné pour l'homme, avec pour conséquences possibles de l'hypothyroïdie l'obésité, la résistance à l'insuline et le cancer de la thyroïde. Des études montrent que chez certains animaux le PFOA est nocif pour au moins neuf types de cellules qui régulent le fonctionnement immunitaire. Les cellules de la rate et du thymus y sont vulnérables et l'exposition au PFOA réduit les fonctions immunitaires de la souris. Le PFOA a été récemment associé à des augmentations du taux de cholestérol chez les ouvriers travaillant le téflon, comme DuPont lui même le concède.
Les perfluorés agissent sur le système endocrinien, activant des signaux hormonaux, un déclencheur potentiel de cancer, de stérilité et d'anomalies de développementales. L'exposition aux produits dérivés du téflon pendant la grossesse est particulièrement dangereuse. A la suite d'une action en justice d'un groupe de citoyens, des données ont été dévoilées en juillet 2004 par l'agence américaine de l'environneemnt (EPA). Elles montrent que DuPont savait depuis 1981 que le PFOA se communique de la mère à l'enfant et peut causer des déformations faciales chez les humains. [...]
Les premières victimes : les riverains des usines de téflon : En 2001, des habitants près d'une usine de DuPont à l'ouest de la virginie ont intenté un procès contre la compagnie, affirmant qu'elle a sciemment pollué les eaux des rivières près du site. Des recherches demandées par les habitants et éffectuées par un professeur de l'université de californie à Los Angeles, James Dahlgren, ont montré un taux anormalement élevé de cancers de la prostate et des cancers de l'appareil reproductif féminin. Les habitants ont réussi à obtenir les dossiers médicaux de 5000 ouvriers de DuPont et ont découvert un excès de certains cancers comme le lymphome non hodgkinien, la leucémie et le myélome multiple. [...]
Le téflon a été vanté pendant des décennies comme « le meilleur ami de la ménagère ». Pourtant aucune étude n'a jamais prouvé son innocuité. A l'inverse, de nombreuses études ont montré les dangers sanitaires de ses dérivés chez des mammifères ou chez l'homme, pour lequel il manque cruellement de données. Des associations de consommateurs américaines exigent que les casseroles en téflon portent une inscription avertissant le consommateur. Est-ce bien suffisant? Selon le principe de précaution, le téflon devrait être retiré des rayons jusqu'à preuve inattaquable de son innocuité. »
Si vous préparez certains de vos repas dans une poêle enduite de téflon, l’article qui suit vous permettra d’en savoir plus sur ce matériau aux propriétés passablement sournoises.
Oubliez les belles publicités, le visage caché du téflon vous donnera le goût d’explorer les « alternatives »!
L’extrait d’article qui suit est paru, à l’origine, dans l’Écologiste, Numéro 16 — il s’agit de l’édition française de The Ecologist, un magazine britannique trimestriel qui n’a pas peur de fouiller les dossiers et qui est membre du Guardian Environment Network.
À la suite d’une action en justice, il s’est avéré que la célèbre multinationale avait caché des études montrant le danger de l’un de ses produits phares, le téflon. On le croyait inerte et innofensif. En réalité, des études récentes montrent qu’il dégagerait des polluants parmi les plus dangereux.
Découvert à la fin des années 1930 par un scientifique de la firme DuPont de Nemours, Roy J. PLunkett (1910-1994), le téflon est le nom commercial du ploytetrafluroéthylène (PTFE), commercialisé dès 1946.
Le téflon a facilité la vie quotidienne. Imperméable à l’eau, à la poussière et à la graisse, cette matière étonnante s’est retrouvée partout: dans le revêtement des poêles, des ustensiles de cuisine, dans des vêtements et tapis anti-taches, dans l’emballage alimentaire, les lunettes, les verres de contact, l’imperméabilisant Gore-Tex, l’isolation des fils électriques…
Très pratique, le revêtement en téflon empêche la nourriture d’attacher au fond des casseroles, facilite le lavage et permet d’utiliser moins de matières grasses. Il est si pratique que personne, pas même la multinationale DuPont de Nemours, son fabricant, ne s’est soucié de s’assurer qu’il était sans danger.
Les dangers du téflon
Le téflon est composé de plusieurs produits toxiques qui peuvent être relachés dans l’air et dans la nourriture.
Plus la température de cuisson est élevée, plus le revêtement se décompose rapidement, en émettant de fines particules et des gaz. Ces émissions s’observent généralement après deux années d’utilisation, et le phénomène peut s’accélérer si vous nettoyez les casseroles avec du detergent abrasif. Les produits chimiques émanant du téflon sont nocifs pour les humains et mortels, même à doses infimes… pour les oiseaux de compagnie.
Le téflon est un composé complexe d’hydrocarbures perfluorés (PFC). Aujourd’hui, les PFC sont considérés comme dangereux car ile remplissent tous les critères d’un polluant bio-accumulatif: il n’est pas biodégradable, il s’accumule dans le corps humain, chez les animaux et les tests en laboratoire ont prouvé qu’il était toxique pour les mammifères. [...]
La dégradation du téflon dans la casserole
Le moyen le plus rapide de dégrader le téflon, c’est de le chauffer.
DuPont assure que ses produits sont stables jusqu’à 315°C ce qui serait, selon DuPont, une température non atteinte lors de la cuisson ordinaire. Or des études indépendantes infirment ce propos. Des produits toxiques ont été émis par le téflon dès 230°C. Lors des tests effectués par l’association indépendante Environmental Working Group, une poêle avec du téflon dépassait cette température après 2 à 5 minutes d’utilisation normale, atteignant jusqu’à 391°C en 3 minutes et 20 secondes. Des dégagements de neurotoxines sont également observés.
Utilisée normalement, une poêle en téflon dégage des particules qui se logent profondément dans les poumons. Mortelles pour les oiseaux, ces particules peuvent provoquer la « fièvre des polymères » selon l’expression consacrée. Il s’agit d’une atteinte de type pseudo-grippal (malaise, fièvre, douleurs thoraciques, dyspnée, toux). [...]
Toxicité chez l’animal… et chez l’homme
Chez les primates, l’exposition à un dérivé du téflon, l’acide perfluoro-octanoïque (PFOA), a mené à de « l’hypothyroïdisme » c’est à dire à un sous développement de la glande thyroïde.
Cet effet a aussi été mentionné pour l’homme, avec pour conséquences possibles de l’hypothyroïdie l’obésité, la résistance à l’insuline et le cancer de la thyroïde. Des études montrent que chez certains animaux le PFOA est nocif pour au moins neuf types de cellules qui régulent le fonctionnement immunitaire. Les cellules de la rate et du thymus y sont vulnérables et l’exposition au PFOA réduit les fonctions immunitaires de la souris.
Le PFOA a été récemment associé à des augmentations du taux de cholestérol chez les ouvriers travaillant le téflon, comme DuPont lui-même le concède.
Les perfluorés agissent sur le système endocrinien, activant des signaux hormonaux, un déclencheur potentiel de cancer, de stérilité et d’anomalies de développementales. L’exposition aux produits dérivés du téflon pendant la grossesse est particulièrement dangereuse.
À la suite d’une action en justice d’un groupe de citoyens, des données ont été dévoilées en juillet 2004 par l’agence américaine de l’environnement (EPA). Elles montrent que DuPont savait depuis 1981 que le PFOA se communique de la mère à l’enfant et peut causer des déformations faciales chez les humains. [...]
Les premières victimes: les riverains des usines de téflon
En 2001, des habitants près d’une usine de DuPont à l’ouest de la Virginie ont intenté un procès contre la compagnie, affirmant qu’elle a sciemment pollué les eaux des rivières près du site.
Des recherches demandées par les habitants et éffectuées par un professeur de l’université de californie à Los Angeles, James Dahlgren, ont montré un taux anormalement élevé de cancers de la prostate et des cancers de l’appareil reproductif féminin. Les habitants ont réussi à obtenir les dossiers médicaux de 5,000 ouvriers de DuPont et ont découvert un excès de certains cancers comme le lymphome non hodgkinien, la leucémie et le myélome multiple. [...]
