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Auto : Le diesel favoriserait les cancers

Posted by santeplus on sept 14, 2009 in CANCER - 1

Auto :  Le diesel favoriserait les cancers


L'inhalation des gaz d'échappement de moteur diesel entraînerait la création de nouveaux vaisseaux sanguins utiles au développement des tumeurs cancéreuses. Selon des chercheurs de l'Université de l'Ohio, aux Etats-Unis, les conclusions de cette étude, menée sur des souris, se vérifient chez les cobayes sains que malades.
La faible taille des particules de diesel inhalées, d'un diamètre inférieur à 0,1 micron, aurait pour effet de pénétrer très facilement dans le corps, directement dans les organes et les tissus, quel que soit l'endroit.
L'étude a consisté, avec des souris, de recréer les conditions d'inhalation de ces particules par un être humain dans un environnement urbain avec un trafic important.
Après des expositions à des émanations de diesel durant six heures par jour, cinq jours par semaine, les souris ont développé de nouveaux vaisseaux sanguins et présenté des changements chimiques dans leur organisme dès deux semaines, comme la chute de production d'une enzyme capable de retarder le développement d'une tumeur cancéreuse.
Selon le Dr. Qinghua Sun, auteur principal de l'étude, « le message de notre étude est que l'exposition aux fumées de diesel durant une courte période de deux mois pourrait donner à un tissu sain le potentiel pour développer un cancer ».
Les chercheurs de l'Université de l'Ohio orientent désormais sur la façon dont les gaz d'échappement accroissent le développement de tumeurs et de métastases.


Cette étude est publiée dans la dernière édition de Toxicology Letters.


 
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Cancer de la prostate précoce et à bas risque : le traitement peut attendre

Posted by santeplus on sept 12, 2009 in CANCER - 1

Cancer de la prostate précoce et à bas risque : le traitement peut attendre


De petites tumeurs cancéreuses de la   prostate jugées à bas risque, peuvent ne pas être traitées pendant plusieurs   années sans accroître le risque de mortalité, selon une recherche parue lundi   dans le Journal of Clinical Oncology (JCO).    
« Grâce au test sanguin PSA (antigène prostatique spécifique), depuis 23 ans   nous détectons des cancers de la prostate beaucoup plus tôt », explique le Dr   Martin Sanda, professeur de chirurgie à la Faculté de médecine de l'Université   de Harvard (Massachusetts, nord-est), principal auteur de l'étude.    
« Ce test permet de diagnostiquer des tumeurs de la prostate tellement   minuscules qu'elles ne posent pas de danger à court terme et éventuellement   même sur le long terme », précise-t-il dans un communiqué.   
 Le test permet aussi « aux médecins de commencer beaucoup plus tôt et avec   succès des traitements agressifs de cancer de la prostate à haut-risque »,   ajoute-t-il.     Le Dr Sanda a examiné les données d'une vaste étude comptant 51.529 hommes   suivis depuis 1986.    
Un cancer a été diagnostiqué chez 3.331 participants entre 1986 et 2007.   D'autres analyses ont indiqué que 342 participants, soit un peu plus de 10%,   ont décidé de retarder le début d'un traitement d'un an ou davantage.    
Dix à quinze ans après, la moitié de ceux ayant choisi d'attendre,   n'avaient toujours pas commencé à être traités.    
Les auteurs de l'étude ont alors analysé toutes les données médicales de   tous les patients, huit ans en moyenne après leur diagnostic, et établi des   comparaisons entre ceux ayant opté pour un traitement agressif (chirurgie,   radiothérapie ou thérapie hormonale) et ceux ayant décidé d'attendre avant   d'être traités.   
  »Nous avons constaté que le taux de mortalité était très bas parmi les   hommes
atteints d'un cancer de la prostate à bas risque », précise le Dr Sanda.    
« Nos analyses montrent aussi que seulement 2% des hommes atteints de cette   catégorie de cancer de la prostate et ayant retardé le traitement sont décédés   comparativement à 1% chez ceux souffrant d'un cancer comparable et qui ont   commencé aussitôt un traitement », ajoute-t-il, notant que cette différence est   statistiquement insignifiante.    
« Les résultats de cette recherche montrent que la plupart des hommes chez   qui on a diagnostiqué un cancer de la prostate à faible risque et retardant le   traitement de huit ans en moyenne –et jusqu'à vingt ans après le diagnostic–   se portent très bien », souligne le médecin.     
Ces hommes ont pu « éviter les désagréments fréquents des traitements   contre le cancer de la prostate (…) », conclut le Dr Sanda.    
Le cancer de la prostate est classé en trois catégories: les grosses   tumeurs à croissance rapide, les tumeurs intermédiaires et les petites tumeurs   qui se développent lentement.    
Selon une autre recherche publiée lundi, le test PSA a entraîné un   sur-diagnostic des cancers de la prostate depuis 23 ans.    
Cette étude parue dans le « Journal of the National Cancer Institute »,   indique que le cancer de la prostate a été diagnostiqué, depuis la   commercialisation de ce test en 1986, chez 1,3 million d'hommes qui ne   l'auraient pas été auparavant.     
Parmi eux, un million ont été traités contre ce cancer, subissant   « inutilement les désagréments du traitement, les conséquences financières et   l'angoisse engendrée par cette expérience », selon l'étude.    
Depuis 1986, l'augmentation du nombre d'hommes chez qui on a diagnostiqué   un cancer de la prostate a plus que triplé chez les hommes âgés de 50 à 59 ans   et a été multiplié par sept chez les moins de 50 ans.    


SOURCE : http://www.elmoudjahid.com


 
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Le mélanome mieux contrôlé

Posted by santeplus on août 30, 2009 in CANCER - 1

Le mélanome mieux contrôlé


Des oncologues américains affirment être parvenus à mettre au point un médicament qui traite le plus meurtrier des types de cancer de la peau dans son stade le plus avancé, habituellement incurable.


À l'heure actuelle, pratiquement aucun traitement ne vient à bout du mélanome lorsqu'il se répand sous la peau. Par exemple, la chimiothérapie et les autres thérapies réussissent à réduire la taille des tumeurs dans seulement 10 à 15 % des cas.


Un essai clinique à petite échelle mené par une équipe du centre Abramson de l'Université de la Pennsylvanie montre que le médicament expérimental PLX4032 (R7204) aide des personnes atteintes de ce cancer à le neutraliser sur une plus longue période. Elles vivent ainsi plus longtemps.


Le PLX4032 cherche et détruit les cellules tumorales portant la mutation BRAF, impliquées dans environ 60 % des mélanomes malins.


Ce médicament pourrait non seulement aider à réduire la taille des tumeurs, mais aussi à retarder leur propagation, estiment les chercheurs.


Moins de 5 % des personnes atteintes vivent plus de deux ans après que le cancer se soit propagé dans le corps.


Les pharmaceutiques Roche et Plexxikon ont présenté ces résultats lors du congrès de la société américaine d'oncologie (American Society for Clinical Oncology).


Les traitements actuels contre le mélanome, comme la chimiothérapie, peuvent diminuer les symptômes et augmenter la qualité de vie, mais n'allongent pas la durée de vie.


Certaines personnes doivent subir de nombreux effets secondaires pour peu de bénéfices.


Selon les plus récentes statistiques estimées par la Société canadienne du cancer, il y aura 5000 nouveaux cas cette année au pays, et 940 personnes en mourront.


Des études confirment que les mélanomes sont plus fréquents chez les gens qui passent beaucoup de temps au soleil.