Le téflon a été vanté pendant des décennies comme « le meilleur ami de la ménagère ». Pourtant aucune étude n’a jamais prouvé son innocuité.
À l’inverse, de nombreuses études ont montré les dangers sanitaires de ses dérivés chez des mammifères ou chez l’homme, pour lequel il manque cruellement de données.
Des associations de consommateurs américaines exigent que les casseroles en téflon portent une inscription avertissant le consommateur. Est-ce bien suffisant? Selon le principe de précaution, le téflon devrait être retiré des rayons jusqu’à preuve inattaquable de son innocuité.
Cet article a été publié en 2005 et pourtant, en mars 2009, on retrouve des produits utilisant le téflon dans à peu près toutes les chaînes de magasins à grande surface.
Pourquoi, environ 4 ans après la publication de cet article-choc, tant de gens continuent-ils d’acheter des produits contenant du téflon?
La Société canadienne du cancer s’inquiète d’un lien possible entre les substances utilisées dans le revêtement des ustensiles de cuisson antiadhésifs et le cancer. Toutefois, nous devons poursuivre les recherches pour comprendre si ces substances sont dangereuses ou non.
Le Globe and Mail a fait un bon article sur le sujet, en 2006 (dans sa série « Toxic Shock ») mais ça ne semble pas avoir été suffisant pour convaincre les gens de cesser d’achater des produits utilisant du téflon.
Cet article de NaturoSanté parle également des vapeurs nocives du téflon, dans un article traitant de la toxicité de l’aluminium, un autre matériau à proscrire de nos cuisines.
Il y a aussi GreenPeace qui dénonce le téflon et qui invite ses lecteurs à découvrir l’excellent reportage de Protégez-vous, sur les dangers de celui-ci, lorsqu’utilisé pour cuisiner. Au final, leur recommadation est toute simple: « Cuisinez de préférence avec des poêles et des casseroles en acier inoxydable ou en fonte » — alors voilà, vous savez désormais ce qu’il reste à faire.
Même si les magasins continuent de vendre des produits utilisant le téflon, vous pouvez leur envoyer un message clair en arrêtant d’en acheter.
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Il n’existe sans doute pas un seul fumeur sur la planète qui ne voudrait
pas cesser de fumer.
Le problème ne réside pas dans la volonté, mais plutôt
dans le pouvoir de le faire. De toutes les personnes que nous avons sondées,
aucune n’a dit vouloir continuer de fumer. Aucune. Même si parmi elles, il s’en
est trouvé qui ont répondu qu’elles n’ont jamais pensé à mettre fin à cette
habitude.
Aussi, il n’existe pas un consommateur de tabac qui ignore les effets désastreux
de la cigarette. Même les personnes ayant un niveau d’instruction faible, sont
au fait de toutes les maladies que peut entraîner la consommation de tabac.
D’ailleurs, il n’est nul besoin d’aller s’enquérir auprès du médecin des
méfaits de la cigarette ni de surfer sur Internet pour les connaître. Pour
cela, il suffit d’effectuer une introspection sur son propre corps et son moral
pour s’en rendre compte. Ils sont rares les fumeurs qui se réveillent en forme
le matin pour aller affronter joyeusement une belle journée de travail. Ils
sont aussi peu ceux parmi eux qui ne sont pas pris de la fameuse crise de toux
matinale et inévitable, la fatigue permanente, le fait de trop s’essouffler en
marchant, qui n’éprouvent pas des difficultés à monter des escaliers. La liste
est encore longue. Cela, sans parler des influences négatives sur le
fonctionnement intellectuel. «Ce n’est qu’une fois qu’on a réussi à arrêter
que nous découvrons dans quelle prison nous étions», révèle Kamel, 38 ans,
licencié en lettres françaises, qui fume un paquet de cigarettes au moins par
jour.
La sensation de satisfaction que procure la cigarette est une illusion,
explique un médecin, établi à Tizi Ouzou. On a l’impression, par exemple, que
fumer une cigarette peut servir à calmer les nerfs. Or, de l’avis de notre
interlocuteur, c’est l’inverse qui se produit. La tension nerveuse ne fait que
montrer et on est obligé d’en prendre une autre et ainsi de suite. C’est un
véritable cercle vicieux. On ne s’en sort plus. C’est pourquoi le fumeur finit
généralement par devenir dépendant de la cigarette 24 heures sur 24. On dit
d’ailleurs que la meilleure façon d’éviter la cigarette c’est de ne jamais
commencer dans sa vie à fumer. Une fois qu’on a le pied à l’étrier, il est
difficile de s’en départir. Mais difficile n’est pas impossible.
D’ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à cesser de fumer. Ils
réussissent cet exploit et découvrent une nouvelle vie pleine de gaieté, de
liberté et de bonheur de jouir pleinement de sa santé physique et mentale.
Youcef, qui est cadre, en connaît quelque chose. Il a arrêté de fumer depuis
l’âge de trente ans. Il tuait deux paquets par jour. Quand il nous tend sa
photo, lorsqu’il avait vignt-huit ans, nous avons du mal à admettre qu’il
s’agit de la même personne. Il paraît plus vieux sur la photo. Alors que
maintenant, il est âgé de cinquante-six ans, il a un look magnifique. Aucune
ride ne se dessine sur son visage plein de rougeurs. Youcef est en pleine
forme. C’est vrai qu’une fois ayant arrêté de fumer, il commençait à prendre du
poids. Mais, il en était conscient. Un régime alimentaire lui a permis de
réguler son poids. Le déclic, raconte-t-il, s’était produit un jour qu’il était
dans un train. En face de lui, un homme toussotait sans interruption. Youcef
était choqué par l’image misérable que lui renvoyait le visage maigrichon de
son voisin de wagon: «J’avais un paquet de cigarettes dans ma poche. Je l’ai
retiré, je l’ai froissé et l’ai jeté par la fenêtre. Depuis ce jour-là, je n’ai
plus fumé», raconte fièrement Youcef. Des Youcef il y en a partout. Mais en
parallèle, d’autres souffrent en silence car ils sont esclaves de ce concentré
de 4000 produits toxiques.
La souffrance psychologique dans laquelle se débattent les fumeurs est immense,
de l’avis des psy. Il ne faut pas oublier que le fumeur est répertorié dans le
registre des toxicomanes. D’ailleurs, des scientifiques avancent même que la
dépendance vis-à-vis de la nicotine est plus accrue qu’envers les drogues.
Sauf que les manifestations des effets de la cigarette prennent un peu plus de
temps que celles de la drogue. «Il ne faut surtout pas insister en parlant à
un fumeur des méfaits de la cigarette car il les connaît mieux que quiconque.
Plus que ça, il les vit quotidiennement», explique le psychiatre Mostafa
Bouzidi. Notre interlocuteur ajoute qu’il faut surtout faire attention à une
chose importante: prendre garde à ce qu’une personne arrête de fumer mais qu’en
même temps, elle remplace la cigarette par quelque chose de plus nocif. Ceci
arrive souvent.
Notre interlocuteur raconte qu’une fois il essayait d’expliquer à quelqu’un
qu’il se sentirait mieux s’il cessait de fumer. L’autre a répliqué: «Docteur,
si j’arrêtais de fumer, je pourrais tuer quelqu’un.» C’est dire à quelle
point le problème est plus compliqué qu’on ne le croit. Pour illustrer à quel
point le problème des fumeurs est complexe, nous avons interrogé des personnes
ayant eu de gros problèmes de santé. Ces dernières ont évidemment arrêté par la
suite de fumer mais quelque temps plus tard, après un relatif rétablissement,
elles ont repris. Le cas de Boualem Aguini est édifiant. Ce dernier a tout pour
être heureux. A 43 ans, il est cadre à l’Algérienne des eaux. Il est marié et
père de trois enfants. Il équilibre ses activités professionnelles en
travaillant dans l’association culturelle «Aghvalou» de Tizi Ouzou. Rien
n’empêche qu’il ne se sépare jamais de son paquet de cigarettes. Il fume depuis
l’âge de 18 ans. Un paquet et demi quotidiennement. Il y a deux ans, une crise
a failli l’emporter. Il est gravement malade. Quand il va se faire consulter
par un pneumologue, ce dernier constate vite que son problème a un lien direct
avec la cigarette et l’oriente vers un cardiologue.
Le docteur Idir Reddad qui découvre que le patient a eu un infarctus, s’étonne
qu’il soit encore en vie. C’est un miracle, avait-il commenté. Boualem Aguini
est tout content de ce qu’il a considéré comme un avertissement de Dieu pour
qu’il arrête.
Pendant deux ans, il ne fume pas. Il fait du sport. Il redevient jeune. Il s’en
est trouvé même des personnes qui l’ont envié car il devenait plus beau. Mais,
un jour sans pouvoir expliquer pourquoi il renoue avec une première cigarette.
Et, retour à la case départ! Il est toujours sous traitement. «Je prends mon
traitement et je le fais suivre d’une à deux cigarettes», avoue-t-il,
impuissant. Il ne cache pas qu’il a peur, trop peur même de mourir. Il pense
tout le temps à sa famille. Il a d’autant plus peur car il a un voisin qui est
atteint d’un cancer de la gorge à cause de la cigarette. Aujourd’hui, cet homme
n’a plus de voix. Il s’exprime avec des gestes, explique Boualem. «Peut-être
que cet article me servira d’encouragement et de source de volonté pour encore
arrêter», conclut-il.
Amar B. a cinquante huit ans, retraité et père de cinq enfants. Quand il a
commencé à avoir des problèmes graves de santé, il est allé consulter le
docteur Salhi à Tizi Ouzou-ville. Le médecin a vite reconnu la source de son
mal. Il lui suggère d’arrêter de fumer illico presto.
Il lui adjoint un traitement car les dégâts ont commencé. Amar B. a arrêté.
L’amélioration a été prompte et visible. Il a changé de look vers le mieux. «J’ai
commencé à me sentir bien. Je mangeais avec un grand appétit. C’était
formidable», se rappelle-t-il. Mais trois mois plus tard, il reprend la
cigarette. Quand il est reparti revoir son médecin, il l’a informé qu’il avait
renoué, le toubib l’a convié gentiment à quitter la salle car il ne pouvait
désormais lui être utile en quoi que ce soit.
Karim qui a trente-huit ans fume depuis dix-neuf ans. Il arrive à trouver mille
et une justifications au fait qu’il fume et qu’il ne peut pas s’en passer. «Quand
quelqu’un m’énerve, j’allume une cigarette et ça me calme.» Mais Karim est
conscient, fort heureusement, qu’il s’agit d’une illusion. C’est «un système
qui s’installe dans ton cerveau. En réalité en fumant, tu fuis la réalité»,
explique-t-il en utilisant la deuxième personne comme s’il s’adressait à son
inconscient. Il avoue son impuissance: «Je ne me sens pas capable d’arrêter.
J’ai essayé une fois pendant une année. Ceci a marché puis je ne sais pas ce
qui s’est passé en moi et j’ai repris!». Il affirme que le projet d’arrêter
existe chez lui depuis…qu’il a commencé à fumer.
Mais entre «vouloir» et «pouvoir», une longue distance semble
exister. Notre interlocuteur dit envier les gens ayant réussi à rompre avec ce
poison. Comme Karim, il sont des millions à vouloir recouvrer leur liberté.
Mais arrêter de fumer, s’il n’est pas impossible, il est en revanche difficile.
D’ailleurs, ceux qui réussiront dans ce domaine pourraient bien réussir dans
d’autres plus importants.
Les changements positifs sont possibles dans la vie. On peut passer facilement
d’un enfer à un paradis et Youcef (le fumeur qui a réussi à arrêter) est bien
placé pour le savoir.
Le barbecue, c’est un appareil de combustion directe.
Sans surprise donc, son fonctionnement provoque la formation de gaz, et de
fumées contenant des hydrocarbures polycycliques. Ce que les spécialistes
appellent des HPA. Dès lors que la graisse tombe dans le foyer, ces fumées sont
d’autant plus dangereuses. Mais il y a un autre danger lié à l’utilisation des
barbecues : c’est que la combustion des protéines entraîne la production d’amines
aromatiques hétérocycliques, des AAH. Or deux groupes de substances – les HPA
et les AAH – sont reconnus comme cancérogènes par le Centre international de
Recherche sur le Cancer (CIRC), de l’OMS.
Cela étant, ce n’est pas une raison pour renoncer aux joies d’un barbecue entre
amis ou en famille ! Les risques sont limités, et facilement maîtrisables. Il
suffit d’un peu de bon sens pour éviter de respirer ces fumées. Vous pouvez
d’ailleurs en réduire l’émission, simplement en ne chauffant pas trop les viandes.
Ne placez pas les morceaux trop près des braises, ne laissez pas le grill en
place lors de la combustion des graisses… et abstenez-vous absolument de manger
les parties carbonisées.
Le porc est l'un des aliments interdits par Allah dans le Coran. Un véritable musulman doit faire preuve de détermination dans son obéissance à l'égard des injonctions et des interdictions divines, même s'il ne perçoit pas la sagesse qu'elles renferment. Allah peut décider, par Sa grâce de nous montrer pourquoi Il rend illicite telle ou telle chose. La rapide propagation des cas de grippe porcine, une maladie mortelle, explique pourquoi la consommation de porc est interdite.
La grippe porcine est une maladie provoquée par le virus « H1N1″ et peut se transmettre de personne à personne par l'air. Comme le virus de la grippe chez les êtres humains, le virus de la grippe porcine change constamment chez les porcs. Les voies respiratoires des porcs contiennent des récepteurs sensibles aux virus tels que la grippe humaine, aviaire ou porcine. C'est pourquoi les porcs augmentent les possibilités de l'émergence de nouveaux virus s'ils sont transmis simultanément. Le virus A/H1N1, une combinaison des virus de la grippe humaine, aviaire et porcine, apparaît uniquement dans les récepteurs dans les voies respiratoires du porc. Autrement dit, le porc sert d'hôte à la combinaison de virus. Puisque les êtres humains n'ont pas d'immunité naturelle contre ce virus et étant donné sa vitesse de propagation, l'Organisation Mondiale de la Santé a mis en garde contre la propagation de la maladie à l'échelle épidémique.
Cette maladie est d'autant plus inquiétante qu'elle présente les mêmes caractéristiques que « la grippe espagnole » qui a causé la mort de plus de cinquante millions de personnes entre septembre 1918 et juin 1920. Le virus est le même dans les deux cas : AH1N1. La grippe espagnole avait également été transmise à l'homme par les porcs en Amérique, se propageant ensuite au reste du monde. Ce fut l'une des pires épidémies de toute l'histoire. Si la grippe porcine venait à ne pas être enrayée, elle risque dangereusement de se propager à travers le monde.
Le hadith indique que les porcs seront détruits à la Fin des Temps
Il y a 1400 ans, notre Prophète (saas) déclara que les porcs allaient être éliminés à la Fin des Temps :
Le Mahdi viendra en tant que juge équitable… Il éliminera le porc. Il distribuera les biens et les propriétés, mais en raison de leur abondance, personne ne les acceptera. (Al-Qawl al-Mukhtasar fi Alamat al-Mahdi al- Muntadhar, p. 31)
Le hadith suggère l'abattage à grande échelle des porcs à l'époque du Mahdi. Les états devront éventuellement recourir à cette mesure pour endiguer la propagation de la grippe porcine si elle devenait une menace épidémique pour le monde. L'Egypte a d'ailleurs déjà ordonné l'abattage des porcs pour se protéger de la maladie. Le hadith de notre Prophète (saas) stipule que l'abattage des porcs, la source de la grippe porcine, est tout aussi essentiel tout comme l'assèchement des zones marécageuses où les moustiques, propagateurs de la maladie, se reproduisent.