Mise à jour le mardi 2 juin 2009


Source : http://www.radio-canada.ca


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Cancer de la peau

Posted by santeplus on août 25, 2009 in CANCER - 1

Cancer de la peau


Enjeu


La plupart des cas de cancer de la peau sont évitables. Certaines précautions simples, mais importantes, peuvent vous aider à réduire le risque d'être atteint de ce type de cancer.


Contexte


La peau est le plus grand organe du corps humain et joue un rôle essentiel pour vous garder en santé. Elle vous protège contre les problèmes que peuvent engendrer la déshydratation, le soleil, les infections bactériennes et la pollution. Toutefois, la peau peut subir des dommages irréparables. C'est ainsi qu'un cancer de la peau peut se développer.


Types de cancer de la peau


Les trois principaux types de cancer de la peau sont le carcinome basocellulaire, le carcinome spinocellulaire et le mélanome.


Le carcinome basocellulaire ou le carcinome spinocellulaire sont les plus fréquents au Canada. Ces types de cancer se développent généralement à un âge avancé, sur les parties de la peau souvent exposées au soleil, dont le visage, le cou et les mains. Les carcinomes basocellulaire et spinocellulaire progressent lentement et entraînent rarement la mort, car ils ne se propagent généralement pas à d'autres parties du corps. Ils se traitent facilement grâce à la chirurgie.


Le mélanome est différent. Il représente 5 p. cent de tous les types de cancer de la peau et c'est le plus susceptible d'être mortel. Contrairement aux autres cancers de la peau, il se manifeste chez les personnes plus jeunes, sur presque toutes les parties du corps, et progresse rapidement.


Au Canada, l'incidence du cancer de la peau augmente à un rythme relativement constant depuis 30 ans. En 2005, près de 78 000 nouveaux cas de carcinomes basocellulaires et spinocellulaires, ainsi que près de 4 400 nouveaux cas de mélanome, ont été diagnostiqués au Canada.


Causes du cancer de la peau


L'exposition aux rayons ultraviolets, ou rayons UV, est l'une des principales causes du cancer de la peau. Les rayons UV qu'émettent le soleil et les lampes solaires sont invisibles. Les cancers de la peau résultent habituellement d'une surexposition au soleil.


Les rayons UV modifient les cellules de la peau, causant ainsi le cancer de la peau. Parfois, les rayons UV endommagent directement les cellules. Une peau bronzée ou brûlée par le soleil, par exemple, est abîmée par les rayons UV. Parfois, les rayons UV sont une cause indirecte du cancer de la peau, car ils affaiblissent les mécanismes immunitaires de la peau et du reste du corps.


De nombreuses études sur le cancer de la peau montrent un lien entre le mélanome et l'intolérance à l'exposition solaire. Elles indiquent que les gens qui ont subi des coups de soleil fréquents et graves dans leur jeunesse risquent davantage de développer un cancer de la peau. Les personnes à la peau pâle ou qui ont des taches de rousseur, les yeux bleus et les cheveux pâles ou roux sont les plus susceptibles d'être affectées par l'exposition au soleil.


Réduire les risques


La plupart des gens peuvent prévenir le cancer de la peau en évitant la surexposition au soleil ou à d'autres sources de rayon UV, comme les lampes solaires. Pour éviter les effets néfastes de ces rayons, voici quelques suggestions :



  • Choisir un endroit ombragé pour vos activités extérieures.

  • Si vous devez rester longtemps au soleil, portez un chapeau à large bord et des vêtements tissés serrés, y compris une chemise à manches longues, un pantalon et des gants.

  • Si vous ne pouvez pas vous couvrir, utilisez une crème solaire avec un facteur de protection (FPS) d'au moins 15. Assurez-vous qu'elle protège contre les rayons UVA et UVB. Appliquez-en généreusement sur la peau exposée de 15 à 30 minutes avant d'aller au soleil, puis de 15 à 30 minutes après le début de l'exposition. Appliquez de nouveau après toute activité qui risque de diluer le produit, comme la baignade, la transpiration abondante ou le fait de se frotter avec une serviette.

  • Évitez de rester au soleil sans protection, surtout entre 11 h et 16 h pendant les mois d'été

  • Évitez les lampes solaires.

  • Certains médicaments peuvent rendre la peau plus sensible aux rayons UV. Consultez votre médecin si vous avez des doutes au sujet de votre médicament.

Il est très important de protéger les bébés et les enfants du soleil, car ils sont plus vulnérables que les adultes en raison de leur peau plus sensible. De plus :



  • Ne laissez jamais un nourrisson ou un jeune enfant jouer ou dormir au soleil, dans un parc, une poussette ou un carrosse.

  • Ne laissez jamais de jeunes enfants s'exposer au soleil pour de longues périodes, même avec de la crème solaire.

  • Habituez vos enfants à s'enduire de crème solaire. Apportez une attention particulière aux parties les plus exposées, comme le visage, les lèvres, les oreilles, le cou, les épaules, le dos, les genoux et le dessus des pieds.

  • Donnez de la crème solaire aux adolescents qui passent de longues périodes à l'extérieur pendant l'été et faites-leur comprendre l'importance de l'utiliser.

  • Faites comprendre aux adolescents qu'il vaut mieux éviter les lampes solaires.

Le meilleur moyen de détecter un cancer de la peau au stade initial, c'est d'examiner votre peau fréquemment. Consultez immédiatement votre médecin si vous remarquez un ou plusieurs des signes suivants :



  • une tache ou une plaque anormalement foncée ou décolorée ; ou

  • un grain de beauté qui saigne, durcit, se décolore, grossit ou change de forme.

Source : http://www.hc-sc.gc.ca

 
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Cancer et environnement : alerte rouge !

Posted by santeplus on août 11, 2009 in CANCER - 1


Cancer et environnement : alerte rouge !

L'Appel de Paris, déclaration
internationale sur les dangers mortels de la pollution a été signée à Paris le
7 mai 2004 par plusieurs dizaines de personnalités scientifiques de renommée
mondiale, pour combattre la pollution chimique, responsable de millions de
morts dans le monde. Cet Appel historique a succédé au Colloque organisé par
l'association ARTAC (Association française pour la recherche thérapeutique
anti-cancer) sur le thème  » Cancer, Environnement et Société « . qui
s'est tenu à Paris, à l'UNESCO.

Les interventions et prises de position des personnalités scientifiques,
juristes, politiques de droite et de gauche, journalistes, médecins,
associations de malades, agriculteurs biologiques, ont montré l'urgence extrême
de passer à l'action pour mettre fin aux exactions des industriels qui, par
leurs produits aux effets cancérigènes cumulés sont responsables de la plupart
des cancers qui déciment l'humanité moderne. Sont intervenus lors du Colloque
les autorités scientifiques suivantes : Prs Luc Montagnier et Lucien Israël,
Samuel Epstein, Richard Clapp, Dominique Belpomme, Marcel Goldberg,
Jean-François Narbonne, André Cicolella , Gilles-Eric Seralini, Catherine
Wattiez, les responsables politiques Corinne Lepage (ancienne ministre de
l'environnement), Paul Lannoye (député européen), André Aschieri (député),
ainsi que des responsables de l'agrobiologie (Philippe Desbrosses, Guy
Kastler), des juristes, des responsables européens d'associations de défense de
l'environnement et de la santé des consommateurs, des journalistes tels que
Nicolas Hulot…

Ce Colloque et cet Appel solennel marquent le début d'une nouvelle ère où les
citoyens, unis dans une synergie vitale, passent enfin à l'action, guidés par
des scientifiques humanistes. Ils décident de prendre en main leur destinée et
vont entraîner les responsables politiques à défendre l'intérêt de l'humanité
avant les intérêts économiques néfastes pour la santé, dans une action tendant
vers une nouvelle éthique. Cette vision politique fondée sur le concept bio-équitable
respectueux à la fois de l'homme, de l'environnement et d'un développement
économique durable, est le seul concept compatible avec la survie à long terme
de l'espèce humaine.

Santé et environnement : Alerte rouge !

Le Colloque :  » cancer, environnement et société  » a constitué le
premier pas d'une longue route, la mise en route d'un long processus passage à
l'action concrète évoquée lors du sommet de la Terre de Johannesburg et que
nous attendions tous.

Qu'il me soit permis, tout d'abord, de féliciter et de remercier les
organisateurs de ce Colloque international qui marque le point de départ d'un
mouvement mondial vers une société plus éthique, plus humaine et plus
écologique seule compatible avec une survie de notre espèce sur une Terre blessée
et malade du seul fait des dégradations et pollutions engendrées par les
activités non-contrôlées de la société humaine moderne Emotion en tant que
participant à cette journée mémorable dans le grand amphithéâtre bondé de la
Maison de l'UNESCO de Paris où des centaines de citoyens conscients que cette
journée resterait historique entendirent les scientifiques, médecins,
politiques, association parler le même le même langage et arriver aux mêmes
conclusions. Il est urgent de prendre des mesures drastiques au niveau national
et international pour faire cesser les pollutions notamment chimiques afin
d'éviter le risque majeur de destruction irréversible de l'environnement
rendant impossible la survie de l'espèce humaine avant la fin de ce siècle.

Quelques phrases clefs retrouvées dans mes notes :
Pr Samuel Epstein de l'Université de Chicago. Prix Nobel alternatif

 » L'humanité est en danger d'extinction « .
 » Le cancer est la première cause de décès dans les pays industrialisés
« .
 » La non information des causes véritables est une violation du droit de
savoir et d'être informé « 
 » La diminution des cancers du fumeur est compensée par des cancers non
liés au tabagisme : cerveau, leucémies, Hodgkin… « .
 » Les dépenses en France sont concentrées plus sur l'étude des dégâts que
sur les causes « .
 » Les cancers professionnels représentent 25% des cas « .
 » Il ne fait aucun doute que leurs causes sont évitables « .
 » Les cancers hormonaux ont une origine chimique venant de l'environnement
« .
 » Sur les 70.000 substances chimiques utilisées, seulement 2000 ont été
testées « .
 » Le cancer n'est pas un phénomène normal dans l'humanité « .
 » Le taux de cancers est élevé chez les enfants dont les parents sont
exposés à des polluants « .

Pr . Richard Clapp Epidémiologiste Université de Boston
 » Une catastrophe sanitaire : les causes environnementales du cancer
« 
 » La prévention primaire du cancer est une grand urgence « .

Pr Israël :  » 4800 morts par cancers dus à la pollution  »  » Il
faut enseigner la prévention des cancers aux étudiants en médecine « . M.
Desriaux (ANDEVA) :  » L'amiante a déjà fait de 50 à 100.000 morts et fait
encore actuellement 3000 morts par an. On comptera 500.000 morts pour l'Europe.
Ce drame était évitable mais on n'a rien fait « .

Alison Craig (Pesticides Action Network PAN) » la moitié des produits que
nous utilisons sont pollués. Ces produits tuent, ce sont des carcinogènes
probables « .  » Les nformations sur les méfaits des pesticides ne sont
pas diffusées « .

Dr Le Goff (France-Nature-Environnement) : Il y a une carence de prévention. Il
n'existe pas de médecin environnementaliste en France, ni d'éducation à
l'alimentation « .  » Il n'existe pas de régime du bien portant et qui
veut le rester « .

Guy Roulier

Nota : le texte intégral du préambule et les considérations
scientifiques richement argumentés est disponible sur
http://appel.artac.info/appel.htm

L' Appel de Paris du 7 mai 2004 a été initié lancé par le
cancérologue Dominique Belpomme à Paris. Il demande aux Etats d' »interdire
l'utilisation des produits dont le caractère cancérogène, mutagène ou
reprotoxique (toxique stérilisant) est certain ou probable chez l'Homme »
et de leur substituer des produits non toxiques. Il comporte 3 articles et sept
propositions concrètes.

DECLARATION
Nous, scientifiques, médecins, juristes, humanistes, citoyens convaincus de
l'urgence et de la gravité de la situation, déclarons que :

Article 1 : le développement de
nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de
l'environnement.
Article 2 : La pollution
chimique constitue une menace grave pour l'enfant et pour la survie de l'Homme.
Article 3 : Notre santé, celle
de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c'est l'espèce
humaine qui est elle-même en danger.

Nous appelons les décideurs politiques nationaux, les instances européennes,
les organismes internationaux, en particulier l'Organisation des Nations Unies
(ONU), à prendre toutes les mesures nécessaires en conséquence et en particulier
(résumé des 7 mesures) :

Mesure 1 : interdire l'utilisation des produits dont le caractère cancérogène,
mutagène et reprotoxique (toxique pour l'appareil reproducteur) est certain ou
probable chez l'homme …et leur appliquer le principe de substitution.
Exceptionnellement…restreindre son utilisation au strict minimum par des
mesures de contingentement extrêmement rigoureuses.

Mesure 2 : appliquer le principe de précaution vis à vis de tous produits
chimiquespour les quels , en raison de leur caractère toxique …ou de leur
caractère persistant , bioaccumulable et toxique…, il existe un danger
présumé grave et/ou irréversible pour la santé animale et/ou humaine et de
façon générale pour l'environnement… afin de prévenir et d'éviter des dommages
sanitaires ou écologiques graves et/ou irréversibles.

Mesure 3 : promouvoir l'adoption de normes toxicologiques ou de valeurs seuils
internationales pour la protection des personnes, basées sur une évaluation des
risques encourus par les individus les plus vulnérables, c'est à dire les
enfants, voire l'embryon.

Mesure 4 : en application du principe de précaution, adopter des plans à
échéance programmée et objectifs de résultat chiffrés, afin d'obtenir la
suppression ou la réduction strictement réglementée de l'émission de substances
polluantes toxiques et de l'utilisation de produits chimiques mis sur le
marché, tels que les pesticides sur le modèle de réduction d'utilisation de la
Suède, du Danemark, ou de la Norvège

Mesure 5 : en raison des menaces graves qui pèsent sur l'humanité, inciter les
Etats à obliger toute personne publique ou privée à assumer la responsabilité
des effets de ses actes ou de ses carences à agir, et lorsque cette
responsabilité n'est pas du ressort d'un Etat, faire relever celle-ci d'une
juridiction internationale

Mesure 6 : S'agissant du réchauffement planétaire et de la déstabilisation
climatique, cette responsabilité implique l'obligation pour les Etats de mettre
en oeuvre des mesures fortes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre
sans attendre la mise en application effective du protocole de Kyoto.

Mesure 7 : concernant l'Europe, renforcer le programme REACH (Registration,
Evaluation and Authorisation of CHemicals) de régulation de la mise sur le
marché des produits chimiques de façon, notamment, à assurer la substitution
des plus dangereux pour l'homme par des alternatives moins dangereuses, et
concernant le monde, adopter une réglementation internationale de régulation de
la mise sur le marché des produits chimiques sur le modèle du programme REACH
dans une version renforcée

Nota : le texte intégral du préambule et les considérations scientifiques
richement argumentés est disponible sur
http://appel.artac.info/appel.htm

SIGNATURE DE L'APPEL DE PARIS

Vous pouvez signer l'Appel de Paris , par courrier électronique à l'adresse
suivante appel2paris@wanadoo.fr en indiquant
votre prénom, votre nom, votre profession et votre pays de résidence .
Transmettez l'information à votre famille, vos amis et collègues.