Comme nous l'avons déjà mentionné, les voies respiratoires du porc jouent un rôle significatif dans l'émergence de cette dangereuse maladie. Ce n'est pourtant qu'une raison parmi d'autres de l'interdiction d'Allah de consommer la viande de porc. D'autres éléments viennent corroborer cette décision sage :
Le porc est riche en sulfate
Etant donné la haute teneur en sulfate dans le porc, quand il est consommé, une grande quantité de sulfate est absorbée par le corps. Des quantités excessives peuvent conduire à diverses maladies comme des infections articulaires quand il s'accumule dans le cartilage, dans les muscles et les nerfs, la calcification et l'hernie. Dans le cas de figure où le porc est consommé de façon régulière, les tissus connecteurs souples du porc remplacent le cartilage dur dans le corps. Le cartilage n'est alors plus capable de supporter le poids du corps, ce qui mène également à des déficiences articulaires.
Le porc contient des hormones de croissance en grandes quantités
Les quantités excessives d'hormones de croissance ingérées par le porc contribuent aux gonflements et aux déformations des tissus. Elles peuvent conduire à une accumulation soudaine et extrême de graisse. Ceux qui consomment du porc ont en général un risque accru d'obésité. Les hormones de croissance peuvent stimuler la croissance anormale des os du nez, de la mâchoire, des mains et des pieds. Le risque majeur lié aux hormones de croissance est celui du cancer.
La consommation de porc peut mener à des maladies de la peau
La présence d'histamine et d'imtidazole chez le porc provoque des démangeaisons excessives. Ces substances contribuent aussi au développement de maladies infectieuses de la peau telles que l'eczéma, la dermatite et la neurodermatite. Elles accentuent le risque de furoncles, d'appendicites, de calculs biliaires et d'infections artérielles. Les docteurs conseillent par conséquent aux patients cardiaques d'éviter de consommer du porc.
Le porc et la trichine
Les vers de trichines ingérés dans le porc pénètrent dans le système sanguin à travers l'intestin et l'estomac et passent ainsi dans tout le corps. Les vers s'installent en particulier dans les tissus musculaires de la mâchoire, de la langue, du cou, de la gorge et des régions thoraciques. Ils mènent à la paralysie des muscles servant à mâcher, à parler et à avaler. Ils peuvent aussi causer l'obstruction des veines, la méningite et les infections cérébrales. Les cas sévères peuvent être mortels. Il n'y a pas de remède à la trichinose. Des foyers de trichinose sont observés de temps en temps en Suède, en Angleterre et en Pologne, en dépit des contrôles vétérinaires.
Le porc est très gras et contient des substances toxiques
La viande de porc est très grasse. Quand elle est ingérée, la graisse dans le flux sanguin conduit à la solidification des artères, à l'augmentation de la pression sanguine et à l'infarctus. Par ailleurs, le porc contient une toxine appelée « sutoxine ». Les glandes lymphatiques doivent travailler davantage afin d'expulser ces toxines du corps. Cela se manifeste par le gonflement des glandes lymphatiques, en particulier chez les enfants. Si la maladie progresse, tous les ganglions gonflent, la température augmente et la douleur commence.
Ces quelques aspects témoignent de la sagesse d'Allah inscrite dans l'interdiction de consommer de la viande de porc. La grippe porcine nous rappelle la sagesse d'Allah. Le croyant sincère, quelles que soient les limites établies par Allah, a le devoir et la responsabilité de s'y conformer. Cette épidémie sonne un autre rappel pour les croyants.
Denrées
alimentaires :Des produits dangereux dans votre assiette
Les Algériens savent-ils ce qu’ils mettent dans leur
assiette ? Pas si sûr. Le pays, en effet, accuse un énorme retard en
matière de sécurité des denrées alimentaires et l’utilisation des détergents.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’Algérie
reste à la traîne même sur un registre aussi important que la consommation
alimentaire. Alors que les pays européens renforcent leur législation en
imposant de nouvelles normes pour la fabrication et l’usage des produits
chimiques, chez nous il n’existe même pas de texte de loi réglementant ce
domaine. « L’Algérie accuse un retard énorme par rapport aux objectifs
que se fixent les Européens. » Nous ne sommes même pas capables de
contrôler le marché », déclare le docteur Nafaa Timsiline, directeur
général de Nosoclean. S’exprimant à l’occasion de la 3e journée d’échanges et
de formation en industries des boissons, organisée hier à Alger, le premier
responsable de Nosoclean recommande une réaction rapide à tous les niveaux pour
rattraper ce retard. « Nous avons un marché de biocides qui est
vraiment à l’état sauvage. Nous devons agir tant qu’il est encore temps »,
lance-t-il devant des représentants de plusieurs entreprises productrices des
boissons en Algérie.
M. Timsiline exhorte, dans la foulée, les
industriels algériens à s’organiser et à conjuguer leurs efforts pour sécuriser
leurs produits en application des normes internationales. L’orateur cite, dans
ce sens, le règlement Reach (enregistrement, évaluation, authentification et
restriction des produits chimiques) adopté par les pays de l’Union européenne.
Ce texte, explique-t-il, est un nouveau cadre réglementaire qui vise à mieux
connaître et mieux maîtriser les substances chimiques mises sur le marché et
leurs effets sur la santé et l’environnement. L’Algérie ne dispose, selon Nafla
Chouarbi, directrice du département industries agroalimentaires et santé
animale au niveau de Nosoclean, d’aucune loi réglementant la sécurité des
denrées alimentaires. « La sécurité des denrées alimentaires est
orpheline en Algérie. Normalement, elle devrait être prise en charge par le
ministère de l’Agriculture. Malheureusement, nous n’avons aujourd’hui aucun
texte législatif qui définisse les normes à respecter en matière de sécurité
des denrées alimentaires et le respect de l’environnement »,
souligne-t-elle.
Intervenant sur cette question, M. Timsiline
affirme qu’un groupe de travail, composé d’experts du ministère de
l’Agriculture, se penche actuellement sur le sujet afin de proposer un texte de
loi. Mais pour le moment, les producteurs doivent se contenter des textes
européens. Cependant, Nafla Chouarbi attire l’attention sur les dangers de
l’absence d’une législation nationale. Selon elle, tous les produits interdits
sur les marchés occidentaux seront réorientés vers les pays du Tiers-Monde,
dont l’Algérie. Ainsi la santé des Algériens et leur environnement sont mis en
péril. Assurément, un contrôle de qualité des produits alimentaires gagnerait à
être garanti.
Le tabac tue 5 millions de personnes chaque année dans le monde (soit une
personne toutes les 5 secondes).
La cigarette continue de faire des ravages et de semer
le drame dans les quatre coins de la planète.
Responsable de l’apparition de 24 maladies et pathologies aussi meurtrières les
unes que les autres (cancers, maladies du cœur, pancréas,…), le tabagisme est
en effet la 1ère cause de mortalité dans le monde avec un taux de 24 %. Il tue
plus de 5 millions de personnes chaque année et fait « mieux » que le Sida, la
tuberculose, les accidents de la circulation ou les homicides. Il est impliqué,
selon les statistiques de l’organisation mondiale de la santé (OMS) dans
environ 20 % des accidents vasculaires cérébraux, 50 % des maladies coronaires
et 90 % des cancers pulmonaires. Et si par malheur, la tendance actuelle ne
s’inverse pas, les experts prévoient d’ici 2020 quelque 10 millions de décès
par an.
15 000 morts en Algérie chaque année
L’Algérie n’échappe pas de son côté à ce fléau
ravageur, preuve en est les 15 000 décès enregistrés annuellement en
dépit des campagnes d’information et de sensibilisation qu’organisent certes
sporadiquement les pouvoirs publics, appuyés par la société civile. Le tabac
affecte en effet 40 % de la population algérienne et conséquence directe du
tabagisme dans notre pays, nos hôpitaux accueillent chaque année 3000 nouveaux
cas de cancers pulmonaires du fait qu’une cigarette allumée libère plus de 4
000 produits toxiques dont 50 sont connus comme étant cancérigènes !
Lors de la journée de sensibilisation organisée, hier, par le CHU de Beni-Messous,
l’accent a été mis sur la nécessité d’une application rigoureuse de la
législation en matière de lutte anti-tabac, une loi qui existe depuis 1988 et
enrichie à deux reprises (2001 et 2004) mais qui malheureusement n’est
appliquée qu’à une échelle réduite pour paraphraser la présidente du comité
national de lutte anti-tabac. Notre pays qui a ratifié en mars 2006 la
convention cadre de lutte anti-tabac de l’OMS se doit, selon les spécialistes,
de respecter ses engagements en la matière, et ce, à travers la mise en
application de certaines mesures destinées à lutter contre le tabagisme. L’on
peut citer à ce propos l’interdiction de fumer dans certains lieux et espaces
publics fixés par le décret de 2001 (salles de sport, transport public,
établissements de santé, établissements scolaire, lieux de travail,…), la
protection des personnes exposées au tabagisme passif ou l’augmentation des
taxes sur les prix de vente ainsi que l’interdiction de toute forme de
publicité ou de promotion du tabac. « Malheureusement, cet arsenal juridique
n’a pas été appliqué à 100 % », regrettent les observateurs qui regrettent
aussi l’absence des sanctions dont devaient écoper les contrevenants de
cette loi (gel des activités commerciales, mises à pied pour les employés,…). «
Je crois que notre pays n’a pas mis les fondements préalables pour assurer
l’application de notre dispositif législatif, à savoir une volonté politique
sans faille, des moyens financiers qui peuvent soutenir ce travail de longue
haleine et enfin une participation active de la société civile », estime la
présidente du comité national de lutte anti-tabac.
A retenir :
Le tabac tue chaque année dans le monde plus de 5
millions de personnes soit une personne toutes les 5 secondes.
D’ici à 2020 le tabac fera plus de 10 millions de décès, selon les prévisions
de l’OMS.
Une cigarette allumée libère plus de 4 000 produits toxiques, dont 50 sont
connus comme cancérigènes.
Le tabagisme cause chaque année 2 200 milliards de dollars de dégâts, alors que
son montant annuel des revenus ne dépasse pas les 1 800 milliards de dollars.
En Algérie, 15 000 personnes décèdent chaque année suite des maladies
engendrées par l’accoutumance tabagique.
L’âge moyen de la première cigarette ne dépasse pas les 10 ans.
Le tabac est la cause directe de près de 25 maladies mortelles et invalidantes.
Il est la cause également du tiers des cancers.
le tabagisme est impliqué dans environ 20% des accidents cérébraux vasculaires,
50 % des maladies coronaires et 90 % des cancers pulmonaires.
1 sur 2 fumeurs meure par le cancer pulmonaire.
Environ 700 millions d’enfants à travers le monde respirent de l’air pollué par
la fumée du tabac.
La fumée du tabac est 10 000 fois plus nocive que la pollution atmosphérique.
Halte aux
excès de sel !Le sel peut en effet s’avérer dangereux pour la santé. Sa
surconsommation est directement liée à une augmentation de la pression
artérielle et entraîne à terme des problèmes cardiovasculaires.
Halte aux excès
de sel !Le sel peut en effet s’avérer dangereux pour la santé. Sa
surconsommation est directement liée à une augmentation de la pression
artérielle et entraîne à terme des problèmes cardiovasculaires. Selon Pierre
Meneton, ces excès seraient responsables de 25 000 décès chaque année dans l’hexagone.
Il est vrai que les Français sont des grands consommateurs de sel. La moyenne
se situe actuellement entre 9 et 10
g par jour. Mais certaines personnes peuvent en
consommer jusqu’à dix fois plus. Lorsque l’on sait que le besoin minimal est de 2 g, on
est en droit de s’inquiéter.
De
nombreux produits concernés
Or le problème ne
vient pas forcément de l’abus de salière… En effet, la principale source de sel
sont les produits que nous achetons (70 % du sel ingurgité). Au premier rang,
on trouve les produits de boulangerie : le pain apporterait à lui seul une
partie importante de la quantité journalière de sel. Dans de nombreux plats
préparés, il est également utilisé de manière courante. Car il permet notamment
de masquer les goûts amers et de faire sortir les goûts sucrés. De plus, ils
augmenteraient le poids des produits… à moindre frais.
Les principaux
groupes d’aliments vecteurs de sel sont :
- Le pain et les produits de boulangerie ;
- La charcuterie ;
- Les soupes ;
- Les fromages ;
- Les plats composés ;
- Les pizzas, quiches et tartes salées ;
- Les sandwiches et casses-croûtes ;
- Les viennoiseries ;
- Les produits de la mer ;
- Les viandes et les volailles ;
- Les condiments et les sauces.
Un
programme de réduction sur cinq ans
Conscient du
problème, le gouvernement a lancé le 9 janvier 2002 un programme destiné à
réduire d’au moins 20 % sur 5 ans la consommation de sel en France. Il a déjà
rencontré les principaux représentants de l’industrie agroalimentaire, qui
semblent disposés à réduire progressivement les teneurs dans leurs produits. En
outre un étiquetage indiquant la quantité de sel est envisagé. Le gouvernement
a suivi les recommandations émises par l’AFSSA. L’agence préconise notamment :
- De réduire de 5
% par an pendant 5 ans la quantité de sel dans les produits de boulangerie ;
- D’inciter les professionnels de la charcuterie à réduire les teneurs en sel
et mettre disposition des consommateurs des produits contenant des sels
de substitution ;
- D’inciter les professionnels du fromage à réduire les teneurs en sel ;
- De limiter la mise à disposition des sachets-dosettes de sel dans la
restauration collective ou d’en diminuer la contenance (0,5 g au lieu de 1 g) ;
- De signaler la teneur en sodium, avec l’équivalence approximative en sel,
grâce à un étiquetage systématique ;
- De mettre en place des campagnes de sensibilisation valorisant l’intérêt pour
la santé d’éviter de manger des produits trop salés.
Jouets,
solvants de nettoyage, agents nettoyants, articles en matière plastique,
emballages, etc., autant de produits importés ou fabriqués localement qui
inondent le marché et qui présentent un réel danger pour la santé de leurs
utilisateurs. Souvent mal informé, le consommateur ignore totalement les
matériaux composant ces produits et encore moins la nature et la teneur des
produits chimiques qui entrent dans leur fabrication. Irritations, allergies
et, plus grave encore, certains produits peuvent être à l'origine de maladies
cancérigènes.
A maintes reprises, des professionnels de la santé, des enseignants, des
parents d'élèves notamment, avaient dénoncé la qualité douteuse de certains
produits, tels des agents nettoyants, des désinfectants, des peluches, des
papiers et cartons, des peintures pour enfants, la patte à modeler…
Conscients de la menace omniprésente qui pèse sur la santé du consommateur, les
pouvoirs publics viennent de prendre un arrêté interministériel. Saïd Barkat,
le ministre de la Santé,
et son homologue du Commerce, El-Hachemi Djaâboub, viennent de signer
conjointement l'arrêté interministériel du 31 décembre 2008. L'arrêté en question,
qui vient d'être publié sur le Journal officiel, modifie l'arrêté
interministériel du 28 décembre 1997.
Le présent arrêté fixe la liste des produits de consommation présentant un
caractère de toxicité ou un risque particulier, ainsi que les listes de
substances chimiques dont l'utilisation est interdite ou réglementée pour la
fabrication desdits produits.
Aussi, à la faveur de ce nouveau texte, sont considérés comme produits de
consommation présentant un caractère de toxicité ou un risque particulier, les
agents de blanchiment sous forme de liquide ou poudre contenant du chlore, à
l'exclusion de l'eau de javel, les agents nettoyants et désinfectants,
notamment les nettoyants pour les fours, sols, vitres, les shampoings pour
moquettes, etc., ainsi que les solvants de nettoyage.