 
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Le cancer : première cause de mortalité d’ici 2010

Posted by santeplus on juil 23, 2009 in CANCER - 1

Le cancer : première cause de mortalité d’ici 2010

Le nombre de cancer pourrait doubler voire tripler dans le monde d’ici 2010. Premiers touchés, les pays en voix de développement. Premiers responsables : le tabac et une mauvaise alimentation. 17 millions. C’est le nombre de personnes qui pourraient mourir des suites d’un cancer en 2010, contre 7,6 millions aujourd’hui. C’est l’avertissement lancé par un groupe d’experts américains qui mettent en avant le rapport du Centre International de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Le cancer deviendrait ainsi la première cause de mortalité dans le monde, devant les maladies cardiovasculaires. La lente diminution du nombre de cas et de la mortalité par cancer dans certains pays, comme aux Etats-Unis ces dernières années, ne suffit pas. Le tabac, suivi de régimes alimentaires trop riches en graisse et d’un engouement croissant pour la restauration rapide sont parmi les facteurs qui favorisent le boom du nombre de cancer. Les experts précisent que ce sont en fait des « comportements empruntés au mode vie occidental associés à des économies émergentes qui causent le plus de ravages ».
En effet, plus de la moitié des cas et les 2/3 des décès par cancer surviennent dans les pays à faible ou moyens revenus. Le CIRC souligne que « les pays en développement, dont la population devrait croître de 38% d'ici 2030, n'ont pas les moyens de lutter efficacement contre le cancer ». Les pays où le nombre de cancers progresse le plus sont la Chine, la Russie et l’Inde.
« Cette augmentation rapide des cas de cancers représente un véritable défi pour les systèmes de santé dans le monde », affirme Peter Boyle, directeur du CIRC. La prévention doit donc être améliorée pour essayer d’enrayer l’épidémie…
Centre International de Recherche sur le cancer, rapport biennal 2006, 2007. Who Press, december 2008.

D.R.

 

 

 

 
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L'antiviral ribavirine efficace pour le traitement du cancer

Posted by santeplus on juil 22, 2009 in CANCER - 1

L'antiviral ribavirine efficace pour le traitement du cancer

Les bienfaits de l'emploi de l'antiviral ribavirine  dans le traitement de patients atteints de cancer ont été démontrés par une  équipe de l'Université de Montréal, rapportent les médias canadiens.         
En fait, le médicament utilisé entre autres pour traiter l'hépatite  C et le VIH pourrait se révéler efficace dans le traitement de 30% des cancers. 
Un essai clinique à l'échelle canadienne a déjà été mené à l'instigation de  la Dre Katherine Borden, de l'Instut de recherche en immunologie et en cancérologie  (IRIC) de l'Université de Montréal.         
Cette expérimentation a permis d'établir que la ribavirine supprime  l'activité d'un gène précis, le eIF4E. Ce gène est dérégulé dans 30 % des cancers,  y compris les cancers du sein, de la prostate, de la tête et du cou, du côlon  et de l'estomac.         
« Les résultats que nous avons obtenus sont les premiers à montrer que  le ciblage du gène eIF4E chez l'humain procure des bienfaits cliniques », a affirmé  la Dre Katherine Borden, citée par les médias canadiens.         
Les essais ont également permis de démontrer que la ribavirine n'avait  aucun effet indésirable chez les patients.         
Les participants à cet essai étaient tous atteints de leucémie myéloïde  aiguë et avaient déjà reçu plusieurs autres traitements s'étant soldés par un  échec.         
Les chercheurs ont noté une amélioration spectaculaire de l'état des  patients. Plusieurs sont actuellement en rémission partielle et complète.         
Le prochain objectif de l'équipe montréalaise est de vaincre la résistance  à la ribavirine qui survient avec le temps.         
Selon la Dre Borden, l'association à des agents chimiothérapeutiques  pourrait accroître l'efficacité d'un éventuel traitement. Les prochains essais  viseront donc à résoudre ce problème.

Source : http://www.elmoudjahid.com

 

 
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Cancer du colon : moins de viande, plus de sport

Posted by santeplus on juil 12, 2009 in CANCER - 1


Cancer du colon : moins de viande, plus de sport

La consommation de viande rouge, d’alcool et de tabac est liée à une
augmentation du risque de cancer colorectal de 20%. Au contraire, l’activité
physique diminue ce risque de 20% d’après une nouvelle étude australienne.
Comment éloigner le cancer du côlon ? En supprimant l’alcool et la viande rouge
de vos habitudes alimentaires et surtout en ayant une activité physique
régulière. C’est le résultat d’une nouvelle étude parue dans la revue
International Journal of Cancer.
Les chercheurs de l’Institut international de la santé de Sydney en Australie
ont analysé les données d’une centaine d’études réalisées jusqu’à maintenant
sur les facteurs de risque de cancer du côlon. Selon leurs calculs, les
personnes en surpoids, obèses ou diabétiques ainsi que les gros consommateurs
de viande rouge, d’alcool ou de tabac ont un risque de développer un cancer du
côlon augmenté de 20%. A l’inverse, chez les personnes qui pratiquent une
activité physique régulière, ce risque diminue de 20% par rapport aux personnes
sédentaires.


Huxley RR, Ansary-Moghaddam A, Clifton P, Czernichow S, Parr CL, Woodward M.
The impact of dietary and lifestyle risk factors on risk of colorectal cancer:
a quantitative overview of the epidemiological evidence. Int J Cancer. 2009 Jul
1;125(1):171-80.

D.R.

 

Source : http://www.elmoudjahid.com

 


Cancer du colon : moins de viande, plus de sport

La consommation de viande rouge, d’alcool et de tabac est liée à une
augmentation du risque de cancer colorectal de 20%. Au contraire, l’activité
physique diminue ce risque de 20% d’après une nouvelle étude australienne.
Comment éloigner le cancer du côlon ? En supprimant l’alcool et la viande rouge
de vos habitudes alimentaires et surtout en ayant une activité physique
régulière. C’est le résultat d’une nouvelle étude parue dans la revue
International Journal of Cancer.
Les chercheurs de l’Institut international de la santé de Sydney en Australie
ont analysé les données d’une centaine d’études réalisées jusqu’à maintenant
sur les facteurs de risque de cancer du côlon. Selon leurs calculs, les
personnes en surpoids, obèses ou diabétiques ainsi que les gros consommateurs
de viande rouge, d’alcool ou de tabac ont un risque de développer un cancer du
côlon augmenté de 20%. A l’inverse, chez les personnes qui pratiquent une
activité physique régulière, ce risque diminue de 20% par rapport aux personnes
sédentaires.
Huxley RR, Ansary-Moghaddam A, Clifton P, Czernichow S, Parr CL, Woodward M.
The impact of dietary and lifestyle risk factors on risk of colorectal cancer:
a quantitative overview of the epidemiological evidence. Int J Cancer. 2009 Jul
1;125(1):171-80.

 

D.R.

 

Source : http://www.elmoudjahid.com

 

 
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Cancer du sein : pas de déodorant après le rasage des aisselles !

Posted by santeplus on juin 20, 2009 in CANCER - 1


Cancer du sein : pas de déodorant après le rasage des aisselles !

L'usage des anti-transpirants et déodorants s'est
répandu, et tant mieux pour le confort qu'ils apportent. Reste que ceux qui
contiennent de l'aluminium quand ils sont associés au rasage des aisselles
peuvent être dangereux à la longue et augmenter le risque de cancer du sein.
Déodorants, anti-transpirants et aluminium
La plupart des déodorants – quatre sur cinq – contiennent de l'aluminium.
L'aluminium est utilisé pour augmenter leur durée d'action : c'est l'effet
anti-transpirant. L'effet déodorant, quant à lui, est lié au désinfectant qui
compose ces produits et qui élimine les bactéries responsables des mauvaises
odeurs sous les aisselles.
Cancer du sein et aluminium
La question de l'innocuité de l'aluminium a été régulièrement soulevée, la
crainte étant que son usage soit associé à une augmentation du risque de cancer
du sein. Lors des Journées pyrénéennes de gynécologie pratique de 2006, congrès
de gynécologues, le Dr Gabriel André a fait un exposé permettant d'y voir enfin
clair : le risque de cancer du sein est effectivement augmenté quand ces
produits sont utilisés conjointement au rasage des aisselles.
Le Dr Gabriel André cite des chiffres issus d'une étude américaine de 2003 qui
a suivi 437 femmes atteintes d'un cancer du sein. Celles qui n'avaient jamais
utilisé de déodorant ni d'anti-transpirant, et qui ne s'étaient jamais rasé les
aisselles, avaient un âge moyen de survenue du cancer du sein de 67 ans. Inversement,
celles qui avaient largement utilisé des déodorants et des anti-transpirants,
tout en se rasant les aisselles, avaient un âge moyen de survenue du cancer du
sein de 59 ans, soit 8 années plus tôt…
Avant 16 ans : risque maximal
L'âge de début de la pratique combinée du rasage et du déodorant est lui aussi
essentiel. Plus on débute tôt, notamment avant l'âge de 16 ans, plus la
survenue d'un cancer du sein risque d'être précoce.
Le Dr Gabriel conclut pour sa part qu'il faut éviter autant que possible les
produits contenant de l'aluminium et qu'il ne faut surtout pas se servir de
tels produits après un rasage. Plusieurs solutions se présentent aux femmes :
s'offrir une épilation définitive au laser;
se raser les aisselles le soir en utilisant un antiseptique après. N'utiliser
les déodorants et anti-transpirants que le lendemain ;
idem, mais en utilisant un rasoir électrique, moins coupant ;
trouver un déodorant sans aluminium. Bien lire les notices, car ces produits en
contiennent très souvent. Tous les sels d'aluminium ont le même effet.
En conclusion, il n'est pas question de ne plus utiliser d'anti-transpirants ou
de déodorants, lesquels nous rendent la vie sociale plus agréable, mais il faut
les utiliser avec précaution.

Source : http://www.elmoudjahid.com

 
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Chimiothérapie : Précautions à prendre

Posted by santeplus on avr 9, 2009 in CANCER - 1


Chimiothérapie :
Précautions à prendre

Ce que vous souhaitez savoir sur
la Chimiothérapie :
Quels sont les effets secondaires
possibles (1) ?

N’importe quel médicament peut
produire des effets secondaires, variables d’un individu à l’autre.
Certains effets secondaires peuvent s’avérer graves s’ils ne sont pas traités
rapidement. D’autres sont tout simplement désagréables.
Il est important que vous sachiez à quoi vous attendre lorsque vous prenez un
médicament et vous devez faire part des effets secondaires à votre médecin.

Demandez à votre médecin qu’il vous explique à quel moment vous éprouverez des
effets secondaires.
Certains effets secondaires apparaissent dès le début des traitements alors que
d’autres ne se manifestent qu’après plusieurs jours ou semaines.
Vous aimeriez également savoir quels effets secondaires disparaîtront
rapidement et lesquels persisteront plus longtemps…
Posez les questions qui vous tracassent et n’oubliez jamais que chaque personne
a une sensibilité différente.

 Les effets sur la bouche
et le tube digestif

- Sécheresse de la
bouche, irritation

Certains médicaments peuvent provoquer une modification du goût ou une
sécheresse de la bouche.
La chimiothérapie peut irriter votre bouche (apparition d’aphtes, mucites ou
ulcérations, brûlures qui sont douloureuses).
Nos conseils :
Les lésions de la bouche peuvent être traitées au moyen du laser athermique qui
active la cicatrisation, diminue la douleur, et a un effet anti-inflammatoire.
Demandez à votre médecin, s'il le juge nécessaire, de vous prescrire ce
traitement. Celui-ci est pratiqué à l'Institut Bordet.
Il est un complément aux conseils qui suivent :
- trempez votre pain dans le café, il sera plus facile à avaler
- avalez des petites quantités à la fois
- buvez beaucoup
- sucez des pastilles douces
- évitez les aliments trop épicés ou trop acides (tomate, orange, pamplemousse…)
- mangez des aliments doux (crème pudding…) ou froids
- évitez tout ce qui est irritant et qui augmente la sensation douloureuse
(alcool, épices, sel, cigarettes), aliments acides (citron, vinaigre,
moutarde…)
- choisissez un dentifrice « doux », demandez conseil à votre
pharmacien
- réalisez un bain de bouche après chaque repas et avant le coucher (le produit
vous sera prescrit par le médecin)
- enlevez votre dentier pour la nuit et même la journée entre les repas si
l’inflammation de la bouche est trop douloureuse.

- Nausées et vomissements

Leur degré varie selon les médicaments utilisés et bien entendu en fonction de
chaque individu. Ils peuvent apparaître avant, pendant ou après le traitement.
Au moment de votre traitement, on vous administre des médicaments anti-nausées;
la prise de ces médicaments peut être répétée pendant et après votre
chimiothérapie, à domicile.
Si tel est le cas, il est très important que vous preniez vos médicaments en
dépit du fait que vous vous sentez malade.
Si malgré tout, vous ne constatez pas d’amélioration, parlez-en : différents
produits existent et votre médecin pourra certainement trouver une médication
plus adaptée à votre cas.
Vous ne devez suivre, entre les cures de chimiothérapie, aucun régime particulier.

Nos conseils :
- pendant le traitement, occupez- vous, distrayez-vous l’esprit par une
activité que vous aimez (radio, Scrabble®, mots croisés, lecture, tricot,…)
- si vous vous sentez anxieux (ce qui est compréhensible), parlez-en au médecin
qui pourra vous prescrire un médicament relaxant que vous prendrez avant votre
chimiothérapie
- consommez, avant le traitement, de préférence un repas léger et évitez vos
plats préférés
- évitez les odeurs qui augmentent les nausées (parfum, fumées, odeurs de cuisine),
c’est votre jour de repos et l’occasion rêvée de vous faire servir
- buvez beaucoup entre les repas (limonade ou cola, eau), évitez les boissons
qui irritent (alcool, café, thé), vous éviterez ainsi que votre estomac reste
vide trop longtemps et vous remplacerez la quantité de liquide éventuellement
perdue
- après le repas, reposez-vous dans la position assise plutôt que couchée
- optez pour des repas fractionnés

La constipation
Certains médicaments peuvent provoquer de la constipation.