A ces produits viennent s'ajouter les encaustiques (préparation de cire et
d'essence de térébenthine), les produits pesticides, les produits contenant de
l'alcool méthylique, les produits caustiques et notamment les acides, les bases
minérales, les antirouille pour linge et les produits aérosols autres que les
produits cosmétiques et d'hygiène corporelle et autres ustensiles de cuisine en
matière plastique.
D'autres produits destinés à l'éducation et à la récréation des enfants, à
l'image des peintures pour enfant ou les pâtes à modeler, les jouets, les
instruments graphiques, les matériaux colorés, les textiles teints, etc., et
les articles de puériculture (sucettes, landaus, voitures transformables,
chaises pour enfants, biberons, etc. sont aussi considérés comme produits
présentant un caractère de toxicité.
Outre les produits de consommation, l'arrêté interministériel révèle une liste
de plus d'une trentaine de substances chimiques dont l'utilisation est
interdite, ainsi qu'une liste d'une douzaine de substances chimiques dont
l'utilisation est réglementée pour la fabrication de ces produits. Entre autre
substances interdites, l'acétone diméthyl-cétone, le chlorure de cyanogène,
interdits dans les solvants de nettoyage, l'acide borique ou le benzène, l'éthyle-éther,
les nitrates de cellulose, le phosphore blanc dans la fabrication des jouets,
les matériels et autres produits destinés à l'éducation ou à la récréation des
enfants. Dans les aérosols et les emballages destinés au conditionnement
d'alcools, il est strictement interdit d'utiliser du chlorure de vinyle.
Certaines substances sont carrément interdites dans tous les produits de
consommation, à l'image du tétrachlorure de carbone, la benzidine, le lindane,
le captane, le DDT, etc. Pour les substances chimiques dont l'utilisation est
réglementée, l'arrêté interministériel fixe le taux à utiliser dans chaque
produit de consommation présentant un caractère de toxicité ou un risque
particulier. A titre d'exemple, la dose limite acceptable pour une substance
telle que l'alcool méthylique ou méthanol dans la fabrication de jouets,
matériels et autres produits destinés à l'éducation et à la récréation des
enfants, est de 1% du poids total du produit. L'antimoine, autre substance
chimique, ne doit pas dépasser les 250 mg/kg dans la fabrication des articles
scolaires, les 60 mg/kg dans la fabrication des jouets et les pâtes à modeler
et les peintures aux doigts. La dose limite acceptable de l'arsenic est de 50
mg/kg pour les encres pour crayons feutres, 25 mg/kg pour les jouets, 100 mg/kg
pour les articles scolaires en matière plastique.
Sur une liste détaillée, l'arrêté fixe également les doses limites d'autres
substances chimiques, notamment le baryum, le cadmium, le chrome, le mercure,
le plomb et ses composés, le terpène, etc.
Dangers confirmés de la nourriture génétiquement modifiée
Plusieurs études récentes confirment les craintes que la nourriture
génétiquement modifiées (GM) abîme la santé humaine. Ces études ont été
diffusées alors que l'Organisation Mondial du Commerce (OMC) se dirigeait vers
l'entérinement de la décision que l'Union Européenne avait violé les règles du
commerce international en stoppant l'importation de nourriture GM.
- Une recherche de l'Académie des Sciences Russe
diffusée en décembre 2005 constatait que plus de la moitié de la progéniture
des rates nourries avec du soja GM est morte dans les trois premières semaines
de sa vie, six fois plus que celle née de mères nourries avec du soja
non-modifié. Six fois plus de la progéniture nourrie avec du soja GM avait
aussi un poids gravement insuffisant.
- En novembre 2005, un institut de recherche privée en Australie, CSIRO Plant
Industry, a cessé de favoriser le développement d'un cultivateur de pois GM
quand il a été découvert que ces derniers causaient une réaction immunitaire
dans le laboratoire des souris. (1 )
- En été 2005, une équipe de recherche italienne conduite par un biologiste
cellulaire à l'université de Urbino a publié la confirmation que l'absorption
de soja GM par des souris causait le développement de cellules du foie
difformes, ainsi que d'autres anomalies cellulaires.
- En mai 2005 l'examen
d'un rapport hautement confidentiel et controversé de Monsanto, sur les
résultats des tests du maïs modifié par Monsanto, MON863, a été publié dans The
Independent au Royaume-Uni.
Le Dr. Arpad Pusztai [1], l'un des quelques scientifiques véritablement
indépendants spécialisés en études sur les plantes génétiques et l'alimentation
animale, a été invité par les autorités allemandes en automne 2004 à examiner
le rapport de 1.139 pages de Monsanto sur l'alimentation en MON863 des rats de
laboratoire sur une durée de quatre-vingt-dix jours.
L'étude a trouvé des différences « statistiquement significatives » dans le
poids des reins et certains paramètres du sang chez les rats nourris avec du
maïs GM par rapport aux groupes de contrôles. Un certain nombre de
scientifiques à travers l'Europe, qui ont vu l'étude (et ses résumés fortement
censurés), ont exprimé des inquiétudes au sujet des implications sur la santé
et la sûreté si le MON863 devait jamais entrer dans la chaîne alimentaire. Il y
avait des inquiétudes particulières en France, où le professeur Gilles-Eric
Seralini de l'université de Caen a tenté (sans succès) pendant presque dix-huit
mois d'obtenir la pleine divulgation de tous les documents concernant l'étude
sur le MON863.
Le Dr. Pusztai a été forcé par les autorités allemandes de signer une «
déclaration du secret » avant qu'il lui soit permis de consulter l'étude de
Monsanto sur l'alimentation des rats, parce que le document est classé « CBI »
ou « Intérêt Commercial Confidentiel ». Alors que Pusztai était toujours lié
par la déclaration de secret, Monsanto a récemment déclaré qu'il ne
s'opposerait pas à la large diffusion du « rapport de Pusztai. » 2
Le soja et le maïs GM de Monsanto sont largement consommés par les américains à
un moment où la FAO
[2] a conclu que, « dans plusieurs cas, les OGM ont été mis sur le marché alors
que les questions de sécurité [alimentaire] ne sont pas claires. »
Comme la recherche sur les OGM n'est pas encouragée par les gouvernements US et
européens, la grande majorité des études toxicologiques sont dirigées par ces
compagnies qui produisent et promeuvent la consommation d'OGM. En raison de
l'authenticité suspecte du résultat des tests des sociétés, la recherche
scientifique indépendante sur les effets de la nourriture GM attire une
attention croissante.
Commentaire : En mai 2006 l'OMC
a confirmé une décision selon laquelle les pays européens avaient violé les
règlements du commerce international en stoppant l'importation de nourriture
GM. L'OMC a constaté dans son verdict que l'UE avait eu une proscription
effective des nourritures biotechnologiques depuis 1998 et elle a pris le parti
des USA, du Canada, et de l'Argentine en décidant que le moratoire était
illégal d'après ses règlements. 3
Notes :
1. « Les pois GM causent une réaction immunitaire — Une brèche dans le
processus d'approbation ? » http://www.GMO-Compass.org, le 3 janvier 2006.
[2] FAO ou Food and Agriculture Organization : Organisation des Nations Unies
pour l'alimentation et l'agriculture.
Une étude indépendante pointe le
dangerde la nourriture modifiée
génétiquement (rejetée par les médias et l'industrie biotechnologique)
Par Joel Bleifuss, Ben
Lilliston et Karen Charman
En 1998, Arpad Pusztai, un chercheur de Rowett Research Institute
à Aberdeen en Ecosse, a réalisé la première étude indépendante, non sponsorisée
par l'industrie, en analysant la nourriture génétiquement modifiée (GM) et ses
effets sur les mammifères. L'étude avait été entreprise pour déterminer si les
gènes raccordés eux-mêmes pouvaient être préjudiciables aux mammifères qui les
ingèrent. Toutefois, les données préliminaires de l'étude suggèrent quelque
chose d'encore plus effrayant. Le processus de modification génétique effectif
lui-même peut endommager les systèmes immunitaires et digestifs des mammifères.