Nos conseils :
- buvez beaucoup d’eau
- mangez des aliments riches en fibre (fruits, légumes, pain de son, etc.)
- si vous le pouvez, conservez un niveau normal d’activités, cela favorise
l’élimination intestinale
- si la constipation persiste, demandez à votre médecin de vous prescrire un
laxatif doux

La diarrhée
D’autres traitements peuvent, au contraire, provoquer de la diarrhée.
Si votre diarrhée persiste malgré ces quelques conseils, contactez sans
attendre votre médecin qui vous prescrira un médicament adéquat.

Nos conseils :
- buvez beaucoup de liquides, de préférence tièdes pour remplacer ceux perdus
par les diarrhées
- accordez votre préférence aux aliments pauvres en fibres (pâtes, fromages,
bananes, riz)
- ne consommez pas d’aliments riches en fibres (fruits, légumes) qui favorisent
l’élimination intestinale
- évitez tout ce qui irrite le tube digestif : épices, alcool, boissons
pétillantes, féculents (haricots, pois, etc.)
- si vous avez la diarrhée, vous pouvez perdre du potassium (sel minéral qui est
important pour votre organisme).
Dès que vous allez mieux, pensez à consommer des aliments riches en potassium
(bananes, fruits secs, oranges, chocolat, raisins)

 Les effets sur
les cheveux

Avec l’utilisation de certains
médicaments, la chute partielle ou parfois totale des cheveux est possible.
Cette perte des cheveux, appelée alopécie, est un effet secondaire difficile à
supporter psychologiquement. Vous devez savoir que cette chute est transitoire;
les cheveux repoussent une fois le traitement terminé.
Il arrive parfois que leur texture et leur couleur soient un peu différentes
qu’auparavant. Certains d’entre vous ont peut-être entendu parler de l’emploi
d’un casque réfrigérant qui pourrait empêcher la perte des cheveux.
L’utilisation de ce système ne présente pas la même efficacité vis-à-vis de
tous les traitements et peut présenter des inconvénients; pour plus
d’informations, renseignez-vous auprès de votre médecin.

Nos conseils :
- faites une coupe de cheveux plus courte que d’habitude
- évitez les permanentes, les décolorations et les teintures (les produits
utilisés sont en effet agressifs pour votre cuir chevelu), employez un
shampooing doux (pour bébé)
- la perte des cheveux n’arrive pas du jour au lendemain, elle est progressive
et débute souvent quelques semaines après l’administration du premier
traitement. Il vous est conseillé, si vous perdez vos cheveux, de choisir une
perruque relativement rapidement de façon à ce qu’elle ressemble le plus
possible à votre coiffure habituelle
- il est conseillé de choisir une perruque en matière synthétique (pour une
question de prix, de légèreté et d’entretien)
- après l’achat de la perruque, conservez votre facture et demandez un
certificat médical à votre médecin spécialiste.
Avec ces deux documents, votre mutuelle vous remboursera une partie du prix
d’achat.
Cette perruque peut être renouvelée tous les deux ans
- vous pouvez aussi, pour cacher la perte des cheveux, porter un foulard, un
turban ou un chapeau. Ayez l’esprit créatif et coquet : la couleur du turban,
du foulard peut être assortie à votre toilette. Beaucoup de femmes utilisent
actuellement ces turbans comme accessoires de mode. Ces foulards plus légers et
plus aérés que la perruque sont plus confortables à porter pendant la saison chaude.

 Les effets possibles sur
la peau

Des allergies (démangeaisons,
rougeurs, urticaire) doivent être immédiatement signalées pour être traitées et
pour arrêter le produit responsable.
Les réactions les plus habituelles surviennent progressivement : sécheresse de
la peau, acné, hypersensibilité au soleil.

Nos conseils :
- évitez au maximum les expositions au soleil et utilisez une crème écran
total. Lors de l’utilisation de certains médicaments, l’exposition est
totalement interdite
- pour l’acné, utilisez une lotion ou un savon adéquat
- pour la peau sèche, utilisez une lotion contenant de la lanoline
- l’utilisation de maquillage vous aidera aussi à cacher ces petites
imperfections passagères
- un tracé rouge brun peut apparaître aux alentours de la veine qui a servi à
l’injection du traitement; il est causé par l’irritation de la veine par les
produits injectés : parlez-en à l’infirmière, elle réalisera un pansement avec
une pommade qui calmera cet effet; l’administration ne se fera probablement
plus par cette veine

 Les effets sur les
organes sexuels

Chez la femme

L’emploi de certains médicaments
va provoquer une irrégularité de vos cycles ou même une disparition de vos
règles.
Les femmes ménopausées peuvent noter une augmentation des symptômes de la ménopause,
principalement des bouffées de chaleur.

Nos conseils :
- pour les femmes non ménopausées, il est primordial de se prémunir contre
toute grossesse éventuelle par un moyen de contraception efficace et compatible
avec le traitement. Parlez-en à votre médecin, car la pilule est souvent
contre-indiquée
- les médicaments utilisés pour votre traitement peuvent provoquer des
malformations chez le foetus
- si vous êtes enceinte lors du diagnostic de la maladie, votre médecin prendra
une décision en fonction notamment de l’avancement de votre grossesse
- après la fin de votre traitement, attendez l’accord de votre médecin avant
d’envisager une grossesse.

Chez l'homme
Le traitement peut entraîner une diminution de la production ou de la qualité
du sperme, donc de la fertilité.
Ne vous fiez pas à la stérilité pendant votre traitement comme moyen
contraceptif garanti.
Il est préférable, pendant la période de traitement, que vous et votre compagne
ou compagnon utilisiez un moyen contraceptif.
Avant de commencer votre traitement, vous pouvez déposer du sperme à la banque
de sperme où il pourra être conservé et utilisé ultérieurement.
Il se peut également que des effets secondaires imprévus fassent leur
apparition. Si vous remarquez des symptômes inhabituels, parlez-en à votre
médecin ou infirmière.
N’hésitez pas lors des consultations à la polyclinique, de parler à votre
médecin, et de lui poser toutes les questions relatives à votre traitement.
La plupart des effets secondaires engendrés par la chimiothérapie commencent à
diminuer une fois les traitements terminés.
Rappelez-vous toutefois que chaque individu est différent et que cette période
de « retour à la normale » varie selon les personnes. Cette phase de
récupération dépend également de l’état de santé général du patient et des
médicaments qu’il a absorbés.

Quels sont les effets
secondaires possibles (2) ?

Les effets sur
les cellules sanguines

Comme nous l’avons vu, la
chimiothérapie agit sur vos cellules saines et c’est le cas notamment des
cellules du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes).
Les globules rouges ont pour fonction essentielle le transport de l’oxygène.
Les globules blancs assurent la défense de l’organisme contre les microbes.
Les plaquettes jouent un rôle dans la lutte contre l’hémorragie.
C’est pour cette raison qu’avant chaque séance de chimiothérapie, on effectuera
une prise de sang, de manière à contrôler le nombre de ces différents éléments.

Si leur nombre est insuffisant, cela signifie que votre organisme n’a pas
suffisamment récupéré et qu’il est préférable d’attendre quelques jours avant
d’administrer le traitement suivant. Ainsi, durant les jours de repos
supplémentaires, votre organisme va pouvoir rétablir l’équilibre de ces éléments.
Les contrôles sanguins permettent également dans certains cas d’adapter
éventuellement la dose de médicaments.

 Déficit en globules rouges (anémie)

Les signes en sont :
- une plus grande fatigue
- un essoufflement au moindre effort
- des palpitations
Parfois, si ces symptômes persistent, votre médecin sera amené à vous
transfuser pour vous rendre les globules rouges manquants.

Nos conseils :
- reposez-vous chaque fois que vous en éprouvez le besoin
- maintenez une alimentation équilibrée (poissons, légumes, oeufs, viande
rouge)
- remuez-vous avec précaution pour éviter les vertiges (exemple : lors du
réveil, asseyez-vous quelques instants au bord du lit avant de mettre debout)

Devant tout signe évoquant une
infection tel que :

- température au-delà de 37,5°
- malaise
- frissons
faites appel immédiatement à votre médecin habituel, tout en étant prêt(e) à
vous présenter à l’hôpital, quel que soit le jour ou le moment de la journée.

Déficits en globules blancs
(diminution des défenses naturelles)

En agissant sur les cellules du sang, la chimiothérapie détruit momentanément
une partie des globules blancs qui protègent votre corps contre les infections.
Dès lors, vous risquez de vous infecter plus facilement qu’auparavant et vous
prendrez davantage de précautions afin d’éviter au maximum le contact avec les
microbes.

Voici quelques précautions qui
vous aideront et vous protégeront :

- lavez-vous les mains fréquemment et n’oubliez jamais de les laver avant de
manger et de boire et surtout après être allé aux toilettes
- évitez tout contact avec des personnes infectées
- afin d’éviter l’apparition de plaies dans la bouche, utilisez une brosse à
dents douce et brossez-vous les dents délicatement. Si vous devez vous faire
soigner les dents, demandez conseil à votre médecin
- pour éviter les coupures en vous rasant, utilisez plutôt un rasoir électrique
- couvrez-vous bien par temps froid et évitez les courants d’air
- évitez de manger des fruits et des légumes sans les laver et sans les
éplucher, donnez votre préférence aux légumes cuits plutôt qu’aux crudités.
Evitez si possible les viandes hachées et les fruits de mer.

Déficit en plaquettes
(tendance à l’hémorragie)

Les plaquettes agissent sur la coagulation du sang pour éviter les hémorragies.

Une diminution des plaquettes vous rend plus fragile face aux blessures, coups
et coupures.
Nos conseils :
- ne prenez jamais de médicaments contenant de l’aspirine (Aspro, Aspégic,
Aspirine, etc.) qui altèrent les propriétés des plaquettes; optez pour des
médicaments à base de Paracetamol (ex. : Dafalgan)
- utilisez une brosse à dents souple; si vous constatez des saignements de
gencives, contentez-vous de bains de bouche
- demandez l’avis de votre médecin si vous devez vous rendre chez le dentiste
ou subir une intervention chirurgicale
- évitez momentanément les sports ou activités où vous risquez de vous blesser
- soyez particulièrement attentif à ne pas vous brûler en cuisinant ou en
repassant
- soyez prudent; si vous bricolez ou jardinez, portez des gants pour éviter les
coupures
- évitez de vous moucher trop énergiquement
- lors d’un saignement qui persiste, vous pouvez également utiliser un glaçon
(le froid ralentit le saignement)
- en cas de symptômes tels que saignements de nez fréquents, saignements des
gencives, coloration noire des selles ou pertes de sang lors de l’élimination
des urines et des selles, apparition sur votre peau de petites taches rouges
violacées, mettez-vous rapidement en contact avec votre médecin.

 Les effets sur le système
urinaire

L’élimination de certains
médicaments peut changer de façon provisoire la couleur de vos urines (selon
certains produits utilisés, elles peuvent être roses, vertes ou d’un jaune
lumineux); il ne faut pas vous en inquiéter.
D’autres produits, par contre, peuvent être irritants et provoquer des
sensations de brûlure ou de douleur lors de la miction.
Nos conseils :
- buvez beaucoup pour éliminer
- si les symptômes persistent, contactez votre médecin

Limiter les effets indésirables
de la chimiothérapie

Parfois redoutables et toujours
redoutés, certains effets secondaires d'une chimiothérapie peuvent être limités
grâce à quelques principes simples à appliquer.

Les
produits de chimiothérapie agissent sur les cellules en cours de division, sur
les cellules cancéreuse comme sur les cellules saines. Cette destruction
cellulaire explique en partie les effets indésirables.

Si
l’intensité des effets secondaires est variable en fonction des individus et du
traitement, quelques conseils simples à mettre en oeuvre permettent de limiter
le désagrément.

Effets
indésirables sur les éléments du sang

La chimiothérapie
entraîne une diminution du nombre de globules rouges et/ou de globules blancs
et/ou de plaquettes (avec un pic entre sept et quatorze jours après la cure).
Pendant cette période, le risque d'infection est élevé. Il convient donc de :

·        
surveiller
la température

·        
faire
attention à la proximité des personnes enrhumées

·        
éviter
les lieux publics et les transports en commun

Effets
indésirables et follicule pileux

Poils et
cheveux poussent grâce à des cellules qui se multiplient rapidement à leur
racine. Ces cellules sont particulièrement sensibles au traitement et leur
chute peut survenir deux à trois semaines après la première cure. S'ils
repoussent à l'arrêt de la chimiothérapie, quelques précautions permettent
parfois de les ménager en cours de traitement :

·        
utiliser
des shampoings doux. Pas de brushing ou de couleur entre les cures

·        
faire
une coupe courte avant la première cure

·        
porter
un casque réfrigérant pendant la séance de chimiothérapie peut limiter la
chute.

Effets
indésirables et muqueuse buccale

Contre
les mucites (inflammation des muqueuses) et gingivites accompagnant souvent la
chimiothérapie :

·        
se
brosser les dents trois fois par jour avec une brosse à dents chirurgicale
(extra-souple)

·        
faire
des bains de bouche 3 à 6 fois par jour

·        
éviter
les aliments acides (citron, vinaigre, …), les noix, le gruyère et l'ananas.

Effets
indésirables et tube digestif

La
chimiothérapie s'accompagne souvent de nausées et vomissements. Parmi les
meilleurs moyens de lutte, retenir :

·        
les
traitements spécifiques proposés par le médecin

·        
fractionner
les repas dans la journée

·        
boire
des boissons fraîches et de l'eau gazeuse

·        
éviter
tabac, l'alcool et les mets épicés.

En cas de
diarrhée, ne pas oublier de :

·        
boire
abondamment (eau, thé, café, bouillon, …)

·        
privilégier
les carottes cuites, riz et bananes

·        
éviter
les fruits frais, légumes verts et laitages

A
contrario, en cas de constipation :

·        
privilégier
les fruits crus, agrumes, pruneaux, légumes verts

·        
boire
abondamment

 

Quelles
précautions pendant le traitement ?

 

 Votre rôle auprès de
la personne malade est souvent à la fois d’ordre matériel et psychique. Une
fois les traitements instaurés, quelques dispositions peuvent améliorer son
cadre de vie. Il s’agit principalement de gérer les effets secondaires que
rencontre votre proche, notamment ceux en rapport avec la chimiothérapie.

 

  • La chambre du malade peut être aménagée pour augmenter
    son confort. La disposition de la pièce par rapport aux autres espaces de
    la maison est aussi importante. Idéalement, la chambre du malade doit être
    :
    – Au rez-de-chaussée. Sinon, installez une barre d’appui sur les
    escaliers.
    – Eloignée de la cuisine, en raison des odeurs fortes.
    – Eloignée de la salle de séjour (du bruit ) afin qu’il puisse mieux
    récupérer.
    – Près des toilettes pour ses déplacements les jours suivants.
    – Equipée de rideaux épais ou de stores pour éviter la lumière trop forte.
    – et d’un deuxième lit pour que l’aidant puisse éventuellement y passer
    les premières nuits.