L'étude de Pusztai constata que les rats nourris de pommes de terre
transgéniques (où un gène d'une autre espèce a été inclus) montraient des
organes endommagés, l'épaississement de l'intestin grêle, et un mauvais
développement cérébral. Les pommes de terre transgéniques utilisées dans
l'étude avaient été modifiées pour contenir de la lectine, une protéine
agglutinante du sucre, afin de rendre les plantes résistantes aux parasites.
Les réactions défavorables se sont seulement produites dans le groupe qui a été
alimenté en pommes de terre transgéniques. Le groupe de contrôle, nourri de
pommes de terre simplement mélangées à de la lectine provenant de la même
source, était normal.
Ces résultats indiquaient que les réactions défavorables n'avaient pas
été provoquées par la lectine supplémentaire, mais par le processus
d'ingénierie génétique lui-même. » Tout le matériel GM utilisé
actuellement a été créé en utilisant essentiellement la même technologie,
» a dit Pusztai au Sunday Herald, » S'il y a vraiment un
problème, il ne concernera pas seulement les pommes de terre, mais probablement
tous les autres transgéniques. «
En août 1998 Pusztai est apparu dans l'émission télévisée britannique The
World in Action (le monde en action) pour un reportage sur les résultats de
son étude. Afin d'essayer d'apaiser le tumulte public qui en a résulté, Philip
James, le directeur de Rowett Research Institute (qui avait approuvé
l'apparition de Pusztai à la TV)
a dit que la recherche n'avait pas existé. Il a viré Pusztai, dissous son
équipe de recherche, saisi les données, et stoppé six autres projets
semblables. Il s'avéra plus tard que Monsanto, une firme US de pointe en
biotechnologie, avait donné à Rowett Institute une subvention de 224.000
dollars avant l'interview de Pusztai et son licenciement consécutif.
L'évidence de soutenir la légitimité de la recherche de Pusztai s'est
fait jour. La recherche que James prétendait ne pas exister se révéla
[véridique] lors d'un audit interne. Plus tard, le Lancet, le
prestigieux journal médical britannique, a publié un document soutenant la
recherche, que Pusztai avait collaboré à écrire et revu par des pairs. Le
Prince Charles a commencé à remettre en cause la sûreté de la nourriture GM sur
son site Internet et il s'est fait l'allié de Pusztai. Charles a écrit un
article dans le Daily Mail exprimant des préoccupations sur la carence
en recherche préliminaire de sûreté sur la nourriture GM.
En 1992, la Food
and Drug Administration (FDA, agence US de la nourriture et de la drogue)
avait estimé que la nourriture GM était dans la plupart des cas »
identique ou semblable dans l'ensemble aux substances ordinairement trouvées
dans la nourriture « , et qu'elle n'exigeait donc pas de subir des tests
spécifiques de sécurité avant introduction sur le marché. La politique de la FDA était en décalage
dramatique, à l'opposé des exigences grâce auxquelles les compagnies prouvent
de longue date la sûreté de leurs produits. Rebecca Goldburg du Environmental
Defense Fund (fond de défense environnementale) dit, » La politique de la FDA favorise
résolument les fabricants de nourriture aux dépens de la protection du
consommateur. «
Selon l'écrivain Ben Lilliston, aucune recherche indépendante ou
sponsorisée par le gouvernement concernant les effets de la nourriture GM sur
les mammifères n'est faite maintenant au Royaume-Uni ou aux USA. Pusztai a
écrit dans le Lancet, » Ces expériences doivent être répétées. Nous
serions heureux de rendre service. Ce n'était pas nous qui avions arrêté le
travail. «
Mise à jour de Ben Lilliston
» Des récoltes GM ont été introduites aux USA dans le silence,
pratiquement de manière furtive. La plupart des américains en savent peu au
sujet de cette manière radicalement nouvelle de produire la nourriture, et
encore moins au sujet du genre de risque posé par cette nourriture.
Traditionnellement, les agences de contrôle US sont parmi les plus coriaces du
monde dans la protection de la santé humaine et de l'environnement. Mais, comme
l'article le précise, la nourriture GM est entré sur le marché pratiquement
sans aucun contrôle.
L'histoire a été publiée au début d'une année agitée pour l'industrie
biotechnologique. Pour la première fois depuis que les récoltes GM ont été
introduites, nous avons vu un déclin sur l'ensemble de ces plantations aux USA.
En réponse à la montée des critiques intérieures et internationales, la FDA a annoncée qu'elle était
en train de rédiger de nouvelles règles pour contrôler ces récoltes. Peut-être
l'événement le plus important au cours de la dernière année a été la
contamination des approvisionnements alimentaires par du maïs GM non agréé de StarLink.
Le maïs avait été homologué par l'Environmental Protection Agency (EPA,
agence de protection de l'environnement) pour la consommation animale mais pas
pour les humains, en raison du problème qu'elle peut causer des réactions
allergiques. La découverte de [la contamination du maïs de] StarLink par
une coalition de groupes de défense a eu comme conséquence le rappel d'environ
300 produits alimentaires, des masses de litiges dans la communauté agricole,
et la chute des exportations par blocage des marchés, qui incluaient le Japon. StarLink
a aussi soulevé des questions au sujet du système de normalisation US, et, fin
2000, plusieurs projets de loi au Congrès proposaient des changements majeurs
dans la manière dont les agences US contrôlent ces récoltes.
L'année dernière a vu des changements dramatiques au sein de la
communauté agricole sur les récoltes GM. Les fermiers doivent maintenant
s'inquiéter de la responsabilité, des marchés, et de la pollinisation croisée
[entre espèces]. Les dépenses sont accrues à cause des revêtements des
élévateurs à grains associés aux récoltes naturelles et GM. Et même les géants
céréaliers, comme Archer Daniels Midland, déconseillent aux fermiers
d'augmenter les récoltes GM. Le secteur entier de la nourriture est avisé des
impacts que ces récoltes ont sur notre capacité à exporter.
Les médias traditionnels ont été constamment à la traîne dans l'histoire
des récoltes GM — particulièrement sur l'aspect du contrôle. Alors qu'ils ont
été rapides à couvrir les dernières percées scientifiques de l'industrie, et
fait énormément de reportages sur les promesses de la technologie, ils ont ignoré
l'incapacité des agences de contrôle US à suivre les avancées et les risques
exceptionnels de la nourriture biotechnologique. Tandis que la débâcle de StarLink
recevait une couverture considérable, peu de journalistes ont identifié la
cause sous-jacente, qui est débordé, le système désuet qui a permis que cela
arrive.
La technologie génétique, comme les technologies chimique et nucléaire
avant elle, ont le potentiel d'altérer des manières imprévues et fâcheuses tout
ce dont dépend notre survie — notre environnement, notre nourriture, et notre
santé. Comme les produits des technologies chimique et nucléaire, les produits
de la biotechnologie sont introduits dans l'environnement et sur le marché pour
que les gens les consomment sans pleinement étudier, et encore moins
comprendre, leurs impacts à long ou à court terme.
A travers des brevets de propriété intellectuelle, la biotechnologie
accorde aux entreprises privées une propriété auparavant inconcevable des
choses vivantes. L'économie derrière la biotechnologie est la force motrice de
la technologie, mais le débat sur les brevets du vivant et leurs implications
sont absents de la plupart des exposés médiatiques et, par conséquent, du débat
public.
Mon histoire sur la couverture médiatique de la biotechnologie pour le
magazine Extra! signalait que la compréhension scientifique de la façon
dont les gènes fonctionnent dans l'organisme est dans son enfance. C'est vrai
aussi pour la compréhension scientifique de l'écologie. Pourtant, sans
compréhension complète du canevas de la vie et de comment ses différentes composantes
interagissent les unes avec les autres, il est impossible de connaître le
véritable impact de la libération de ces organismes de roman ou de juger si
nous devons faire cette mise génétique.