- Les vomissements sont fréquents
pendant la première nuit, et peuvent se prolonger 2 ou 3 jours : prévoyez donc
une bassine au chevet du malade.
- Les vomissements donnent soif : mettez de l’eau en quantité suffisante à sa
portée.
- La fatigue étant importante les premiers jours, prévoyez un bassin à urine
(ou un urinoir) pour minimiser les déplacements.
- Les nausées accompagnent les vomissements et peuvent aussi se prolonger 2 ou
3 jours : le patient préférera des bouillons ou des soupes légères.
- Dans la salle de bain, posez des tapis antidérapants. Dans la douche ou la
baignoire, installez un siège.
- Mettez tous les traitements à portée de main du malade, notamment ceux contre
les vomissements et la douleur.
- Il est possible que le traitement prévoit quelques injections sous-cutanées,
principalement contre la douleur. Si vous devez le faire, soyez sans crainte :
c’est un geste simple et sans risque.
- Une personne sous chimiothérapie est sensible aux infections. Evitez le
contact trop rapproché et interdisez à toute personne ayant une grippe ou autre
infection de l’approcher de trop près.
- Organisez les visites des autres membres de l’entourage : si le malade est
d’accord, il est préférable de ne pas recevoir de visites les premiers jours.
Par la suite, organisez-les en respectant ses horaires de repas et de sommeil.
La présence simultanée de plusieurs personnes permet de ne pas multiplier les
dérangements. Veillez à ne pas dépasser 5 personnes (ou deux enfants et un
adulte) pour limiter le bruit. Expliquez aux enfants que la personne a besoin
de repos. 
 

La maladie implique des
traitements longs, contraignants pour le patient et son entourage. Votre santé
physique et morale, ainsi que celle de votre proche malade, aura grand besoin
de se ressourcer, à un moment ou à un autre. Pensez à l’énergie que vous pouvez
tirer d’un voyage de quelques jours dans un cadre qui change du quotidien.
Avant de filer à la campagne ou en bord de mer, voici quelques éléments à
vérifier.

  

Quand partir ?
 

Pour mettre toutes les chances de
réussir vos vacances de votre côté, mieux vaut les prévoir à l’avance et
s’assurer que chaque point a été vérifié et validé.
 

- Quel que soit le traitement
suivi ou l’état de votre proche, le médecin traitant doit vous donner son
accord pour permettre au patient de s’éloigner quelque temps.
- Si vous souhaitez voyager entre deux cures de chimiothérapie, le médecin
contrôlera surtout les bilans sanguins. Il s’assurera que la chimiothérapie n’a
pas eu de toxicité sur le sang, et qu’il n’y a notamment pas de risque
d’infection ou d’hémorragie dans les jours qui suivent.
- Si votre proche a subi une intervention chirurgicale, vous devrez attendre,
entre autre, que les cicatrices soient complètement guéries. Votre médecin vous
apprendra le cas échéant, à changer vous-même les pansements, si toutefois cela
est possible.
- Choisissez la date avec votre proche et son médecin en fonction également de
l’état général du patient. Pour profiter pleinement de votre séjour, évitez les
périodes où le patient est trop fatigué ou a une petite baisse de moral.
- Evitez les destinations à risque, trop isolées ou trop lointaines, où
l’intervention d’une équipe médicale et/ou paramédicale serait difficile.
 

 Cas de l’hospitalisation
à domicile (HAD)

 

Si votre proche bénéficie d’une
hospitalisation à domicile et que vous comptez partir quelque part en France,
sachez que des solutions existent.
- Soit le traitement suivi peut être remplacé temporairement par un substitut
oral, lequel ne nécessite pas de prise en charge particulière. Il suffit de
prévoir le transport ou la fourniture des médicaments.
- Soit le suivi nécessite absolument une prise en charge par des
professionnels, et la région ou la ville où se rend le patient possède un
service d’HAD. Dans ce cas, l’assistante sociale prend contact avec le service
en question et transmet (sous pli) les données importantes du dossier médical
du malade et l’ordonnance du médecin traitant. Une fois le patient sur place,
l’HAD locale prendra le relais à la date prévue.
 

Les précautions à prendre
 

Avant de partir, quelques précautions
s’imposent. Dans la mesure où votre proche suit des traitements particuliers,
il ne faut pas les interrompre.
- Emportez avec vous la quantité suffisante de médicaments pour couvrir la
totalité du séjour. Ayez sur vous de quoi tenir quelques jours de plus que
prévu.
- Veillez à ce que votre proche ne conserve pas tous ses comprimés dans un même
sac. En voyage, mieux vaut répartir les médicaments en différents endroits.
Conservez-en quelques uns sur vous, par exemple.
- Prévoyez une petite poche isotherme ou une boite réfrigérante pour les
médicaments qui nécessitent une conservation à certaines conditions de
température.
- Emportez toujours une ordonnance rédigée par le votre médecin traitant, au
cas où vous auriez à vous procurez des médicaments sur place.
- Demandez à votre médecin quels documents vous devez emporter (courrier,
compte-rendu, bilan…), au cas où une équipe soignante sur place en aurait
besoin.
 

 Avec l’accord de votre
médecin et si votre proche malade en exprime l’envie, pourquoi ne pas envisager
un voyage à l’étranger ? Avant de faire vos bagages, sachez tout de même que le
passage des médicaments aux frontières se fait selon certaines règles.

 

 Un formulaire spécifique
- Lorsque vous voyagez au sein de l’espace Schengen (Allemagne, Autriche,
Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Luxembourg,
Pays-Bas, Portugal et Suède) et que vous transportez des médicaments, vous
devez demander à la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et
Sociales) du département où exerce le médecin prescripteur, un formulaire par
médicament prescrit.
- Complétez les rubriques 4 à 11 de ce formulaire et transmettez-le à la DDASS,
qui se chargera de remplir certaines parties. Elle vous renverra ensuite cette
autorisation dûment validée.
- Si le déplacement ne s'effectue pas à l'intérieur de l'espace Schengen, une
ordonnance médicale doit être présentée aux services douaniers. Elle doit
notamment comporter la date de rédaction, la posologie et la durée de validité.
 -  Mieux vaut prévoir également
une ordonnance médicale destinée au médecin local indiquant pourquoi la
personne malade a besoin de ces traitements (certains pays, comme ceux de
Moyen-Orient, le demandent expressément).
 - Faites rédiger ces ordonnances en
anglais, si vous voyagez dans un pays non francophone.
 

 Le cas particulier des
médicaments stupéfiants

 

- Si les médicaments prescrits à
votre proche sont dans la classe des stupéfiants, leur transport hors des
frontières répond à des dispositions bien particulières.
 - Dans l'espace Schengen, vous devez
présenter aux services douaniers un certificat médical, établi par une autorité
administrative du pays de résidence (pour la France, il s'agit de la DASS). Ce
document précise la quantité de médicaments stupéfiants qui peut être
transportée.
 - Les conditions de délivrance de ce
certificat sont disponibles à la Direction générale de la santé, bureau du
médicament, 8, avenue de Ségur – 75350 Paris 07 SP.
 

 Des documents à ne pas
oublier :

 

- Le certificat médical ou
l'ordonnance. Omettre de les présenter à la douane constitue « une infraction
d'importation ou d'exportation sans déclaration de marchandises prohibées ».
- Ce délit est passible d'un emprisonnement maximum de trois ans et d'une
amende comprise entre une et deux fois la valeur de l'objet de fraude.
- Si vous avez le moindre doute, prenez contact avec l’ambassade du pays dans
lequel vous vous rendez pour tenir compte de la législation.
 

 

 

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