Des solutions beaucoup moins risquées existent aux problèmes que la
biotechnologie prétend résoudre. Mais elles ne sont pas présentées dans les
médias traditionnels. Au lieu de cela, la plupart de la couverture médiatique
dépourvue de sens critique continue à propager des mythes encouragés par
l'industrie au sujet de la biotechnologie, tout en échouant à comprendre, et à
rendre compte exactement des impacts de la technologie, des risques liés à la
biotechnologie, et pourquoi elle est promue aussi fort. La nourriture
biotechnologique est devenue une pierre d'achoppement avec les consommateurs
d'outre-mer et maintenant que l'opposition se développe ici à notre porte, les
promoteurs en biotechnologie tentent de contrôler le débat public grâce aux
relations publiques (ou communication) sophistiquées. Malheureusement, beaucoup
de communication continue à figurer dans les grands médias.
De nombreux groupes de citoyen font maintenant un excellent travail sur
les questions de génétique. La Organic Consumers Association
(association des consommateurs de bio) a un site ( http://www.purefood.org ) avec une quantité
énorme d'informations et de liens vers d'autres sites couvrant la génétique. L'Institute
for Agriculture and Trade Policy (institut pour l'agriculture et la
politique commerciale) a des données détaillées ( http://www.iatp.org
) sur les questions de sciences économiques et de commerce liées à la
biotechnologie agricole. L'AG Biotechnology InfoNet compile des rapports
scientifiques et des analyses techniques sur la biotechnologie et l'ingénierie
génétique en production, traitement et marketing de la nourriture.
En plus de devenir informés à propos de la nourriture GM, les gens
peuvent prendre leurs propres mesures simples en achetant et en demandant de la
nourriture bio.
Karen Charman : aurora@ulster.net
Mise à jour de Joel Bleifuss
Les médias US n'ont pas couvert les inquiétantes questions de santé
publique soulevées par les recherches d'Arpad Pusztai sur les pommes de terre
GM. L'ingénierie génétique continue à recevoir carte blanche sur la santé par
les agences de contrôle US, en dépit du fait qu'aucune recherche indépendante,
soutenue par le gouvernement, concernant les effets de la nourriture GM sur les
mammifères n'a été ou est conduite. C'est en grande partie parce que
l'industrie biotechnologique a un appareillage sophistiqué de relations
publiques en place, qui a jusqu'ici été capable de tisser avec succès la ligne
de l'industrie selon laquelle la nourriture modifiée génétiquement est
absolument sûre. La montée des inquiétudes avec des scientifiques comme Pusztai
ou Michael Hansen est tout sauf ignorée à la Consumers Union
(union des consommateurs). Car Hansen m'a dit, » Mais pour les gens qui la
critiquent, l'étude de Pusztai est toujours une étude beaucoup mieux conçue que
les études sponsorisées par l'industrie de l'alimentation que j'ai vu dans
littérature révisée par des spécialistes. Ce sont des expériences du genre de
celles de Pusztai qui doivent être faites avec la nourriture GM. «
In These
Times, le 10 janvier 2000
» No Small (Genetic) Potatoes » — Non aux petites pommes de
terres (génétiques)
Par Joel Bleifusswww.inthesetimes.com
Extra!, mai/juin 2000
» Genetic Gambling » — Jeu génétique
Par Karen Charman
Multinational
Monitor, janvier-février 2000
» Don’t Ask, Don’t know » — Ne pas demander, ne pas savoir
Par Ben Lillistonhttp://www.essential.org
Alimentation
- Les glutamates endommagent bien le cerveau
par
Gerald MESSADIE
Un
des additifs alimentaires qu'il faudra bannir au plus tôt, ce sont les
glutamates. Sels de l'acide glutamique, largement employés sous forme de
monosodium glutamate dans la cuisine chinoise, ce sont des agents de sapidité
qui exaltent le goût des aliments non sucrés.
On
eut mieux fait de s'intéresser plus tôt aux raisons pour lesquelles ils ont cet
effet : c'est qu'ils déclenchent et transmettent des signaux excitateurs au cerveau
; un aliment qui en contient expédie au cerveau beaucoup plus de signaux qu'un
autre qui n'en contient pas. C'est donc une sorte de drogue excitatrice du
système nerveux. Mais ils ont été ensuite adoptés sans plus de réflexion par
l'industrie alimentaire internationale.
Il
y a déjà une vingtaine d'années, on a commencé à parler d'un « syndrome du
restaurant » chinois, qui frappait les gens qui venaient de consommer un repas
asiatique et qui consistait, dans l'ensemble, en une migraine intense, accompagnée
de bouffées de chaleur et de troubles circulatoires. Ce phénomène fut attribué,
mais sans trop de certitude, aux glutamates. Dès les années 1970, la Food and
Drug Administration le faisait en tout cas retirer des aliments pour enfants.
Ayant
rapporté à l'époque les soupçons qui pesaient sur les glutamates, nous nous
vîmes opposer un tir nourri d'arguments scientifiques (dont quelques-uns
menaçants) destinés à les disculper. Les glutamates, disaient les experts, ne
pouvaient pas être responsables du syndrome en question et ne pouvaient pas
présenter de toxicité, étant donné que ces acides aminés sont présents dans
toutes les cellules de l'organisme et sont des constituants essentiels des
protéines.
C'est
bien exact. Mais des travaux américains qui viennent de connaître un grand
retentissement international, ceux du Dr John Olney, de l'université Washington
à St Louis, ont démontré que, normalement, le glutamate présent dans les
cellules, y compris dans celles du cerveau, est enfermé dans ces cellules ; il
n'y en a qu'une part infime qui circule en dehors des cellules. Mais quand le
cerveau, pour une raison ou une autre, est privé de sa ration normale
d'oxygène, les cellules relâchent massivement les glutamates qu'elles
contiennent, ce qui entraîné la mort des neurones. Les cellules ayant perdu le
contrôle des glutamates, tout l'équilibre neurochimique est déréglé et le
calcium commence à envahir les cellules, ce qui augmente encore le nombre de
neurones tués, par un phénomène en cascade. Normalement donc, et indépendamment
de toutes considérations alimentaires, les glutamates peuvent présenter une
très grande toxicité.
Beaucoup
de savants répugnent encore à admettre la toxicité des glutamates et surtout
des glutamates alimentaires ; mais ce n'est pas l'opinion d'Olney, qui estime,
sur la base de travaux sur l'animal, que ces derniers sont bien responsables de
lésions cérébrales. Les travaux du Dr Dennis Choi, chercheur en neurologie à
l'université Stanford a démontré, par ailleurs, que des cellules du cerveau
mises dans un tube peuvent survivre plusieurs jours sans oxygène si les
récepteurs spécifiques des glutamates (car les cellules du cerveau possèdent
des récepteurs qui ne captent spécifiquement que les glutamates, dans certaines
proportions déterminées, afin d'assurer leur équilibre) sont bloqués.
Ces
travaux de neurologie vont bien au-delà, on s'en doute, de la toxicité
alimentaire des glutamates. Ils permettent d'abord de définir les mécanismes de
certaines lésions cérébrales ; par exemple après une hémorragie ou un choc. Ils
laissent aussi imaginer que, si l'on trouve un produit qui bloque les
récepteurs des glutamates, on pourrait, en l'injectant rapidement après une
hémorragie cérébrale, prévenir des lésions irréversibles du cerveau.
Paradoxalement,
une telle drogue existe déjà, et elle est interdite : c'est la drogue dite PCP,
phényl cyclohexine pipéridine, qui induit des hallucinations.
En
revanche, des récepteurs de glutamates qui sont définitivement bloqués
seraient, selon le psychiatre Steve Zukin, de l'école de médecine Albert
Einstein, de New York, responsables de la schizophrénie. Zukin fait d'ailleurs
actuellement des expériences sur des schizophrènes, auxquels il administre des
glutamates pour vérifier si ceux-ci, introduits hors du circuit ordinaire des
récepteurs, rétablissent ou non un fonctionnement intellectuel normal.
En
tout état de cause, les glutamates sont des substances bien trop actives pour
être encore employées comme additifs alimentaires. Mieux vaut manger un canard
laqué qui ait un peu moins de saveur.